CRAWLSPACE de Justin Dix


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Titre original : Crawlspace
2012 – Australie
Genre : Science Fiction
Réalisation : Justin Dix
Musique : Jamie Blanks et Jamie Murgatroyd
Scénario : Eddie Baroo, Justin Dix et Adam Patrick Foster
Avec Amber Clayton, Ditch Davey, Eddie Baroo, Peta Sergeant, Fletcher Humphrys et Nicholas Bell

Synopsis : Une unité spéciale est envoyée pour s’infiltrer dans un complexe militaire top secret situé dans les souterrains Australiens. Ils vont rapidement être attaqués par une force inconnue.

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Dans les sous-sols Australiens, personne ne vous entendra crier ! Crawlspace, modeste petite production Australienne qui n’a pas du coûter très cher, datant de 2012 et piquant un peu dans tout ce qui se fait dans le domaine de la série B de science fiction, ou de la série B tout court d’ailleurs. Il s’agît du premier long métrage de Justin Dix. Oui, encore un gars des effets spéciaux qui se lance à la mise en scène. Il aura bossé sur les maquillages de Lake Mungo ou Red Hill, et même sur des effets sur Star Wars Épisode 2 et 3. Ici, sans le budget de George Lucas, il se lance dans la science fiction en reprenant un des clichés du genre, à savoir, les films où les personnages évoluent dans des endroits bien étroits. Je veux bien entendu parler des conduits de ventilation. Un peu comme dans Creepozoids, mais en beaucoup plus crédible tout de même, et où il se passe un peu plus de choses, tout de même. Une équipe de militaires est envoyée dans un conduit… euh je veux dire une base top secrète sous terre en Australie. Ils vont être rapidement attaqués par des expériences menées dans cette fameuse base. En gros ici, vous prenez un peu de Creepozoids…. Je veux dire un peu d’Alien, un peu de Predator, vous rajoutez un peu de Scanners, voir même un peu de Resident Evil, et voilà, vous avez Crawlspace. Tout y est, de l’attaque d’une bête dans un conduit, une femme forte dans le premier rôle, une créature étrange, des pouvoirs venus d’ailleurs, une tête qui explose (l’effet était d’ailleurs plus surprenant dans Scanners), des scientifiques qui meurent, des militaires clichés pas toujours intéressants qui se retrouvent en deux secondes de chasseurs à proies, et beaucoup de conduits.

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Tout ceci vous semble original n’est-ce pas ? Le souci, ce n’est pas que Crawlspace pique un peu partout, mais qu’il ne le fait pas toujours très bien par beaucoup d’aspects, alors que l’on sent une véritable envie de bien faire derrière, et une envie de rendre hommage à tous ces films cités que le réalisateur, également coscénariste, semble tant aimer. Car Crawlspace techniquement n’est pas si mal filmé que ça, la photographie est même plutôt jolie, et le réalisateur arrive par moment à bien gérer son espace. Car ce n’est pas une scène qui se déroulera dans un conduit comme dans Alien ou la moitié du film comme dans Creepozoids (oui il m’aura traumatisé lui), mais bien la quasi intégralité du film, à l’exception sans doute de deux scènes dans un labo. Des conduits parfois à taille presque humaine, et parfois plus de la taille du conduit dans lequel John McClane devait ramper dans le premier Die Hard. Et donc nos militaires arrivent, trouvent une fille, qui se trouve être l’ex du militaire en chef, et tout part en sucette à partir de là, alors que les militaires seront attaqués par les expériences du dit labo. Ça commence à la cool avec un gorille géant dans les conduits par exemple, puis rapidement, on nous dit que le labo faisait des expériences sur le cerveau et que notre héroïne n’est sans doute pas si gentille que ça et possède des pouvoirs. Oui, elle peut contrôler le cerveau, nous faire avoir des hallucinations et nous tuer. Et donc pour aller avec tout ça, on nous offre aussi le rôle du fameux savant fou, car il en faut toujours un.

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Mais premier mauvais point pour Justin Dix, c’est qu’à force de jouer de ses influences, on se retrouve devant un mélange peu surprenant, et du coup également peu passionnant. On sait par avance que nos personnages vont avancer dans des conduits, que le groupe va se réduire, que super héroïne ne va pas être très gentille, que le scientifique fou va leur jouer des tours, et qu’à la fin, on aura un duel entre les personnages les plus développés. Pas de surprises, pas de suspense. Encore une fois, techniquement ce n’est pas mauvais, mais c’est peu passionnant, en plus d’avoir quelques personnages peu passionnants et parfois pas hyper bien interprètes. Crawlspace est trop bancal, essaye trop de jouer avec nos acquis pour être vraiment surprenant, vraiment passionnant, et sa courte durée jouera en sa faveur. Quelques scènes tirent leur épingle du jeu, notamment pour les premiers « meurtres » par pouvoirs télépathiques, mais ça ne suffit pas pour en faire un film de genre à conseiller. On reconnaît les emprunts, les influences, mais le film ne parvient jamais à les digérer pour se les approprier.

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7
Les plus

Quelques scènes bien foutues
Techniquement travaillé

Les moins

Très prévisible
Beaucoup trop d’emprunts
Le suspense n’est définitivement pas là

 
En bref : Crawlspace ne surprendra pas l’amateur du genre. Il emprunte un peu partout, se fait sans surprise. Reste qu’il est souvent bien emballé.

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