AMONG FRIENDS de Danielle Harris


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Titre original : Among Friends
2012 – Etats Unis
Genre : Horreur
Réalisation : Danielle Harris
Musique : Cody Westheimer
Scénario : Alyssa Lobit
Avec Alyssa Lobit, Jennifer Blanc-Biehn, Kamala Jones, AJ Bowen, Brianne Davis, Christopher Backus et Kane Hodder

Synopsis : Plusieurs amis se réunissent pour une soirée à jouer à un jeu où il faudra découvrir qui parmi eux est le tueur. Mais tout tourne mal lorsque Bernadette, une des participantes, décide de prendre le jeu un peu trop au sérieux.

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Après avoir été actrice dans le cinéma de genre depuis son plus jeune âge avec Halloween 4 et 5, respectivement en 1988 et 1989, Danielle Harris, comme beaucoup, décide de passer à la mise en scène, et se tourne tout naturellement vers l’horreur. Ça tombe bien, elle y connait un rayon, puisque si dans les années 90, la jeune Harris aura tourné des films divers et variés, elle revient clairement dans le cinéma de genre dans les années 2000, en jouant dans les deux remakes d’Halloween par Rob Zombie, le court métrage Burying the Ex, la série Fear Clinic, Hatchet 2 et 3, Stake Land, Chromeskull 2, See No Evil 2 et d’autres métrages moins connus. Des rôles qui lui auront permis de bien connaître les ficelles du genre, et de se faire un petit carnet d’adresses sympathique. Pas étonnant donc à avoir une apparition de Kane Hodder (Jason dans 4 opus de la saga Vendredi 13, ou Victor Crowley dans la saga Hatchet), et même un caméo amusant et non crédité de Michael Biehn (Terminator, Aliens). Et quand on a un très petit budget, ce qui marche le mieux, c’est le huis clos. Among Friends fait beaucoup penser à Would You Rather? datant de la même année, ou encore à Truth or Dare, qui était également le début en tant que réalisatrice d’une actrice qui aura beaucoup œuvrée dans le genre, Jessica Cameron. Among Friends réunit donc un groupe d’amis séquestré pour une soirée, sous sédatifs (et coke pour l’un d’entre eux, et champignons pour une autre), attachés autour d’une table, forcés à révéler quelques uns de leurs pires secrets.

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Bernadette est maîtresse du jeu, contrôle tout, et sait très bien où elle veut en venir. Un secret, une question, et en général, un petit sévice par la suite. Et pendant un temps, ça marche, surtout que la mise en bouche du métrage, avec la présentation tape à l’œil mais efficace des personnages, fonctionne bien. On apprend donc à connaître véritablement les personnages en même temps que leurs soit disant amis, entre haine et pitié, répulsion et un peu de peine. Malgré un contenu en soit plutôt classique et prévisible, Danielle Harris rythme plutôt bien son récit, d’autant plus que son film est très court. Par contre, les amateurs d’horreur graphique pure et dure risquent d’être déçus, son métrage étant relativement soft à ce niveau, Danielle Harris préférant jouer de l’humour noir malgré quelques situations assez glauques (on aura un viol). C’est d’ailleurs tout simplement lorsqu’elle verse totalement dans l’humour qu’elle délivre la meilleure scène du métrage.

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Oui, lorsqu’un des personnages, totalement calme jusque là, se met à halluciner grave sous l’emprise de plusieurs drogues, cela nous donne une scène WTF la plus totale, où s’invitent donc Michael Biehn en acteur qui se plaint, Xavier Gens dans son propre rôle qui passe son temps à engueuler l’équipe technique, et même Danielle Harris elle-même, portant le même costume qu’elle portait dans Halloween 4. Une scène un peu folle, amusante, et bourrée de clins d’œil au genre. Et du coup, oui, la première heure de Among Friends passe très bien malgré son côté horrifique plutôt gentil, jusqu’à sa dernière partie, amenant un twist plutôt bienvenu, pouvant amener pas mal de nouvelles choses. On sent la tension monter, on se frotte les mains par avance devant le grand final qui s’annonce, et d’un coup, fin. Oui, Among Friends ne délivre pas de fin, ne préfère rien finir, juste nous achever sur un petit élément qui n’est aucunement une fin, et nous laisse donc ironiquement sur notre faim. Et c’est dommage, car sans pour autant bouleverser les codes du genre simpliste dans lequel le métrage s’engage, il n’avait rien de honteux, savait rythmer son récit, et nous offrait quelques rafraichissants effets de style. Sauf que la fin nous déçoit, et nous laisse sur cette impression, dommage. Reste que les premiers pas de Danielle Harris derrière la caméra ne sont pas honteux.

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11
Les plus

Un huis clos sympathique à suivre
Des effets de mise en scène sympas
La scène des caméos

Les moins

Les dix dernières minutes
Sympathique mais anecdotique et peu original

 
En bref : Les débuts de Danielle Haris ne sont pas déshonorants, mais souffre de quelques défauts, notamment un final qui n’en est pas un.

2 commentaires

    1. Euh…. la vérité ? J’ai surtout beaucoup écris en début d’année dernière (quand j’étais bloqué entre un projet jamais fait et la naissance du film filmé), et j’ai eu donc ÉNORMÉMENT d’articles écrit en avance… Genre là je pourrais partir un mois en vacances, je n’aurais qu’à planifier un mois d’articles.
      Rigole, sa tête me dit quelque chose, et IMPOSSIBLE de me rappeler dans quel autre film je l’ai déjà vu. Et ça m’énerve, j’ai pas envie de vérifier sur imdb, ce serait une défaite!

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