CHUCKY 2 : LA POUPÉE DE SANG de John Lafia


CHUCKY 2 : LA POUPÉE DE SANG

Titre original : Child’s Play 2
1990 – Etats Unis
Genre : Horreur
Réalisation : John Lafia
Musique : Graeme Revell
Scénario : Don Mancini
Avec Alex Vincent, Christine Elise, Jenny Agutter, Gerrit Graham, Brad Dourif, Grace Zabriskie et Beth Grant

Synopsis : Quelques mois après la mort de Chucky, Andy Barclay se retrouve sans sa mère qui doit séjourner dans un hôpital psychiatrique. Il se fait accueillir dans une famille d’adoption, les Simpson, avec une adolescente rebelle, Kyle. C’est apparemment une famille saine, un couple adoptant des enfants sans parents. Cependant, des employés de la compagnie qui fabrique les poupées Brave Gars récupèrent la dépouille grillée de Chucky, et décident de la remettre en bon état. En effet, la mauvaise « rumeur » à propos d’une poupée tueuse avait fait cesser la fabrication de la poupée. Ils ignorent qu’en faisant ainsi, ils l’ont fait ressusciter, et Chucky est ainsi de retour, bien décidée à s’emparer du corps d’Andy pour de bon. Surtout qu’une autre poupée tout à fait similaire, mais inoffensive, est déjà dans la maison …

Jeu d’Enfant, le premier opus, a été un succès. La mise en route d’une suite a été très rapidement validée malgré quelques soucis de production, faisant que la saga passe chez Universal. John Lafia, qui officiait comme scénariste sur le premier film, passe réalisateur, tandis que Alex Vincent revient prendre le rôle du petit Andy, et bien entendu Brad Dourif offre toujours sa voix à Chucky la poupée. Don Mancini revient à l’écriture comme pour toute la saga et voilà que Chucky 2 sort 2 ans jour pour jour après le premier opus. Et si le premier opus hésitait parfois dans la direction à prendre, entre thriller fantastique et slasher, Chucky 2 n’a plus à s’embêter avec ça. Nous sommes dans le second opus, nous savons directement à quoi nous avons affaire, et le métrage peut se concentrer sur ce qui fonctionne et surtout ce que le public aime et connaît, à savoir Chucky. Suite logique donc, nous suivons Andy quelques mois après les événements du premier film, placé en famille d’accueil et légèrement traumatisé. Par un tour de passe passe, la poupée tueuse est nettoyée, réassemblée, et bien évidemment, tout se passe mal, l’âme de Chucky est toujours à l’intérieur et elle part à la recherche d’Andy, la seule personne pouvant accueillir son âme car il s’agît de la première personne a qui Chucky a révélé son identité.

La première chose que l’on peut dire, c’est que cette suite ne perd pas de temps. Dès les premières minutes, ça tourne mal et paf, un mort au compteur. Puis Chucky retrouve la trace d’Andy très rapidement et le carnage peut reprendre. Enfin carnage, Chucky reste Chucky et non Jason Voorhees, mais il devient immédiatement le centre d’intérêt de cette suite. Et du coup forcément, l’humour noir par les dialogues de Chucky est beaucoup plus présent dans le métrage, tout en restant un film de genre sérieux, contrairement aux opus 4 et 5 par la suite, s’axant sur le fun et l’humour avant tout. Les punchlines de notre ami Chucky sont donc nombreuses, et fonctionnent. Chucky prend un malin plaisir à être le plus sadique possible, et va traumatiser Andy en le poursuivant dans sa nouvelle maison, et même à l’école ou à l’orphelinat. Et quand les choses tournent mal, il a toujours une arme sous la main pour « arranger » la situation. Sans renverser les codes du genre et en contenant tout les clichés inhérents du genre d’ailleurs (la famille qui ne croit pas Andy, tout comme les profs), Chucky 2 se fait plus rythmé que son prédécesseur, plus généreux et inventif dans les meurtres également, et se retrouve parsemé de bonnes idées, au départ prévues pour le premier opus d’ailleurs.

Ce second opus se fait donc généreux, et n’hésite pas à y aller à fond. Ce sera d’ailleurs sans doute l’opus où Chucky va le plus s’en prendre plein la tête. Les meurtres s’accumulent avec logique puis Chucky va être victime à son tour lors du final, sans aucun doute le meilleur final de la saga, prévu originalement pour le premier opus, se déroulant dans l’usine créant les jouets. Une vingtaine de minutes inventives, et assez jouissives. Et surtout, un final qui aurait pu mettre un terme à la saga, sauf que cinéma de genre oblige, le mal ne meurt jamais ! Chucky 2, tout en étant clairement dans la continuité du premier opus, délaisse totalement le suspense, les vues subjectives de Chucky pour créer la tension, mais mise tout sur son personnage, ses meurtres et son humour bien cynique, un peu à l’image de Freddy Krueger justement, mais ça fonctionne. La mise en scène de John Lafia (Max le meilleur ami de l’homme) est dynamique, le rythme ne faiblit pas (le film ne dure que 1h24 en plus), les meurtres sont plus violents et graphiques, et Chucky encore plus sadique. Sans doute le meilleur opus de la saga au final.

Les plus

Chucky
Une excellente suite
Les phrases de Chucky
Le long final

Les moins

Un côté néanmoins prévisible

 
En bref : Chucky 2 parvient à faire mieux que le premier film. Malgré son côté prévisible, il divertit, se fait fun, rythmé et contient le meilleur final de la saga.

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