KAI-KI : TALES OF TERROR – TSUKIMOTO DE Shinozaki Makoto


kai-ki-tales-of-terror-from-tokyoKAI-KI : TALES OF TERROR – TSUKIMOTO

Titre original : Kaidan Shin Mimibukuro : Kaiki – 怪談新耳袋 怪奇
2010 – Japon
Genre : Fantastique
Réalisation : Shinozaki Makoto
Musique : –
Scénario : Miyake Ryuta, Kihara Hirokatsu et Nakayama Ichiro
Avec Mano Erina, Sakata Rikako, Suzuki Kasumi, Kikkawa Yuu, Kitahara Sayaka et Izawa Maki

Synopsis : Kirishima Ayumi est une lycéenne comme les autres. En route pour les cours dans le bus, elle remarque une femme étrange qui semble avoir le hochet mais qui semble également se parler à elle-même. Plus tard en cours, la jeune femme fait soudainement son apparition à la fenêtre.

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Après avoir vu le premier (bon en réalité, le second) opus de ces deux longs métrages venant de l’anthologie Tales of Terror, il était temps pour moi de voir le second (donc, le premier). De toute façon, l’un n’a rien à voir avec l’autre, si ce n’est qu’il s’agît de la même équipe derrière la caméra, et que Mano Erina qui débutait alors dans le cinéma avait le rôle principal dans les deux. Si Nozomi se refusait le fantastique traditionnel en partant plus dans le drame, et bien Tsukimoto en est l’exact opposé. Oui, nous aurons des fantômes, un gros esprit série B, des moments tendus, d’autres un peu plus discutables. Mais sa force, c’est qu’il ne dure bel et bien que 50 minutes. Oui, 50 petites minutes, 45 sans le générique, faisant passer l’ensemble comme une lettre à la poste. Mano Erina joue donc ici Kirishima Ayumi, une lycéenne comme les autres. Pas de traumatismes, pas d’histoire compliquée dans sa vie, non, juste une étudiante banale. Sauf qu’un beau jour, sa vie va changer en rencontrant dans le bus l’amenant en cours une étrange jeune femme, qui semble trembler, se parler à elle-même, et avoir le hochet. Rien de bien grave vous me direz, des gens bizarres on en croise partout. Sauf que lorsque quelques heures plus tard, cette femme étrange se retrouve à la fenêtre des cours en frappant la fenêtre avec sa tête, c’est une toute autre histoire. Le réalisateur, là où il se voulait sérieux et surtout dramatique dans Nozomi, semble clairement accepter les bras ouverts le cahier de charge et donc aller ici plutôt dans le bizarre, les sursauts, l’ambiance, et même parfois le comique.

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Pourquoi pas après tout ? Donc ici, une fois Ayumi en cours et que la femme étrange du bus réapparaît, Tsukimoto plonge clairement dans la série B, mais la série B fun et rythmée. En effet, rapidement, la femme étrange va s’en prendre à tout ceux qui croiseront sa route, et alors que la tension semble redescendre, elle transmet en quelque sorte sa condition à une amie d’Ayumi, et le carnage va reprendre peu après. Tsukimoto se change alors en quelque sorte en un film étrange, comme un slasher où un esprit va jouer avec ses victimes et les pourchasser les uns après les autres dans l’enceinte de l’école. Esprit qui agira en pourchassant ses victimes, puis en quelque sorte en leur transmettant sa condition en les brûlant. Un peu comme un zombie sans les morsures. Car Tsukimoto n’est pas violent. Il aurait pu même très rapidement tomber dans le ridicule, avec son esprit qui a le hochet. Et d’ailleurs dit comme ça je le reconnais, c’est même stupide. Mais le sérieux de la mise en scène, se permettant même quelques mouvements de caméra plutôt classes, fait passer le tout.

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Tout comme sa très courte durée. Disons le donc d’emblée, ceux qui ne sont pas habitués à ce genre d’histoires auront bien du mal à accrocher à ce segment, souvent à la limite du grotesque. Et pourtant, de nombreuses scènes intéressantes et bien fichues se révèlent au spectateur au fur et à mesure, comme cette partie de cache-cache dans les vestiaires, qui fonctionne parfaitement grâce à une très bonne gestion de la mise en scène et du montage (savoir faire durer un plan, ou le couper). Pareil lorsqu’Azumi tentera de fuir, courant dans les couloirs, essayant porte après porte, avec la caméra la suivant de près, l’axe de travers. Et bien ça fonctionne. Du coup, sans pour autant laisser un souvenir mémorable, le segment Tsukimoto de cette anthologie fonctionne parfaitement, tout en étant à l’opposé du segment Nozomi. Moins original et recherché, n’ayant aucun but autre que divertir, il fonctionne sans jamais en faire trop, et surtout sans jamais étirer son concept.

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12
Les plus

Parfois tellement grotesque qu’il amuse
Une mise en scène solide
Seulement 50 minutes

Les moins

Trop grotesque pour certains
Au final peu de surprises

 
En bref : L’opus Tsukimoto de cette anthologie ne révolutionne rien, reprenant les bases d’un genre bien connu, mais se fait rythmé et suffisamment maitrisé pour intéresser.

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