THE ISLAND de Michael Bay


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Titre original : The Island
2005 – Etats Unis
Genre : Science Fiction
Réalisation : Michael Bay
Musique : Steve Jablosnky
Scénario : Caspian Tredwell-Owen, Alex Kurtzman et Roberto Orci
Avec Ewan McGregor, Scarlett Johansson, Sean Bean, Steve Buscemi, Djimon Hounsou et Michael Clarke Duncan

Synopsis : En 2019, Lincoln Six Echo, comme tous les autres habitants, n’attend qu’une seule chose : d’aller sur l’île, le seul endroit encore vivable sur Terre, le dernier paradis. Mais il va découvrir que toute sa vie n’est qu’un mensonge, et s’échapper du complexe avec Jordan Two Delta.

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Ah Michael Bay ! Une carrière placée sous le signe de la subtilité, et ce depuis son premier film en 1995, Bad Boys. Suivrons des œuvres tout aussi subtiles, comme The Rock, Armageddon, Bad Boys 2, et maintenant les Transformers. Un monsieur qui aime tout faire exploser, et se fait au final généreux dans ce qu’il nous propose. Et s’il m’arrive parfois d’être méchant à l’égard de certains de ses films, comme par exemple Bad Boys 2, ou Transformers 2, deux purges infâmes, j’admets que d’autres me plaisent. Transformers 3 par exemple est un très bon plaisir coupable, tandis que The Rock, No Pain No Gain et 13 Hours sont pour moi de bons films, et de bons divertissements. The Island se situe pile entre les deux pour moi. Un excellent divertissement, nous donnant ce que l’on est venu chercher (à savoir : courses poursuites, explosions, fusillades, voitures détruites), et même un film qui aurait pu être bon tout court (voir très bon) sans quelques défauts gênants. The Island nous raconte donc l’histoire de Lincoln Six Echo (Ewan McGregor) et Jordan Two Delta (Scarlett Johansson), deux personnes vivants dans un complexe, entourés de leurs semblables, en 2019, alors que la Terre est dévastée. Leur seul but dans la vie est d’attendre de gagner la loterie pour partir sur l’île, le seul endroit encore habitable de la Terre. Bien entendu, tout ceci n’est qu’un mensonge, et nos deux ne sont que des clones vivant dans un complexe souterrain à l’abri des regards, des clones servant de pièces détachées pour leur modèle original.

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Voilà qui est intéressant sur le papier, et il faut admettre que les 45 premières minutes surprennent pour du Michael Bay ! Oui, il n’y a pas d’action, le scénario nous balance quelques bonnes idées et nous dépeint un univers intéressant, et en plus, le casting est solide. Ewan McGregor n’a plus rien à prouver (sauf lorsqu’il tourne chez George Lucas…), Scarlett Johansson livre une solide prestation, Sean Bean est également convaincant en chef du complexe, Steve Buscemi amuse et fait du Steve Buscemi. Du tout bon, si ce n’est parfois le placement lourdingue de produits, mais bon, pour tout faire exploser après dans le film, mieux vaut placer des produits pour récupérer quelques dollars de plus (chose que Michael Bay refera à outrance dans Transformers 4). L’univers mit en place est intéressant, la mise en scène élégante (et pas sur découpée, l’action étant absente de la première partie). Mais lorsque nos deux personnages principaux découvrent la vérité sur leur existence, leur raison d’être, leur nature même au final, ils vont fuir le complexe, et le métrage se transforme alors en une gigantesque course poursuite quasi non stop. Nos personnages vont courir, fuir à pieds, fuir en voiture, fuir en moto, fuir en train. Oui, dés lors, à quelques exceptions près, The Island se transforme en course poursuite bigger than life qui ne raconte plus grand-chose mais décide de donner au spectateur ce qu’il veut.

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Et Michael Bay sait comment nous en mettre plein la gueule. Jamais le rythme de son film ne faiblira alors (alors qu’il dure 2h15), et l’action se renouvèlera tout le temps, pour nous fournir toujours des scènes différentes, et ne pas nous laisser souffler. Et si le début de cette course poursuite commence à pieds dans le complexe puis en dehors, une fois que nos deux héros rejoignent une grande ville (Los Angeles), on retrouve ce bon vieux Michael Bay faisant exploser voitures, camions, motos. Il n’hésite pas à faire durer ses poursuites pour les commencer à pieds, avant de les poursuivre en véhicule, et sans avoir peur de les finir dans un immeuble (scène qu’il refera en partie dans Transformers 3). Et vous savez quoi ? Ça marche, du moins sur moi. The Island m’a donné ce que je voulais voir, et l’a bien enrobé. Si ce n’est quelques défauts retirant un peu de sérieux à l’entreprise par moment, comme cette scène d’amour un brin (beaucoup ?) ridicule, ou un final moins inspiré. Et si l’action est trépidante et franchement top, on pourra néanmoins pester contre le passage à moto. Le reste du film parvient à être rythmé et lisible, et une fois sur une moto futuriste, tout se tire en couille, on ne comprend plus rien. C’est franchement dommage. Mais The Island reste malgré tout un bon divertissement, bourré d’action et avec une première partie bien prenante.

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13
Les plus

Une grande et longue course poursuite
Un propos intéressant
Une mise en scène généralement propre

Les moins

Quelques moments plus discutables
La course poursuite en moto

 
En bref : Sans être un grand film, The Island fait le boulot. Sa première partie calme intrigue, sa seconde partie n’est qu’une immense course poursuite assez jouissive malgré ses défauts.

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