PRISON de Renny Harlin


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Titre original : Prison
1987 – Etats Unis
Genre : Horreur
Réalisation : Renny Harlin
Musique : Richard Band et Christopher L. Stone
Scénario : C. Courtney Joyner
Avec Lane Smith, Viggo Mortensen, Chelsea Field, Lincoln Kilpatrick, Tom Everrett et Ivan Kane

Synopsis : Le gouvernement Américain décide d’ouvrir de nouveau une prison fermée depuis des années. Sharpe est nommé chef du pénitencier où il avait déjà travaillé à l’époque, et y amène les prisonniers, se servant d’eux pour effectuer les travaux de rénovation. Seulement l’esprit d’un ancien détenu exécuté hante la prison.

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Après avoir réalisé Born American dans sa Finlande natale, Renny Harlin s’envole pour le rêve Américain. En 1987, nul ne se doute encore que le monsieur réalisera par la suite le nanar Peur Bleue, l’imbuvable Driven, le ridicule Exorciste au Commencement ni l’inintéressant Cleaner. Surtout qu’il débute sa carrière Américaine pas trop mal : Prison en 1987 puis le quatrième opus des aventures de Freddy l’année suivante, avant d’enchaîner sur Die Hard 2 en 1990, rien que ça ! Pour son premier film Américain, il révèle au public le jeune Viggo Mortensen longtemps avant son heure de gloire (suivrons pour lui Leatherface, Young Guns 2, L’Impasse) et donne le rôle du chef de la prison à Lane Smith, connu des amateurs de séries TV pour son rôle dans V en 1984 puis dans Loïs et Clark entre 1993 et 1997. Et pour son premier film Américain, Renny Harlin se fait remarquer et démontre même un certain talent technique, chose que l’on a bien du mal à croire aujourd’hui. Doté d’un budget de 4 millions de dollars, Renny Harlin nous raconte une histoire qui n’est pas sans rappeler Shocker de Wes Craven, qui n’est pas encore sorti, puisqu’arrivant fin 1989. Il est également ici question de la vengeance d’un détenu qui passe à la chaise électrique.

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Mais le film de Harlin reste sérieux sur toute la ligne et se déroule intégralement au cœur de la prison. À l’instar de Wes Craven qui jouera sur l’humour et le délire deux ans plus tard, Renny Harlin se la joue sérieux et veut même poser une ambiance, et développer ses personnages. Et si on n’échappe pas aux stéréotypes dans les personnages (le chef de prison très méchant, le gentil prisonnier, celui qui va tenter de s’évader) et aux clichés dans les situations (l’évasion ratée, l’émeute en dernière partie, les personnages placés en isolement), ça fonctionne et ça possède encore aujourd’hui un certain charme, que l’on pourra appeler tout simplement le charme des années 80. Bien que l’intrigue prenne son temps (il faudra attendre avant que l’esprit vengeur ne soit libéré et ne fasse sa première victime), on ne s’ennuie jamais, et la caméra de Harlin déambule avec classe dans ses longs couloirs bien glauques de la prison. Son film n’ayant au départ pas d’autres prétentions autre que celle de divertir le spectateur avec une série B solide, le réalisateur peut également se faire plaisir sur ses effets sanglants, nombreux bien qu’encore une fois mettant assez de temps avant de vraiment débarquer. Et vous savez quoi ? Ben ça marche, le film n’ayant absolument pas la prétention de se vouloir intelligent, ou véritablement effrayant, ou de proposer une réflexion (comme ce fut le cas sur sa version de L’Exorciste au Commencement, j’en pleure encore), le spectacle se fait juste généreux et clairement encré dans son époque.

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On ne sera donc aucunement surpris de trouver aux effets spéciaux John Carl Buechler, qui jusque là ne s’était occupé que de films comme Ghoulies, Dolls et From Beyond avant par la suite de travailler sur Re-Animator 2, ou encore la saga Halloween (le 4), Freddy (encore le 4, de Harlin) ou Vendredi 13 (le 7, qu’il réalise), puis de plonger dans l’univers du DTV bas de gamme avec Carnosaur 3, Scanner Cop ou encore Cyborg 3 (oui, il y a eu des suites…). Il livre ici du bon boulot, avec des corps transpercés de toute part ou tout simplement mutilés par la vengeance terrible de ce détenu, qui finalement n’en veut véritablement qu’à la personne responsable de sa mort, à savoir Sharpe (Lane Smith). Un retournement de situation tardif mais oh combien prévisible, avant des derniers instants tout aussi prévisibles, et malheureusement expéditifs. Prison ne renouvelle pas le genre, ne se fait pas effrayant (malgré des décors bien glauques), mais se montre être une solide série B, qui divertira l’amateur et lui donnera exactement ce qu’il peut attendre d’une production telle que celle-ci.

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Les plus

Une bonne série B
De bons effets spéciaux
Des têtes connues au casting

Les moins

Malgré de bonnes idées, pas effrayant
Une série B sympa mais oubliable

 
En bref : Prison délivre ce qu’on attend de lui, ni plus, ni moins. C’est divertissant, parfois sanglant, pas ennuyeux, et puis c’est tout.

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