INSTINCT DE SURVIE de Jaume Collet-Serra


INSTINCT DE SURVIE

Titre original : The Shallows
2016 – Etats Unis
Genre : Requin crédible
Réalisation : Jaume Collet-Serra
Musique : Marco Beltrami
Scénario : Anthony Jaswinski
Avec Blake Lively, Oscar Jaenada, Angelo Josue Lozano Corzo, Brett Cullen, Sedona Legge et Pablo Calva

Synopsis : Nancy se rend sur une plage isolée de tout pour faire du surf. Alors que la journée s’annonce magnifique, elle est la proie d’un grand requin blanc et trouve refuge sur un rocher au milieu de l’eau…

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Les bons films de requins, et surtout, les films de requins sérieux, ça ne court plus les rues. Il y a eu Les Dents de la Mer, mais ça date déjà d’il y a 41 ans… Il aura fallut attendre 1999 et Peur Bleue de Renny Harlin pour revoir des requins sur le devant de la scène. Certes, pas fameux, mais le genre revient, malheureusement pas pour le meilleur. Alors oui, il y a eu, récemment, The Reef, une bonne surprise, jouant beaucoup plus sur la peur et sur ce qu’on ne voit pas. Des bobines sérieuses, il y en a eu d’autres, comme Bait 3D ou Open Water. Mais entre ça et le nombre de produits DTV qui polluent le genre (merci Syfy et Asylum), ils sont noyés dans la masse et passent parfois (souvent ?) inaperçu. Surtout que les DTV fumants, ça fait rire au début, la seconde fois, puis après, on se rend compte que c’est de la merde et qu’on a mieux à regarder (non Sharknado 4, ne me regarde pas, je ne te regarderais pas, dégage tout de suite !). The Shallows lui s’est plutôt bien fait remarqué, et semble vouloir se la jouer sérieux comme les films cités. Tant mieux ! Pas de requins fantômes, de requins tornades, de requins pieuvres, de requins des sables, de requins des neiges, ni de requins à deux ou trois têtes, non, juste un grand requin blanc, une plage, un rocher, une héroïne bloquée dessus, et… une mouette ! The Shallows se la joue minimaliste, avec juste un requin, un requin normal d’ailleurs, principalement un seul personnage, et c’est tout. À partir de là, il faut jouer sur l’attente, la peur, l’isolement, le doute. Et il le fait plutôt bien. À la mise en scène, Jaume Collet-Serra n’est pas nouveau dans le genre, puisqu’on lui devait l’excellent Esther en 2009. Certes entre temps, il avait changé de registre pour partir dans l’actionner avec Liam Neeson à plusieurs reprises, mais bon.

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Il livre une mise en scène solide mais loin d’être sobre. Musique rythmée, montage cut sur des scènes de surf, incrustations sur l’image pour des séquences de facetime. C’est souvent assez tape à l’œil, mais plutôt bien foutu, et ça passe comme une lettre à la poste. Le réalisateur prend son temps pour nous présenter son personnage principal, Nancy, pour qu’on s’y attache un minimum. Elle est d’ailleurs jouée de manière convaincante par Blake Lively (Gossip Girl) que je découvrais par la même occasion. Et il faut bien, car passé la première demi-heure, il reste une heure de métrage, se déroulant quasi intégralement sur un rocher, et avec juste Blake Lively à l’écran. Enfin presque. Presque car oui, sous l’eau, il y aura un grand blanc, rare à l’écran et tant mieux, et sur ce fameux rocher, notre héroïne pourra se consoler avec… une mouette à la patte casée. La mise en scène se fait alors beaucoup plus sobre, à l’exception de l’incrustation à l’écran d’une montre pour que l’on comprenne bien l’heure qu’il est et surtout le temps restant avec la marée montante, diminuant de manière radicale le petit rocher sur lequel Nancy a trouvé refuge. Bon, et donc, The Shallows est-il blindé de tension ? Fait-il peur ? Il faut bien reconnaître que non. Il est très efficace, on ne décroche pas une seule fois, mais niveau tension, à quelques scènes près, ce n’est pas ça.

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On sent bien pourtant la menace présente autour de Nancy, on ressent l’isolement de son personnage, et le scénario évite d’ailleurs le ridicule alors que certaines scènes avec la mouette étaient vraiment casse gueule. Oui, le scénario rajoute des éléments pour nous faire comprendre que Nancy doit trouver une solution, puisque mordue à la jambe, qui commence à s’infecter. Mais il manque quelque chose pour que la tension fonctionne également sur nous, spectateurs. Dommage, mais face à la concurrence actuelle, The Shallows remplit malgré tout intégralement son contrat. On pourra bien pester contre quelques aspects peu crédibles, comme le requin qui ne veut pas lâcher l’affaire, quelques clichés dans les rares personnages secondaires, ou le fait que le requin pourrait préférer bouffer la baleine morte non loin de là plutôt que de s’en prendre à une petite humaine. Mais on accroche malgré tout à l’œuvre dans son intégralité, malgré un requin sans doute un peu trop agressif également dans sa dernière partie, et donc beaucoup plus visible à l’écran. Mais honnêtement, entre The Shallows jouant plutôt bien sur ce qu’on ne voit pas et surtout restant sérieux et un énième Asylum/Syfy/Nu Image, mon choix a été plutôt rapide à faire.

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14
Les plus

Blake Lively convaincante
Un requin souvent peu montré
Prenant d’un bout à l’autre
De belles images

Les moins

Manque sans doute d’un peu de tension
Quelques clichés et facilités

 
En bref : The Shallows ne révolutionne rien, et contient quelques défauts qui ne gâchent pas vraiment l’aventure, captivante à défaut d’être stressante.

2 commentaires

    1. Si tu es amoureux de l’actrice, tu as du aimer toutes les captures que j’ai mise. Même si parfois elle est en sang et au bord de la déprime haha !
      Dans son genre, The Shallows reste un des meilleurs. Les bons films de requins, ça court pas les rues au final.

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