SOEURS DE SANG de Stewart Hendler


SOEURS DE SANG

Titre original : Sorority Row
2009 – Etats Unis
Genre : Slasher
Réalisation : Stewart Hendler
Musique : Lucian Piane
Scénario : Josh Stolberg, Pete Goldfinger et Mark Rosman
Avec Briana Evigan, Margo Harshman, Rumer Willis, Jamie Chung, Leah Pipes, Audriana Patridge, Matt O’Leary et Julian Morris

Synopsis : Jessica, Claire, Chugs, Cassidy, Ellie et Megan font parties d’une confrérie universitaire. Suite a une mauvaise plaisanterie qui tourne mal, Megan est accidentellement tuée. Plutôt que d’avouer leur crime qui détruirait leur avenir prometteur, les jeunes femmes se débarrassent du corps et se jurent de garder le secret. Mais quelqu’un sait ce qu’elles ont fait et est bien décidé à le leur faire payer…

Renommé Sœurs de Sang en France, Sorority Row est un remake. Oui, encore. Sauf que dans le cas présent, à part quelques rapides éléments et une trame de base, ça n’a plus grand-chose à voir. Tant mieux dans le fond, le métrage annonce au moins des surprises et n’est pas un copié collé. Sauf que du coup, il se calque un peu plus sur des slashers récents, ceux qui débarquent depuis la sortie de Scream en 1996 et le renouveau du genre. En ligne de mire ici, Scream, Souviens-Toi l’Été Dernier et j’en passe. Mais en tout cas, Sorority Row échappe à un gros défaut. En effet, en 2008 sortait Prom Night, l’insipide remake du Bal de l’Horreur, qui en soit n’était pas fameux non plus. Un slasher sans une goutte de sang, classé PG-13, et qui malgré sa qualité désastreuse, fut un succès. Le studio envisagea alors pendant un temps de sortir Sorority Row en tant que PG-13, de quoi être sûr de rentabiliser le budget de 16 millions. Et heureusement, le studio a finalement laissé le réalisateur faire. Car si le métrage n’invente strictement rien, et à même de gros défauts, comme un rythme inégal, il parvient à sortir son épingle du jeu grâce à un ton plutôt fun et des meurtres sanglants. Lui retirer cet élément n’en aurait fait qu’une mauvaise blague. Sorority Row commence donc comme beaucoup de slashers. Une confrérie d’étudiantes, un groupe plus ou moins unis (plutôt moins que plus), et une blague qui tourne mal, et 8 mois plus tard, un tueur masqué qui revient pour embêter nos étudiantes. Sur le papier, que de l’archi classique, et le métrage ne s’en cache pas.

Mais il sait se faire généreux dans ce qu’il propose. À savoir des meurtres funs, une arme originale, des actrices pas plus mauvaises qu’ailleurs, un rapide rôle pour Carrie Fisher, des dialogues plutôt funs, et des boobs. Oui, le cahier de charge du slasher est là, et on se dit que le même film en PG-13 aurait été… juste pas intéressant du tout. Donc tout commence lorsque nos héroïnes décident de faire une blague au frère d’une d’entre elle. Une blague plutôt méchante, où l’une d’entre elle simule d’être morte pour faire culpabiliser le jeune homme. Alors qu’elles font durer la blague en essayant de le motiver à faire disparaître le corps, voilà que notre jeune homme s’empare d’une arme et tue pour de vrai la jeune femme. Ce qui n’était qu’une blague se transforme alors en vrai meurtre, et en vrai camouflage de cadavre au fond d’un puits. Ouais, façon Ring, sans fantôme, et sans VHS. L’histoire reprend 8 mois plus tard, ou bien entendu, nos jeunes femmes ne vivent pas les événements toutes de la même manière, et le groupe autrefois soudé ne l’est plus du tout. Sauf que lorsque quelqu’un semble au courant de ce qu’il s’est passé et commence à les harceler par sms avec l’envoi de photos et de vidéos, la blague tourne au drame, et nos jeunes femmes et leurs proches se retrouvent être les proies d’un tueur. Ultra classique sur le papier, et mettant malheureusement un peu de temps à démarrer (un bon 45 minutes vraiment), Sorority Row parvient néanmoins à s’en sortir.

Les réactions de certains personnages, en décalage total avec les situations, donnent un côté plutôt fun à l’ensemble déjà. Ensuite, les meurtres donc, parfois assez violents, et plutôt originaux. Ils fonctionnent, sont amusants, que le tueur se serve de son arme fétiche ou se laisse aller à un peu plus de fantaisie avec une bouteille d’alcool enfoncée dans la gorge ou un lance fusée. Sur la fin, le film devient même plutôt violent à coups de fusil à pompe ou à coups de hache en pleine tête. Quand à l’identité du tueur, si c’est comme souvent un poil tiré par les cheveux, l’ensemble reste suffisamment divertissant pour que le spectateur n’y prête pas forcément attention, surtout que le rythme s’accélère grandement sur la fin. Mais slasher post-Scream oblige, le métrage nous donne ce que l’on est en droit d’attendre, avec ses grosses fêtes étudiantes, ces jeunes qui ne pensent qu’à boire et se droguer, les jeunes hommes pervers qui veulent se faire tout ce qui bouge. Mais le métrage a au moins le mérite d’être sanglant et de ne pas reculer devant la nudité, même lorsque celle-ci débarque pour un prétexte débile. Alors Sorority Row n’est pas du grand cinéma, il n’a jamais voulu l’être. Il n’est même pas un grand slasher, mais son manque de sérieux sur beaucoup d’aspect est salvateur et le rend amusant.

Les plus

Une ambiance fun
Des meurtres assez sanglants
Un final qui s’accélère

Les moins

Première partie assez lente
À l’ouest rien de nouveau

 
En bref : S’éloignant de l’original, ce remake a pour lui son côté fun, par ses dialogues et par ses meurtres sanglants. Tout cela le rend divertissant.

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