LEATHERFACE : MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE 3 de Jeff Buhr


leatherface_texas_chainsaw_massacre_iii_xlgLEATHERFACE : MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE 3

Titre original : Leatherface : Texas Chainsaw Massacre 3
1990 – Etats Unis
Genre : Slasher
Réalisation : Jeff Burr
Musique : Jim Manzie
Scénario : David J. Schow
Avec Kate Hodge, Ken Foree, R.A. Mihailoff, Viggo Mortensen, William Butler et Joe Unger

Synopsis : Michelle et Ryan, deux étudiants traversant les États-Unis en voiture, s’égarent sur une petite route du Texas. Alors que la nuit tombe, ils se retrouvent perdus au milieu de nulle part et bientôt pourchassés par une famille de déments aux instincts meurtriers et cannibales…

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En 1986, Massacre à la Tronçonneuse 2 avait été rentable, malgré une direction totalement différente comparé à l’original. Du film d’horreur glauque, on passait à une comédie gore, un film loufoque. Malheureusement, lourd et raté. Les droits tombent alors chez New Line Cinema, en train de racheter un peu toutes les sagas (Vendredi 13) en plus de posséder déjà les droits de Freddy. Et comme il faut être vite rentable, une suite est mise en chantier. Ce fut alors le début de la malédiction pour la saga. Une bande annonce fut tournée avant le film même, avant même qu’un réalisateur ne soit rattaché au projet, et c’est Kane Hodder, l’acteur de Jason dans Vendredi 13, qui joue Leatherface dans cette bande annonce. Projet annoncé, une date de sortie fixée, plus possible de reculer. Tobe Hooper est approché, et propose même un traitement, mais doit se retirer pour travailler sur Spontaneous Combustion. La réalisation est alors proposée à Tom Savini (qui avait fait les effets spéciaux du second film) et même Peter Jackson, puis atterrît finalement entre les mains de Jeff Burr, sortant tout juste du tournage du Beau-Père 2. Par la suite, il enchaînera les suites bas de gamme, comme Puppet Master 4 et 5, ou encore Pumpkinhead 2. Le scénario est écrit par le jeune David J. Schow, qui avait déjà bossé sur des retouches pour L’Enfant du Cauchemar (Freddy 5), avant d’enchaîner pour la New Line sur Critters 3 et 4, puis sur The Crow, sans doute son meilleur scénario. Il livre un scénario très violent, jugé même trop violent par la New Line, et les soucis continuent.

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Tournage dans la région de Los Angeles au lieu du Texas, contrairement aux souhaits du réalisateur, scènes jamais tournées afin d’éviter des soucis de censures. Pire, une fois le tournage terminé, les producteurs retournent tourner une fin différente sans avertir le réalisateur, qui le découvrira une fois le film projeté au cinéma… Film qui avant de sortir, passa tout de même 11 fois devant la censure, perdant 4 minutes au passage. Oui, Massacre à la Tronçonneuse 3 est né dans la douleur, et s’avère bancal. À cause de sa production, mais pas seulement, car il faut également avouer que les personnages ne sont pas forcément intéressants ni attachants, et que Jeff Burr est loin d’être un grand metteur en scène. Le métrage décide pourtant de partir avec de bonnes bases, repartant vers un univers sérieux comme le premier opus, tirant ainsi en quelque sorte un trait sur le second film réalisé également par Hooper. On découvre deux jeunes étudiants qui traversent le Texas en voiture. Bien entendu, ils vont s’arrêter à une station service, rencontrer des personnages étranges, puis être prit en chasse par Leatherface et sa famille. Dans ses grandes lignes, ce troisième opus n’est qu’un remake camouflé du premier opus, bien qu’il y ajoute certains éléments, comme une jeune femme se cachant dans les bois, n’arrivant jamais à échapper à Leatherface. Mais comme deux victimes, c’est peu, le scénario rajoute un accident de voiture, permettant à Michelle et Ryan de rencontrer un autre homme, joué par Ken Foree (Zombie, Frombeyond).

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Le scénario ajoute également de nouveaux membres à la fameuse famille cannibale, dont, excellente idée, une petite fille, sadique comme les autres. Ces quelques idées ajoutent un petit plus au métrage, et un petit air de neuf dans une histoire basique que l’on connaît finalement trop bien. Famille de fous, pauvres victimes, captures, tronçonneuse, évasion, fin ! Oui, le métrage ne va jamais surprendre. Pire, après les débordements du second opus, il se fait très soft. Malgré une version intégrale de 1h22, le métrage ne reconstitue toujours pas ce que le réalisateur et son scénariste souhaitaient mettre en image, la faute à la New Line, frileuse à l’époque (étrange, quand l’on voit la version non censurée bien gore de Jason va en Enfer peu après). Le métrage se laisse clairement regarder malgré un air de déjà vu, et parvient surtout à trouver un petit capital sympathie vu sa situation dans la saga, le cul bloqué entre le bordélique et lourd second opus et le pathétique quatrième opus. Forcément, en prenant cela en compte, on se dit qu’au moins, le troisième est une honnête série B. Pas exceptionnelle, vite oubliée, avec quelques facilités et moments stupides, mais qui passe plutôt bien.

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9
Les plus

La saga redevient sérieuse
Quelques bonnes idées (la gamine)

Les moins

Finalement assez propre
Des scènes incohérentes
La fin, peu crédible
Un simple remake

 
En bref : Un troisième opus qui remonte un peu la pente, mais ne propose rien de neuf ou de transcendant.

2 commentaires

  1. Merci pour toutes ces anecdotes ! J’ignorais que le film avait subi une réalisation aussi chaotique ! M. Burr a dû l’avoir mauvaise quand il a assisté à la scène de fin…

    J’ai l’impression que par le passé, notamment dans le genre horreur, l’instabilité des maisons de production était monnaie courante aux USA… Comment tu veux finir un film avec autant d’incertitude ??! C’est assez pityoable franchement.

    Sinon c’est dans quel massacre à la tronçonneuse que notre ami masqué court après une jeune femme dans une prairie ensoleillée au milieu de plein de dras blancs étendus sur des cordes à linge ?

    1. Malheureusement ça n’a pas toujours changé en ce qui concerne la production. Beaucoup de sociétés continuent de littéralement faire « chier », remontent les films dans le dos des réalisateurs ou font appels à de nouveaux réalisateurs (le cas Paul « je n’ai pas de bol » Schrader avec Dominion et Dying of the Light). Beaucoup essayent de livrer des produits au final lisses et passe partout pour toucher un très large public…

      Après, M. Burr n’est de base pas un grand réalisateur non plus, la preuve, il aura signé le pire épisode de la saga Pumpkinhead, Puppet Master 4 et 5 (qui m’auront fait arrêter la saga)…

      Je crois que le Massacre à la Tronçonneuse dont tu parles, c’est le quatrième opus signé Kim Henkel… une catastrophe 😀

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