DOOM de Andrzej Bartkowiak


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Titre original : Doom
2005 – Etats Unis / Allemagne / Angleterre / République Tchèque
Genre : Adaptation bourrine où il ne faut pas réfléchir
Réalisation : Andrzej Bartkowiak
Musique : Clint Mansell
Scénario : Dave Callaham et Wesley Strick
Avec Dwayne Johnson, Karl Urban, Rosamund Pike, Deobia Oparei, Ben Daniels, Razaaq Adoti et Richard Brake

Synopsis : Un commando de Marines est envoyé sur Mars, pour enquêter sur un laboratoire secret où des expériences de mutations génétiques visant à améliorer des êtres humains (grâce à un chromosome supplémentaire) tourne mal et subissent des attaques de créatures mutantes malveillantes. Cependant, la seule chance de survie du dernier Marine de l’escouade, semble être le sérum à l’origine de la naissance des mutants.

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C’était samedi soir, un pote venait à la maison, et j’avais fais une nuit blanche. Verdict, pour notre film (car j’aime agrandir la culture cinématographique de mes amis avec de bons films ou films cultes), je ne voulais pas un film qui fasse réfléchir. Alors certes, il y a de bons films où il ne faut pas réfléchir, mais on les as déjà tous vu, voir on les connaît par cœur. J’aurais pu ressortir Predator ou Une Nuit en Enfer en Blu-Ray mais non, je voulais du neuf. Allumage de ps4, lancement de Netflix, et là, le messie est devant nous. Celui qui nous sauvera, qui m’empêchera de sombrer dans le sommeil après 40h sans dormir, j’ai nommé Doom. Oui Doom, le film, pas le jeu ! Doom, je l’avais vu à sa sortie en DVD, puisqu’à l’époque, pour vous raconter ma life, ma mère avait acheté le DVD, et que dans un moment d’égarement, je lui avais emprunté. Oui, de temps en temps, quand j’ai épuisé mon propre stock, je taxe à ma mère, et comme nous avons des goûts parfois radicalement différents, je me retrouve à emprunter des Doom ou Peur Bleue (oui, le film avec des requins numériques qui font des créneaux). Mais bon, à côté de ça, j’aurais aussi découvert les Jason Bourne grâce à sa collection. Par contre je me suis toujours tenu éloigné de Van Helsing et Vidocq, et ce n’est pas prêt de changer. Doom, je l’avais donc vu, à une époque lointaine, et ce que j’en avais retenu : Hey… Ghosts of Mars avait déjà fait la même chose, en version carton pate et répétitive, et là c’est encore plus stéréotypé mais moins carton pate. Un tour sur IMDb et oui, 60 millions de budget pour Doom contre environ 20 pour Ghosts of Mars. Bref, je n’aimais aucun des deux, mais quand il faut rester éveiller, voir des militaires appelés Reaper ou Kid tirer dans des couloirs sombres sur des monstres géants avec de la musique métal en fond, ça peut le faire.

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On lance le film, et là, des scientifiques courent, on a une musique métal, un bras coupé, des cris, et paf, LOGO immense du film, le même que le premier jeu (ou son reboot). Bon ben, ça va le faire, du métal, du sang, des cris, de la sueurs, un scénario ultra développé, parfait ! Le scénario se met en place. Une base sur Mars est en quarantaine, et on envoi donc une équipe de militaires. Hmm tu fais dans la subtilité scénario, j’aime. Le chef ? Dwayne the Rock Johnson ! On lui donne sa mission, il répond « Compris ! Search and Destroy » ! Subtilité que je vous dis. Son équipe ? Fastoche, deux noirs (donc ils vont mourir vite), Richard Brake habitué à jouer les psychopathes chez Rob Zombie (donc il va prendre cher), Karl Urban qui doit s’entraîner à jouer les militaires pour le futur Dredd et un Kiddo. Oui, le rookie, le petit nouveau, qui va donc mourir. Et hop, on envoi tout le monde sur Mars. Et là vous vous dites la même chose que moi non ? NON ? Avouez ! Et il est où le personnage féminin ? La blonde en détresse qu’il faudra sauver ! 4 minutes plus tard, voilà que débarque la scientifique, blonde (classique ça), jouée par Rosamund Pike, à la grande carrière, tellement grande que je n’ai rien vu d’elle. Ceci dit, elle a de bons films à son actif hein, mais je ne les ai pas vu. Par contre j’aime bien son joli minois… Bref, tout ce bon monde rentre dans le labo en quarantaine, et là, film de couloirs !

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Ouais, on dit souvent jeux de couloirs, ben là c’est pareil. Mais en film, sans la manette en main. Puis sans prévenir, paf, des trucs dans le noir, donc comme nos personnages sont des militaires, ils lèvent la mitrailleuse et tirent. La musique elle s’emballe, gros riffs de guitare, batterie à fond. FUCK YEAH ! Puis deux minutes après, fin merde, c’était pas un monstre, juste un survivant. Bon il a pas l’air bien et s’arrache une oreille tout seul mais bref, un survivant quand même. Une chose surprenante, c’est qu’on comprend que le réalisateur a du être marqué par l’avancée technologique du tout premier Doom, le jeu d’ID Software donc. Pourquoi vous me dites ? Retour en 1993 (bordel ça nous rajeunit pas tout ça). Doom sortait. ID Software avait déjà développé Wolfenstein 3D. La différence entre les deux jeux qui sont tout deux des FPS ? Un nouveau moteur graphique permettant d’afficher des variations de lumières ce coup-ci, des zones d’ombres. Et dans Doom le film, le réalisateur s’éclate à jouer sur l’obscurité, les zones d’ombres. Autre élément ? Doom est le premier jeu qui peut faire des niveaux qui ne sont pas plats en 3D. Oui, des escaliers, des étages, tout ça. Et ben dans le film pareil, il y a des étages, et ce sera important pour la scène finale. Mais qui est donc ce réalisateur me demandez-vous alors ! Andrzej Bartkowiak. Qui me demandez-vous encore une fois ?

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Et là, je vous répond Romero doit Mourir, Street Fighter la Légende de Chun Li et Cradle 2. Oui, vous auriez préférés ne pas savoir, tant pis pour vous ! Bref, euh, Doom le film donc. Pendant 1h, on a des militaires dans des couloirs sombres qui tirent de temps en temps, permettant à la musique de s’emballer. Puis après, on a la blonde, fort mignonne à regarder, même si elle cri parfois un peu trop. Elle nous raconte des trucs, des explications scientifiques. Là je me dis merde, il va falloir réfléchir en fait devant Doom ? Ah et de temps en temps, on a les meurtres des personnages pas importants et stéréotypés. Oui forcément, deux personnages gardent une porte, mais il faut se séparer alors qu’une menace Alien rôde ! Smart comme dirait nos amis les anglais. Bon après, osons le dire, Doom n’est pas si mal filmé que ça. Certains mouvements de caméra sont classes, certains moments sont bad-ass, il y a un certain aspect bien violent dans le film. Et puis, et puis, il y a des moments surprenants. En 2005, qui aurait cru qu’en allant voir Doom avec The Rock, The Rock serait en fait le méchant du film ? Personne ! Oui, The Rock est le méchant. Il n’hésite pas à tuer des innocents, voir les membres de son équipe s’ils n’obéissent pas. Salaud ! Du coup surprise, le héros, c’est Karl Urban. Bon rassurez-vous, il n’y a pas que The Rock qui flingue dans le film, les monstres tuent aussi des gens. Puis on regarde la montre, et putain, il ne reste que 20 minutes. Mais c’est nul en fait qu’on se dit, même si on ne s’est pas trop fait chier !

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Et là, le film décide de passer à la vitesse supérieure. FUCK YEAH again ! On croit même que The Rock va mourir, traîné par des monstres, seulement il faut écouter The Rock. Alors qu’il va mourir, il crie « Je ne suis pas supposé mourir maintenant », puis il disparaît. Pour revenir à la fin. Morale : The Rock a toujours raison. Il m’aura fait rire le bougre, du coup le film gagne forcément un point dans sa note finale ! On sent le final arriver, et là le film se dit que hey, on adapte Doom, il faut une scène en vue subjective. Paf, hère we go, 5 minutes en vue FPS. De quoi faire jouir tous les gameurs ? Oui, sauf que non. Pour moi, la scène la plus ratée du film. Peut-être fun prise à part, et bourrée de clins d’œil aux jeux (ouais, les mêmes monstres, la vue, tout ça tout ça), sauf que, ben sauf que merde, moi je regarde un film, un film qui doit être pensé dans une logique intégrale. Pas tout à coup rompre toute logique juste car ben, c’est comme ça. Bref, 7 minutes peut-être fun, car hey, la musique est cool. Puis combat final et fin ! Nos héros s’en sortent, générique, j’ai perdu facile quelques grammes dans mon cerveau, mais hey, je ne me suis pas endormi, c’est le principal non ? Les noms défilent, certains se font shooter, puis bordel de cul, nom du compositeur ! Clint Mansell !!!!!!! Oui, Clint Mansell, que fait-tu là à faire une bande son métal ? Requiem for A Dream, Pi, tout ça c’était trop pour toi et tu voulais une dose de fun pas prise de tête ? Où tu t’entraînais pour les films de science fiction vu que tu as fais Moon par la suite ? Bon bref, j’ai aimé ou pas ? Ben ça divertit, mais c’est quand même sacrément naze ! Comment noter ça ? Un point pour Clint Mansell, un point pour la phrase de The Rock, un point pour la mise en scène pas si naze que ça. Et puis euh, c’est pas mal non ? Allez on part sur ça ? Oh bordel non, j’ai oublié le meilleur ! Un point pour Rosamund Pike !

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8
Les plus

Un film qui fait réfléchir
La musique furieuse
Rigolo parfois
Rosamund Pike

Les moins

Bon, c’est quand même nul
Cliché
Un film de couloirs
La scène FPS qui s’intègre mal au film

 
En bref : Doom, c’est du grand cinéma, intelligent, subtil, tout ça tout ça.

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