ROGUE ONE de Gareth Edwards


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Titre original : Rogue One : A Star Wars Story
2016 – Etats Unis
Genre : Science Fiction
Réalisation : Gareth Edwards
Musique : Michael Giacchino
Scénario : Chris Weitz et Tony Gilroy
Avec Felicity Jones, Diego Luna, Ben Mendelsohn, Donnie Yen, Mads Mikkelsen, Alan Tudyk, Riz Ahmed et Jiang Wen

Synopsis : Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire.

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Star Wars et moi, ça a toujours été une relation compliquée. Oui, j’ai découvert très jeune la trilogie originale, et j’aimais beaucoup. Puis il y a eu les éditions spéciales en 1997 et c’était étrange, mais limite je pardonnais encore, j’étais jeune. Puis il y a eu l’épisode 1 en 1999 et Jar Jar Binks. Puis l’épisode 2, la Petite Maison dans la Prairie, premier film où je me serais endormi au cinéma et que j’aurais attendu un an et la sortie du DVD pour voir la dernière heure du film. Puis l’épisode 3, meilleur mais pas forcément bon. Oui, j’aimais Star Wars enfant, puis pendant 15 ans, j’ai détesté Star Wars de toutes mes forces, et je n’avais jamais revu les épisodes 4, 5 et 6. On connaît ensuite très bien l’histoire du rachat de Lucasfilms par Disney, la mise en chantier puis la sortie en Décembre 2015 de l’épisode 7, dont je n’attendais absolument rien. Et c’est sans doute la raison, malgré son méchant bien raté et son histoire remake de l’épisode 4 que j’ai pu apprécier ce nouvel opus (pas adoré hein, apprécié). Je me suis alors dit que Star Wars n’était peut-être pas mort après tout. Puis, au lieu de sortir l’épisode 8 un an après, c’est un spin-off qui doit débarquer, ce fameux Rogue One. À la mise en scène, Gareth Edwards. Un premier trailer débarque, et ça a l’air bon, l’attente monte. Puis l’été débarque, et malédiction, le film repart en tournage pour environ 40% du film, avec nouveaux scénaristes à bord. Disney n’aime pas le résultat disent les rumeurs. S’il n’est pas rare qu’un film ai un tournage additionnel, que le scénario soit un poil modifié, mais 40%, cela semble beaucoup. L’attente laisse place à la crainte.

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Puis vint Décembre 2016, le film sort. Et le bilan est mitigé. Très mitigé. Le film n’est pas excellent, mais n’est pas une catastrophe non plus. Il a de bonnes choses, mais d’autres moins bonnes. Même d’excellentes choses parfois. Il a le cul entre deux chaises, peut-être même trois. Mais Rogue One souffre indéniablement de gros défauts. Qu’ils soient du ou non aux réécritures et au retournage, ça on ne le sait pas. Même si une des scènes qui faisait le plus saliver lors du premier trailer (avant retournage donc) n’est même pas dans le film (oui, Felicity Jones avançant sur une plateforme avec un T-Fighter apparaissant juste devant elle). Rogue One commence, nous n’avons pas de texte qui défile, l’histoire commence, et pendant 30 ou 40 minutes, on a peur. On multiplie les personnages, on multiplie les planètes, tout va vite, on passe d’un truc à un autre, c’est brouillon. Oula, calme toi montage, apprends à te poser de temps en temps et à te focaliser sur une chose à la fois ! Mais non, pendant bien 40 minutes, on a pleins de personnages, pleins de planètes dont le nom s’affiche à l’écran, des méchants, des gentils, des robots, des aliens. Et l’ennui n’est jamais loin. Ce qui est dommage, car on sent qu’il a de bonnes choses, on sent qu’il y a des éléments qui méritent un traitement, sauf que non, on nous présente trop de choses, trop vite, sans les développer, et cela est brouillon. Ce qui amène le premier gros défaut de Rogue One, à savoir son écriture ou plutôt ses choix d’écriture, et ses personnages. Ils sont clichés, peu intéressants, peu développés… Oui, dur de s’intéresser au sort de personnages dans ces cas là… Et c’est dommage, car si le montage est loin d’être parfait, on trouve pas mal de très bonnes choses dans la mise en scène de Gareth Edwards, notamment dans son aspect de grandeur.

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Oui, il aime les grandes choses (Godzilla hein), il sait les mettre en valeur en choisissant bien ses cadres, en disposant tout de manière minutieuse. Mais le souci, c’est que les éléments cités plus haut (le montage et les personnages) viennent un peu anéantir ces efforts. Et du coup, à mi-chemin, on s’ennuie presque devant ses personnages qui parlent, hésitent à faire leur mission, ont peur et tout ça. Surtout que la fameuse mission, elle en met du temps à arriver nom de dieu ! Mais comme les quelques bonnes idées lancées (la fragilité des rebelles, les coups bas, les missions secrètes pas très recommandables au sein des missions) sont mises en applications par des personnages peu intéressants, ou alors très rapidement survolées, et bien… on s’en fou. Avouons malgré tout que tout se bouge enfin dans la seconde heure, avec la mission enfin là, des explosions, batailles spatiales, batailles au sol et j’en passe. Ça s’emballe clairement, et si elle n’est pas parfaite car encore une fois, le sort des personnages ne nous intéresse pas clairement, elle fait plaisir. Donc, Rogue One, c’est bien ou pas ? Dure question. Il délivre ses bons moments, il parvient à certains instants à intéresser, à d’autres beaucoup moins. Il est beau visuellement, mais ce qui peuple cet univers n’est pas toujours bien. Il y a de bonnes choses, mais elles sont survolées ou non dites, pour faire place à une accumulation parfois un peu bancale. Et si les effets spéciaux sont impressionnants, que la mise en scène fait le boulot, et bien, tout n’est pas parfait même à ce niveau. Oui, car il est l’heure de parler des CGI, et d’une certaine catégorie en CGI en particulier. En se situant entre l’épisode 3 et 4, le film, bien que n’étant qu’un spin-off (ou un épisode 3,5), doit tout de même respecter certaines choses. Oui, Darth Vader (bon Dark Vador en VF), tout ça tout ça.

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Le maître Jedi est en effet présent, et bordel il a la classe malgré deux ou trois courtes apparitions, mais la dernière clairement fonctionne et fait plaisir. Là où ça fonctionne moins, c’est dans les apparitions de deux autres personnages. Déjà, Moff Tarkin, joué dans l’épisode 4 par Peter Cushing. Sauf que Peter Cushing n’est plus depuis 1994 déjà. Pas grave, CGI. Autant l’hommage (en est-ce un ?) pourrait être touchant, autant et bien, non, on sent que c’est numérique, que ce n’est pas un vrai acteur. Les progrès technologique sont là, mais ça fait faux, comme s’il manquait une âme à tout cela. Bon dans un sens, cela me rassure, la technologie n’est pas parfaite et nous avons encore besoin des acteurs. Mais du coup, ça me dérange, surtout qu’il s’agît d’un humain qui est reproduit, un vrai humain, pas un personnage numérisé comme dans Tron Legacy. Et du coup, voir apparaître la Princesse Leïa, en CGI également, alors que Carrie Fisher vient de décéder il y a quelques semaines, et bien, ça fait encore plus bizarre. Et ça ne passe absolument pas pour moi ! Parlons également rapidement de la musique, qui devait être signée par Alexandre Desplat, mais qui du se retirer du projet suite au retournage des fameux 40%, n’étant pas disponible. C’est donc Michael Giacchino qui s’y colle, et il n’aura eu qu’un mois pour livrer la bande son. Et c’est loin d’être exceptionnel, c’est passe partout et parfaitement oubliable. Bref, Rogue One, et bien, c’est mitigé, ce n’est pas nul, ce n’est pas excellent. Sur certains aspects, il délivre la marchandise attendue. Sur d’autres aspects, c’est beaucoup moins glorieux. Le métrage devrait néanmoins ravir les fans, et sa dernière heure délivre d’excellents moments.

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Les plus

La mise en scène de Gareth Edwards
Certains moments bien trouvés
La dernière heure se bouge bien

Les moins

Le montage
Les personnages peu intéressants
Les personnages en CGI
Un peu longuet au début

 
En bref : Beaucoup d’attentes, et Rogue One est une déception. Un film moyen, qui souffre de beaucoup de défauts, d’écriture, de montage (de musique et de CGI aussi), mais parvient par instants à trouver un meilleur équilibre pour divertir.

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