NIRVANA de Gabriele Salvatores


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Titre original : Nirvana
1997 – Italie / France
Genre : Science Fiction
Réalisation : Gabriele Salvatores
Musique : Federico De Robertis et Mauro Pagani
Scénario : Gabriele Salvatores
Avec Christophe Lambert, Diego Abatantuono, Sergio Rubini, Stafania Rocca, Amanda Sandreili et Emmanuelle Seigner

Synopsis : Un an après le départ de sa femme Lisa, Jimi Dini, concepteur de jeux vidéo, déprime toujours. Trois jours avant que ne soit mis sur le marché son dernier jeu, Nirvana, il découvre que son héros, Solo, a acquis une conscience propre. Tourmenté, il entreprend d’effacer son jeu dans la base de données de sa société, Okasama Starr. Commence alors pour lui un voyage initiatique, où il trouvera peut-être enfin un sens à sa vie.

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Tourné pour 10 millions de dollars et présenté à Cannes en 1997, Nirvana est une petite production de science fiction italienne avec notre Christophe Lambert national dans le rôle principal oubliée de nos jours. Il faut dire que depuis le début des années 90, la carrière de Christophe Lambert prête à sourire. Fortress, Deux Doigts sur la Gâchette, Highlander 3, Beowulf, Fortress 2, Vercingétorix… Les projets s’enchaînent et la qualité est très rarement au rendez-vous. Sa carrière devient une vaste blague, et la plupart de ses métrages sont oubliés, ou uniquement ressortis pour les soirées nanardes entre potes. Nirvana, bien que bourré de défauts, n’est pourtant pas un nanar, ni même un navet. Son scénario n’est pas parfait, le petit budget vu l’ambition du film se fait sentir assez souvent, Christophe Lambert nous offre plusieurs fois son fameux rire, on pourra dire que malgré les notes d’humour très présentes, l’ensemble se prend sans doute un peu trop au sérieux. Et pourtant, cela n’en fait pas un mauvais film, puisque Nirvana a beaucoup de choses à proposer au spectateur, et surtout, le propose en 1997, à une époque où le jeu vidéo n’était pas encore aussi présent dans nos vies et dans notre culture, et où la réalité virtuelle n’était encore qu’un rêve.

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Oui, en 1999, David Cronenberg s’attaquait lui aussi aux jeux vidéo pour eXistenZ, et avec talent et une sobriété souvent absente de Nirvana. Mais je pourrais aussi vous dire qu’en 1992, Le Cobaye traitait également des jeux, et que là, le talent était absent et que visuellement, ça fait mal aux yeux. Nirvana donc, c’est l’histoire de notre Christophe Lambert, créateur de jeux, qui va être prit d’un cas de conscience lorsqu’un virus contamine son nouveau bébé trois jours avant la finalisation. Un virus qui va donner une conscience au personnage principal de son jeu, joué par Diego Abatantuono (Le Jour de la Bête de Alex de la Iglesia). Jimi (Lambert donc) va se prendre d’amitié pour sa création, et construire une équipe afin de détruire son propre jeu présent dans le système de son employeur. Univers futuriste, personnages dans le jeu, s’infiltrant dans des systèmes informatiques. Nirvana propose un univers dense et assez sombre, avec ses quartiers mal famés, ses drogues agressives, ses tueurs présents partout, ses habitants mi-humains mi-robots…

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L’univers est très sombre, et malgré un manque de budget évident (certains lieux rudimentaires, certains effets spéciaux qui le sont tout autant), l’ensemble propose quelque chose d’assez unique pour l’époque. L’équipe de choc composée donc de Christophe Lambert, du pirate Joystick joué par Segio Rubini (doté de deux yeux robotisés) et de Naima (Stefania Rocca, vue dans The Card Player) fonctionne bien, malgré le nombre de blagues très présent entre eux, ce qui surprend quand l’on remarque le ton assez sombre du métrage et de son visuel, et du cheminement du héros, hanté par le départ de sa petite amie (jouée par Emmanuelle Seigner). Un contraste qui fait un peu douter au final des intentions du métrage. Produit de SF sérieux et sombre voulant nous questionner ? Petit film fun et sans prétentions ? Je ne saurais dire au final. À part que j’ai passé un bon moment avec ce Nirvana, en compagnie de Jimi, de sa création Solo qui ne fait que mourir sans arrêt dans le jeu (punchlines à l’appui), dans cet univers mystique souvent assez dégradant et dégradé. Assurément pas un grand film de science fiction ou d’anticipation, mais un bon moment !

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12
Les plus

Un film sérieux pour Christophe Lambert
Un univers travaillé et sombre
Rythmé
L’alchimie entre les personnages fonctionne

Les moins

Un contraste entre l’univers sombre et le ton
Un peu fauché par moment

 
En bref : Certes pas un grand film, Nirvana propose pourtant un univers sombre à part, assez original pour son époque, qui n’ennuie pas. Pas mal non ?

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