Critique Jeu Vidéo : Sword Art Online Re: Hollow Fragment


SWORD ART ONLINE RE: HOLLOW FRAGMENT

2014
Studio : Namco Bandai Games
Éditeur : Namco Bandai Games
Genre : Action RPG
Multijoueur : Oui
Joué et testé sur : PS4
Existe sur : Playstation 4, PS Vita

Synopsis : Alors qu’un bug survient lorsqu’il affronte Hearthcliff au niveau 75 du jeu Sword Art Online dans lequel lui et ses amis sont bloqués, les niveaux inférieurs sont bloqués, et Kirito n’a pas d’autres choix que de parcourir les 25 niveaux suivants pour retrouver sa liberté. Il découvre également une zone cachée de haut niveau, la Hollow Area, où il rencontre Philia, chasseuse de trésor bloquée dans cette zone.

Je n’ai jamais vu l’anime Sword Art Online, mais le bas prix des jeux lors des promos sur le PS store et le fait que j’aime beaucoup les JRPG m’auront fait franchir le pas. Premier jeu à tenter, la version PS4 de Hollow Fragment, renommée Re : Hollow Fragment. SAO Re :Hollow Fragment se présente donc comme un action RPG. Pas de combats au tour par tour donc ici. Le joueur évolue sur 25 niveaux avec un partenaire de son choix. Le but est simple. Dans le jeu normal, faire les 25 niveaux, commençant souvent par une forêt, montagne, une ville ou autre, puis un labyrinthe, et enfin, le boss du niveau. Pour vaincre le boss des niveaux, plusieurs éléments. Il faudra déjà booster son personnage pour ne pas se prendre une raclée, ensuite faire les quêtes du niveau pour obtenir quelques informations sur notre ennemi (et gagner de l’XP), et faire des quêtes secondaires pour augmenter le niveau de notre équipe, histoire qu’ils ne meurent pas au combat. Une fois le boss vaincu, niveau suivant. Dit comme ça, Hollow Fragment n’est pas le jeu le plus passionnant du monde. Et vous savez quoi ? Ce n’est pas le jeu le plus passionnant du monde. Sans doute pour les fans, vu sa haute durée de vie, il reste un achat intéressant voir indispensable, mais les autres joueurs se retrouveront vite devant un produit dépassé (techniquement) et répétitif (en terme de contenu). Un contenu répétitif oui, mais pourtant un contenu énorme. Paradoxal n’est-ce pas. Par où commencer pour vous parler vraiment du jeu ?

Commençons par parler des 25 niveaux que l’on doit faire, dans le monde nommé Aincrad. Ce qui est amusant sur le papier, c’est que 25 niveaux différents, on se dit que les développeurs vont pouvoir se faire plaisir… Mais que dans les faits, on aura basiquement 5 lieux différents que l’on retrouvera à chaque fois, mais dans une disposition différente. Une vallée, une forêt, des montagnes, deux tours pour débloquer l’accès au labyrinthe, des grottes et puis… et puis c’est tout. Les niveaux se suivent et se ressemblent. On se dit que ça va s’arranger plus l’on va monter haut dans la tour, mais malheureusement, les niveaux se font parfois beaucoup plus courts plus on avance, et vers la fin, il n’y aura même plus de niveaux ou de labyrinthes, juste une porte menant au boss, comme si l’équipe en avait alors marre. On a l’impression de jouer à un jeu hyper répétitif, et le souci, c’est que l’aspect technique ne viendra pas nous faire changer d’avis en nous émerveillant avec ses décors, loin de là.

Car soyons clair, quand le jeu commence il nous lance une scène cinématique dans le style de l’anime, fluide, bien animée, du plus bel effet si on aime le genre donc. Puis lorsque les dialogues parlent, on a droit à des dessins plutôt sympathiques des personnages. Donc lorsque l’instant d’après, le jeu nous ramène à la réalité avec du gameplay, on tombe de haut, puisque Hollow Fragment est sacrément moche. Je sais, les JRPG semblent souvent à la traine de nos jours, et les jeux PS4 ont parfois un aspect PS2 bien trop voyants. Mais par exemple Omega Quintet, qui était tout aussi moche, nous proposait une aventure plutôt diversifiée, et finalement pas si longue que ça pour faire passer la pilule. Hollow Fragment de son côté, c’est moche également, mais si on veut finir tout comme il faut, on peut y passer plus de 50 heures, à faire toujours la même chose. Car à côté des 25 niveaux, le jeu nous propose quelques activités alternatives, comme de parler aux autres personnages pour faire monter notre affinité. Et là, c’est le drame également, il suffira de les écouter dire les mêmes phrases (basiquement, 3 phrases différentes), appuyer sur R1, attendre la fin du dialogue pour monter d’un niveau, recommencer jusqu’à atteindre le niveau 5, le refaire dans un lieu particulier, et voilà, on a plus qu’à recommencer jusqu’à ce que la jauge d’affinité soit pleine. Et autant dire que c’est long, parfois plus d’une heure pour un seul personnage.

Au niveau des ennemis, ce n’est d’ailleurs pas la joie non plus, puisque ceux-ci sont extrêmement répétitifs. Basiquement, on aura des ennemis variés, déclinés sous toutes les couleurs, et parfois plus grands pour nous montrer qu’ils sont forts, et puis voilà. Au bas mot, une dizaine d’ennemis déclinés à l’infini. Pas fameux donc. Heureusement, le jeu se fait tout de même plus passionnant dans son gameplay assez pointu lors des combats, puisque l’on pourra assigner au boutons X, triangle, rond et carré une attaque particulière, et que l’on pourra ainsi remplir trois configurations de coups différents que l’on fait apparaître en combat avec les touches L1 et R1, permettant également de faire apparaître les ordres à donner à notre équipe via la croix directionnelle. Notre personnage peut s’équiper d’un tas d’accessoires et d’armes variées (épée à une main, katana, hache de guerre, doubles épées, épée à deux mains). Certains combats de boss se font parfois hardus puisque ceux ci enchaînent les attaquent pouvant vous immobiliser, vous empêchez d’attaquer ou tout simplement faisant descendre progressivement votre vie. Il faut bien ça pour ajouter un peu de challenge dans le jeu, les boss et certains ennemis vers la fin du jeu ajoutant du piment et nous forçant à être tactiques, à défauts d’être originaux.

Oui, comme boss, on aura des dragons géants, des araignées géantes, des chevaliers géants. Bref, les ennemis du jeu, en géant. À part donc faire les 25 niveaux et leurs boss, et suivre l’intrigue à coup de romance avec les autres personnages, Hollow Fragment propose deux autres activités. La première se situe au 76ème étage, où l’on pourra acheter des objets, en vendre, acheter des armures, forger une arme ou en améliorer une en fonction des objets ramassés sur le champ de bataille, stocker des objets chez nous, dormir, ou encore choisir la personne qui partira à l’aventure avec nous. Pas le plus palpitant certes. Heureusement, à côté, il y a la Hollow Area, l’élément qui remonte totalement le niveau du jeu. Zone beaucoup plus dure par excellence, il est déconseillé de s’y lancer dés le début du jeu, mais plutôt de faire quelques étages pour monter de niveau. Une fois là-bas, nous aurons alors du vrai challenge, et surtout une map différente, et des zones qui différent toujours des précédentes. Mieux, passé un certain stade, l’on aura accès à des quêtes secondaires permettant d’aller encore dans de nouvelles zones. Quel ne fut mon émerveillement en découvrant alors une forêt enneigée, avec des flocons tombant encore, ou l’intérieur d’un volcan, ou les jardins d’un château avec des fontaines et un soleil couchant.

Et là je me suis écrié « hey mais à défaut d’être beau, le jeu sait se faire varier quand il veut » ! À croire qu’au final, les développeurs ont tout misés sur la Hollow Area, alors que la fin du jeu n’arrive pas une fois les missions de la Hollow Area complétées, mais une fois le boss du 100ème niveau affronté. À noter d’ailleurs qu’un boss secret se situe après la fin, si l’on affronte le boss accompagné d’un certain autre personnage. Comment juger Hollow Fragment au final ? Oui, c’est moche, souvent très répétitif, beaucoup d’activités facultatives comme monter l’affinité des personnages n’a rien d’utile si ce n’est pour compléter la galerie… Et pourtant, on parvient à en voir le bout, après y avoir passé tout de même un sacré paquet d’heures (64 heures pour ma part). Sans doute car malgré tout, Hollow Fragment propose dans certaines zones et pour certaines activités (l’entraînement en mode hard vers la fin) une bonne dose de challenge et un gameplay assez travaillé qui est assez agréable. Sans doute dans un sens réservé à un public fan de l’anime SOA, Hollow Fragment reste plutôt sympathique dans ses donjons et dans la Hollow Area, si l’on peut passer outre ses défauts. Par contre, dommage, en France le jeu est vendu en dématérialisé sur PS4 dans les 20 euros, alors qu’en Amérique, le jeu est gratuit pour ceux qui avaient précommandés le jeu SOA suivant, The Lost Song. M’enfin, j’aurais eu les deux en promo donc peu importe.

Les plus

Les zones de la Hollow Area
Quelques donjons sympas
Un gameplay assez varié et technique dans les combats

Les moins

Une technique catastrophique
Ultra répétitif à tous les niveaux
Du contenu annexe inutile

En bref : Sword Art Online Re Hollow Fragment n’est pas un grand jeu. Il n’est pas beau, il est ultra répétitif, tant dans ses différents niveaux, ses ennemis, ses activités. Pourtant par moment, il parvient à bien nous accrocher et propose du challenge.

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