Critique Jeu Vidéo : Clock Tower 3


clocktower_3CLOCK TOWER 3

2003
Studio : Capcom
Genre : Cache-cache
Multijoueur : Non
Joué et testé sur : Playstation 2
Existe sur : Playstation 2
Support : un disque

Synopsis : Londres, 2003. Alyssa Hamilton est une jeune fille de 14 ans vivant dans un pensionnat depuis trois ans. Sa mère Nancy Hamilton l’a envoyé au pensionnat après que son grand-père Dick Hamilton ait disparu. Elle lui a alors demandé de ne pas revenir avant au moins six ans. Le jeu commence quand Alyssa reçoit une lettre de sa mère lui indiquant de se cacher jusqu’à la fin de son quinzième anniversaire. Malgré l’avertissement de sa mère, Alyssa décide de rentrer au manoir familial. Elle ne trouve cependant pas sa mère mais un drôle de personnage appelé The Dark Gentleman. Il lui annonce alors que sa mère ne reviendra pas et qu’il est l’actuel locataire du manoir. Alyssa part néanmoins à la recherche de sa mère et fait d’étranges découvertes qui la font voyager dans le temps.

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Clock Tower, il faut avouer qu’en 2003, on y pensait presque plus. Human Entertainment ne s’occupe en effet plus de son bébé, et c’est Capcom qui récupère la saga, comme si Resident Evil et Dino Crisis ne leur suffisait plus. Et à première vu, oui, Clock Tower 3 n’a plus grand-chose à voir avec ses deux premiers opus. Nouvel univers en 3D, angles en 2D précalculés, et surtout, adieu le point and click. Clock Tower 3, sans totalement renier ces racines, prend des airs de pur survival horror à la Resident Evil comme n’importe quel jeu de l’époque. Les fans ont de quoi être déçus, même si en soit, ce troisième opus n’est pas un mauvais jeu. Il conserve d’ailleurs pas mal d’idées chères à la saga, comme par exemple la barre de vie qui n’en est pas vraiment une, mais qui est une barre de stress. Plus notre personnage panique, plus il est sensible, fragile, peut trébucher et sera difficile à contrôler. Après le Scissorman du premier opus, on se retrouve cette fois-ci devant quatre tueurs auxquels il faudra échapper, et donc, quatre chapitres. Il faudra donc fuir, se cacher là où l’on peut car bien entendu, on joue une jeune femme qui ne sait pas vraiment se défendre.

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Si Capcom se charge du développement et surtout reprend un moteur et un style de jeu bien connu et par moment plus proche de Resident Evil, il en supprime malgré tout quelques défauts. Ainsi, pas de temps de chargement entre chaque passage de porte, apportant ainsi une expérience plus fluide, et rendant nos fuites plus vives et stressantes, sans répit. Excellent choix, puisque cet élément aurait rapidement pu casser le rythme et surtout rendre notre fuite vite redondante et énervante. Si le jeu a indéniablement la patte de Capcom, il faudra toutefois signaler que les scènes cinématiques sont elles dirigées par le grand Fukasaku Kinji (RIP), réalisateur du Cimetière de la Morale, Battle Without Honor or Humanity et pour les plus jeunes, de Battle Royale. Malheureusement, bien que sympathique et bourré de qualités, comme son aventure sans répit, ou encore son scénario, plutôt travaillé et original, puisque l’on retournera dans le passé pour comprendre notre propre tragédie familiale en récupérant des objets et en affronter quatre tueurs, Clock Tower 3 souffre de quelques défauts plutôt dommages.

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Si graphiquement, le jeu se fait varié et nous plonge dans un univers que nous n’avons encore peu la chance de voir dans un jeu vidéo à l’époque, il faut bien avouer que les environnements se montrent plutôt ternes. L’ensemble tient la route bien entendu pour de la Playstation 2 et se montre fluide, mais manque d’ampleur, voir par moment de personnalité. Si l’histoire en soit est intéressante, on pourra regretter le fait que Capcom nous prenne par la main, la route à prendre étant toute tracée et le joueur aura peu de possibilités. Au final, même les cachettes sont peu variées, et étant pourchassé tout le long de l’aventure, il faudra gérer son timing sous peine de se faire remarquer. Oui, ici, les ennemis ne nous lâchent pas d’une semelle. Certains passages seront donc hardu puisque l’on sera la plupart du temps poursuivi et qu’il faudra réagir vite, mais l’aventure se termine malgré tout rapidement. Une aventure oui sans répit, mais finalement très dirigiste et sans véritable choix, le tout étant très simple et finalement allant toujours à l’essentiel. Par de chemins alternatifs, pas de véritable improvisation dans notre manière de jouer, mais plutôt une mécanique bien huilée qu’on assimile puis applique à la lettre, et c’est fort dommage. Capcom reprend la saga mais ne la sublime pas, mixant ses mécanismes avec Resident Evil, pour livrer un honnête travail, graphiquement, en terme d’ambiance et d’histoire, mais en se contentant quelque peu de faire le minimum. Fort dommage.

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13

Les plus

Un jeu sympathique

Parfois stressant, on ne peut que fuir

Sans véritable temps mort

Les moins

Mais un potentiel pas toujours exploité

Aucune liberté au final

Joliment réalisé mais sans personnalité

En bref : Clock Tower 3 se joue avec un certain plaisir, mais on ne peut qu’être déçu tout de même devant le résultat final, on pouvait attendre bien plus de la saga, surtout reprise par Capcom !

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