MOONTRAP de Robert Dyke


MOONTRAP

Titre original : Moontrap
1989 – Etats Unis
Genre : Science Fiction
Réalisation : Robert Dyke
Musique : Joseph LoDuca
Scénario : Tex Ragsdale
Avec Walter Koenig, Bruce Campbell, Leigh Lombardi, Robert Kurcz, John J. Saunders et Reavis Graham

Synopsis : Lors d’une banale mission en orbite autour de la lune, deux astronautes américains, découvrent un étrange cocon dans l’épave d’un vaisseau spatial d’origine inconnue flottant à l’abandon dans l’espace, ainsi que le cadavre d’un humain, dont une datation au carbone 14 permettra de certifier qu’il est mort depuis 14 000 ans, bouleversant ainsi quelques-unes des théories concernant notre origine.

La fin des années 80 et le début des années 90 sont pleines de petits films de science fiction, souvent fauchés certes, mais hautement divertissants et ayant gagnées avec le temps un petit statut de films cultes. Hardware de Richard Stanley par exemple est de ceux-là, et demeure mon préféré du lot. On pourra aussi citer Split Second, renommé Killer Instinct en France. Moontrap, datant de 1989, fait également parti de ces films là. Un petit film qui aurait pu être oublié mais qui a une place dans le cœur de certains cinéphiles, qui aura eu droit à sa sortie en Blu-Ray en Amérique (de qualité apparemment approximative), et oh surprise, qui a eu droit à une suite tournée cette année avec Sarah Butler (I Spit on Your Grave), actuellement en attente de sortie. Je n’ai malheureusement pas découvert Moontrap à l’époque, mais qu’importe, j’active le mode années 80 de mon cerveau (consistant donc à me plonger dans le contexte de l’époque pour apprécier le film) et c’est parti pour 1h30 de science fiction horrifique avec Bruce Campbell que l’on ne présente plus dans l’un des rôles principaux. Et Moontrap prévoit du lourd, puisqu’il est question de deux astronautes trouvant une chose étrange dans l’espace ressemblant à un ballon de rugby, contenant en fait un robot qui peut utiliser tout ce qui lui tombe sous la main pour se construire un corps et ainsi tuer un peu tout ce qu’il croise. Donc oui, des créatures méchantes, des robots mi-machines mi-humains, l’espace, la lune, des questions, de l’ambiance, un petit aspect nanar par instant, et c’est parti !

Moontrap est d’ailleurs en passant une petite série B fort sympathique, mais souffrant de plusieurs défauts. Car le potentiel est là, les idées également, et on trouvera de belles choses à tous les niveaux : scénario, mise en scène, photographie, idées, acteurs, effets spéciaux. Mais le tout contrebalancé par quelques éléments pas folichons à également tous les niveaux. Le scénario par exemple ne fait au final que reprendre pas mal d’éléments déjà vus ailleurs dans le domaine de la science fiction, ce qui peut décevoir, mais les assemble de manière plutôt bien vue, et surtout en se faisant parfois radin sur les réponses. Cela pourrait être un défaut, sauf que nous sommes dans l’imaginaire, dans la science fiction, et cela permet aux spectateurs d’imaginer pas mal de choses, ce qui est un très bon point. Mieux vaut laisser notre imagination travailler plutôt que de nous offrir des réponses souvent décevantes. Bref, nos astronautes ramènent sur Terre un robot pas content, passant de la taille d’un ballon à celle d’un robot géant de trois mètres. De quoi convaincre le gouvernement de renvoyer nos héros sur la lune, armés cette fois-ci, pour éliminer la menace. L’idée des robots pouvant se construire avec tout ce qu’ils trouvent, aussi bien des tissus humains que du matériel électrique, est également excellente, et parfois fonctionne du tonnerre. Et parfois moins, notamment avec ce premier robot géant dans un couloir, qui semble être invincible et représenter une grosse menace, alors qu’en réalité, il est tellement gros et lourd que ses mouvements mous ne rendent pas franchement ça crédible.

Oui, des défauts mais aussi des qualités à tous les niveaux. Parfois, le métrage nous offre de superbes scènes d’ambiance, sur la lune, avec un élément peu présent au cinéma (oui sur la lune, à part les paroles des acteurs, il n’y a aucun son), et une bande son atmosphérique efficace de Joseph LoDuca (Evil Dead). Mais parfois, le scénario nous offre quelques scènes de dialogues peu passionnantes entre par exemple Walter Koenig et son fils. Ou encore la musique, lorsqu’elle doit s’emballer, en fait beaucoup trop. Pareil dans son final, entre des plans superbes et des bonnes idées (la scène sans gravité), puis une idée assez nanarde qui m’aura fait lever un sourcil. Au final, s’il ne faut clairement pas en attendre trop de Moontrap, le film réserve son lot de bons moments, et malgré également quelques coups de mou lors du passage sur Terre, il se fait généreux. Le gore est absent malgré quelques effets sanglants et autres plutôt réussis (signés Gary Jones, futur réalisateur de Mosquito, Spiders et Crocodile 2), les idées pas forcément nouvelles pleuvent, quelques images marquent, et on passe un excellent moment pas prise de tête. On oubliera sans doute Moontrap avec le temps, mais c’est typiquement, à l’image de Killer Instinct, le genre de péloches que l’on regardera de nouveau avec plaisir si l’on tombe dessus par hasard. De la bonne SF de série B donc !

Les plus

Une très honnête série B
Une bonne ambiance sur la lune
Des robots très méchants

Les moins

Quelques idées nanardes
Quelques coups de mou niveau rythme

 
En bref : Moontrap ne révolutionne rien, est parfois un peu bancal, mais pourtant possède une ambiance particulière et assez de bons moments pour être divertissant et recommandable pour l’amateur.

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