GHOULIES de Luca Bercovici


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Titre original : Ghoulies
1984 – Etats Unis
Genre : Fantastique
Réalisation : Luca Bercovici
Musique : Richard Band et Shirley Walker
Scénario : Luca Bercovici et Jefery Levy
Avec Peter Liapis, Lisa Pelikan, Michael Des Barres, Jack Nance, Peter Risch et Tamara De Treaux

Synopsis : Jonathan et son amie Rebecca emménagent dans la vaste demeure que le jeune homme vient d’avoir en héritage. La maison appartenait à son père mais Jonathan ne l’a pas connu. En inspectant la bibliothèque, Jonathan découvre de nombreux livres de magie noire. Au cours d’une soirée, Jonathan pratique un rite d’initiation sans succès apparemment. Il devient de plus en plus accro à ces pratiques et suit avec méthodologie les instructions des livres. Bientôt, il parvient à faire surgir de petites créatures démoniaques et acquiert de plus en plus de puissance…

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Bien que prévu originellement pour une sortie en 1983 avec Charles Band à la mise en scène et Stan Winston aux effets spéciaux, la production de Ghoulies est retardée, l’équipe change, et le film débarque en Mars 1985 sur les écrans Américains. Soit un an après la sortie de Gremlins. La comparaison est donc inévitable, alors qu’au départ, il faut bien avouer que la saga Ghoulies ne copiera les Gremlins qu’à partir du second opus en 1988, en faisant simplement un ersatz au même titre que la saga Critters. Mais ce premier opus, ne mettant donc pas spécialement ses très moches Ghoulies en avant, s’avèrent en réalité d’une qualité catastrophique. Peu importe qu’on le prenne pour un copiage de Gremlins (ce qu’il n’est pas, du moins pas encore) ou comme un film n’ayant vraiment pas grand-chose à voir et parlant donc de secte et magie noire, avec des Ghoulies en arrière plan, c’est catastrophique. L’introduction met dans le bain, avec ses décors gothiques un peu ratés (une cave quoi), un méchant à la voix grave (et aux yeux verts), une secte (au nombre de six pèlerins), et les fameux Ghoulies, mal animés, lents et pas beaux, non pas créés par Stan Winston mais par John Carl Buechler. Ça fait mal. L’intrigue reprend ensuite des années plus tard où le jeune Jonathan, un descendant de monsieur magie noire, récupère le grand château.

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Il s’y installe avec sa petite amie Rebecca et forcément, il va découvrir la cave, un livre de magie noire, inviter ses amis pour une crémaillère, et tenter de faire de la magie, ce qui va réveiller les créatures mal foutues, et pire, super méchant qui veut revenir à tout prix. Heureusement, le jardinier, ancien traitre de la secte (donc un gentil), surveille, et en plus, est joué par Jack Nance (Eraserhead, puis un petit rôle dans tous les Lynch jusque Lost Highway, car RIP…). Et là, malgré ses 1h21, on s’emmerde. Tout est lent, très lent, car fauché, les monstres se déplacent à une vitesse d’escargot, le méchant tarde à revenir, tout le monde enlève et met ses lunettes de soleil toutes les deux secondes, et puis c’est à peu près tout. On ne comprend pas dans quelle cour le film veut jouer. Est-ce de la comédie ? Car ce n’est pas franchement drôle, voir pas du tout ! Est-ce de l’horreur ? Pas vraiment non plus, l’ensemble se traînant en longueur, le méchant étant raté, tout comme les monstres, et l’ambiance est aux abonnées absentes.

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Alors oui, Empire Pictures (quelle grande compagnie !) n’avait qu’un seul million pour réaliser le métrage, ce n’est pas énorme, mais tout de même. Quand on voit ce que Carpenter faisait avec moins quelques années plus tôt avec Assaut, Halloween et Fog, on peut se poser des questions. Charles Band, producteur donc, a eu uniquement l’idée de génie avec sa campagne promo avec ses monstres sortant des toilettes, comme on peut le voir sur la pochette du film, ce qui attira la curiosité (et permit au film de récolter 35 millions au box office… WTF). Sauf qu’à aucun moment cet élément n’est présent dans le métrage (il faudra véritablement attendre le troisième film de la saga). Ghoulies, le premier, est un foutage de gueule, et finalement, annonce la couleur de la saga : ce n’est assurément pas bon. Entre son premier mou du genou où on attend son final avec impatience alors qu’il est aussi mauvais que le reste, son second beaucoup plus digeste et plus proche de Gremlins, son troisième complètement débile et assumé (et donc, parfois insupportable) et son quatrième rare et oublié, Ghoulies, on peut le dire, c’est de la merde !

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3
Les plus

La campagne marketing

Les moins

Les Ghoulies en arrière plan

Que c’est fauché

Il ne se passe absolument rien

 

En bref : Ce premier opus, n’ayant au final pas grand-chose à voir avec les suites ou même avec Gremlins, ennuie plus qu’autre chose. Magie noire ratée, monstres ratés, rythme absent. Paye ta sieste Ghoulies, paye ta sieste !

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