AMITYVILLE 1993 de Tony Randel


amityville6AMITYVILLE 1993

Titre original : Amityville : It’s About Time
1992 – Etats Unis
Genre : Fantastique
Réalisation : Tony Randel
Musique : Daniel Licht
Scénario : Christopher DeFaria et Antonio Toro
Avec Stephen Macht, Shawn Weatherly, Megan Ward, Damon Matin, Jonathan Penner et Nita Talbot

Synopsis : Jacob Sterling rentre chez lui auprès de son ancienne femme et de ses deux enfants avec une mystérieuse horloge offerte lors d’un voyage d’affaire dans la ville d’Amityville. Malheureusement, l’horloge semble hantée par un esprit démoniaque.

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Malgré le passage aux DTV depuis Amityville 4, la saga continue. D’ailleurs, comme Amityville 4 réalisé par Sandor Stern, ce nouvel opus est inspiré par de courtes histoires. Et à sa sortie, le film était appelé Amityville 1992 : It’s All About Time. Sauf qu’en France, le film débarque en 1993… Donc il est renommé Amityville 1993. Sixième opus de la saga à nouveau produit par Steve White Productions (le quatrième opus) après le désastreux cinquième qui n’avait rien à voir, la production se tourne vers un réalisateur un peu plus expérimenté ce coup-ci. Enfin, expérimenté… En 1992, Tony Randel n’avait que deux films à son actif. Le très bon Hellraiser 2, et le très décevant Les Enfants de la Nuit. Qu’à cela ne tienne, il se lance dans ce sixième opus, et amène avec lui Daniel Licht à la musique, avec qui il avait travaillé sur Les Enfants de la Nuit justement. Et miracle, si on ne pourra pas considérer ce sixième opus comme un bon film, il remonte littéralement la pente de la nullité entamée dans la saga dés le troisième opus. Amityville 6 se fait très supérieur aux précédents opus, rythmé, et possède même quelques bons moments bien sanglants. Et on aura beau dire ce que l’on veut, ça fait du bien. Bien entendu, le produit reste fauché, calibré pour une sortie vidéo, certaines situations restent totalement stupides, mais le métrage n’ennuie jamais. Donc, après la lampe maudite du quatrième opus, la maison qui n’avait rien à voir dans le cinquième opus, nous passons maintenant à l’horloge hantée. Pourquoi pas. Le principe reste d’ailleurs moins stupide que les précédents, et on aura toujours le miroir hanté dans le septième et la maison de poupées ensuite…

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Ici, un homme d’affaires rentre chez lui avec un cadeau pour sa belle famille, une horloge venue tout droit d’Amityville. Et forcément, dés qu’il place le fameux objet dans son salon, l’horreur débarque. Le lendemain, il se fait attaquer par un chien et manque d’ailleurs d’en mourir. Son fils lui arrive à voir dans le passé grâce à l’horloge, la fille commence à changer de comportements (elle devient plus provocatrice). Il ne reste donc que la copine du mari pour remettre les choses à leurs places. Bien que le fils avertisse immédiatement du danger, personne ne le croit, car c’est un bad boy, qui traîne avec de méchants garçons et adore la musique qui fait du bruit. On le croit dérangé donc Andrea (la mère) appelle son ami psy (avec qui elle couche). Tout est bien entendu prévisible (plus ou moins) et malgré tout, ce nouvel Amityville divertit. Sans aucun doute car il se fait beaucoup plus généreux que les précédents. Lorsque Jacob (le mari) se fait attaquer par un chien, Tony Randel n’hésite pas à y aller du gros plan, giclées de sang et tout. Oui, même si c’est fauché, pas toujours bien filmé, on sent que le bonhomme est bien celui d’Hellraiser 2 et de Ticks l’année suivante, il aime les effets spéciaux, et ici c’est la même chose. Il parvient même à insuffler du rythme à une histoire somme tout prévisible. La famille donc petit à petit se déchire, le mari devient taré, se fait à dessiner la maison d’Amityville, le fils voit des choses étranges, la fille devient littéralement une allumeuse, des choses se passent dans le voisinage.

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Le rythme est présent, et certaines scènes parviennent même à instaurer une petite atmosphère sympathique, comme lors de la confrontation (hallucinée) entre le mari et l’amant dans la cuisine. Après, Amityville 6 franchit à plusieurs reprises la frontière du ridicule, comme lorsque la fille drague son copain et que celui-ci s’enfonce littéralement dans le sol. Mais il parvient à rebondir en se faisant plus généreux l’instant d’après. Lorsqu’il doit aller dans une direction, Tony Randel ne recule pas, et le final sera parsemé de bonnes idées et de quelques plans sanglants bienvenus. L’horloge et donc le temps étant au cœur du récit, le métrage se permet de reculer ou d’avancer le temps (pour les personnages), se permet de liquider les personnages secondaires sans scrupules. Seuls vraiment les derniers instants semblent d’une simplicité extrême histoire d’amener un happy ending qui n’était pas franchement nécessaire au récit. Avouons malgré tout qu’après les opus 3, 4 et 5, c’est ici un très grand pas en avant. Plutôt rythmé donc, généreux, parsemé de bonnes idées et d’autres beaucoup moins bonnes certes, Amityville 6 se regarde !

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9
Les plus

Une hausse de qualité
Rythmé
Quelques bons effets sanglants
De bonnes idées

Les moins

Des idées discutables
Quelques moments ridicules
Le happy ending

 
En bref : Tony Randel livre un opus qui s’élève aisément au-dessus des précédents. Ce n’est pas exceptionnel, mais c’est rythmé et un peu moins stupide.

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