LE BLOB de Chuck Russell


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Titre original : The Blob
1988 – Etats Unis
Genre : Fantastique
Réalisation : Chuck Russell
Musique : Michael Hoenig
Scénario : Chuck Russell et Frank Darabont
Avec Kevin Dillon, Shawnee Smith, Donovan Leitch Jr., Jeffrey DeMunn et Candy Clark

Synopsis : Une météorite percute la Terre. Une masse informe s’en extrait et grandit en ingérant un à un les habitants d’une ville des États-Unis. Le Blob se glisse partout pour traquer ses proies et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Dans cette ambiance d’enfer, Meg Penny et Brian Flagg, tentent de survivre, alors qu’une mystérieuse équipe gouvernementale met la ville en quarantaine…

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Quoi qu’on puisse en dire, les remakes, ce n’est pas nouveau, et les années 80 en étaient déjà la preuve. Sauf qu’à l’époque, il y avait de solides équipes derrière ces remakes. John Carpenter derrière The Thing, David Cronenberg derrière La Mouche, Paul Schrader derrière La Féline. Le Blob, c’est un peu ça également. Chuck Russell venait de signer le troisième opus de la saga Freddy en 1987, et se lançait alors dans le remake de Danger Planétaire (à ne pas confondre avec sa suite ratée, Attention au Blob). Au scénario justement, il retravaille avec Frank Darabont, qui n’a pas encore la carrière que l’on connaît (La Ligne Verte, The Mist), mais qui commence à se faire une réputation en signant les scénarios de Freddy 3, Le Blob et La Mouche 2. Certes, pas des grands films, mais des films parfois intéressants, et qui osent parfois s’éloigner de leurs modèles. Pas un mal donc ! Et cette belle équipe récupère un budget de 19 millions pour mettre en scène leurs folles idées visuelles. Pas étonnant d’apprendre que la moitié du budget est parti uniquement dans les effets spéciaux. Car Le Blob est un film hautement généreux, et même surprenant par pas mal d’aspects. Si tout commence de manière très classique (petite ville américaine, des jeunes, quelques couples, des histoires d’amour, un héros beau gosse et sérieux, un autre personnage un peu bad boy), le duo de scénariste s’amuse bien vite à nous surprendre.

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On pensait savoir qui serait le héros, et finalement, ils décident de l’éliminer après une petite vingtaine de minutes, faisant ainsi du bad boy le héros. Et ce genre de héros, ce n’était pas monnaie courante en 1988. La petite amie elle sera bien connue des amateurs du genre, puisque c’est une jeune Shawnee Smith qui tient le rôle, bien avant son long périple dans la saga Saw dans les années 2000. La suite, si elle se fait moins surprenante en terme de choix et de narration, laisse alors la « chose » s’exprimer, de manière très régulière, dans des plans franchement encore impressionnants aujourd’hui (tandis que quelques incrustations elles, ont prit un gros coup de vieux). Régulièrement, le blob apparaîtra à l’écran, et si au final il ne s’agît que d’une masse rose (qui grossit grandement au fur et à mesure que le film avance), ses effets dévastateurs vont en marquer plus d’un. Il faut dire que le film ose pas mal de choses, et le réalisateur ne recule devant rien pour mettre en scène le carnage de la manière la plus frontale possible, et ce dès les premiers méfaits.

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La découverte du clochard sera plutôt ragoutante, tandis que lorsqu’un personnage meurt face à la caméra quelques minutes à peine plus tard, l’effet dégoûte et fascine (cette scène aura nécessité pas mal de techniciens). Et le film continue sur cette lancée, essayant un peu tout pour marquer durablement la rétine des spectateurs. La scène de l’évier, ou tout simplement le carnage dans la salle de cinéma seront de grands moments à même de marquer les esprits. Malheureusement, comme souvent avec ce genre de productions, et surtout les films de cette époque, on n’échappera pas à un final qui veut un peu trop nous expliquer les choses, rationnaliser tout, et le Blob perd alors un peu de sa puissance, aux yeux des spectateurs. Bien entendu, rien qui n’abaisse lourdement le verdict du film, mais on pouvait en attendre finalement un peu plus, et ce final ramène alors le métrage à ce qu’il est finalement depuis le début : une série B. Bien rodée, bien fichue, sérieuse, mais une série B. Toujours mieux j’en suis certain que le futur nouveau remake qui sera signé Simon West (Les Ailes de L’Enfer, Expendables 2, 12 Heures)…

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13
Les plus

Le Blob
Des scènes impressionnantes
Les effets spéciaux
Quelques idées plutôt surprenantes

Les moins

Un final un peu décevant et plus classique

 
En bref : Remake bien différent du film original, Le Blob marque les esprits pour toutes les scènes mettant la créature en avant. Et il faut l’avouer, c’est parfois impressionnant.

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