THE WICKED WITHIN de Jay Alaimo


the-wicked-within-poseterTHE WICKED WITHIN

Titre original : The Wicked Within
2015 – Etats Unis
Genre : Fantastique
Réalisation : Jay Alaimo
Musique : Ali Helnwein
Scénario : Stephen Wallis
Avec Sienna Guillory, Gianni Capaldi, Sonja Kinski, Enzo Cilenti, Michele Hicks et Eric Roberts

Synopsis : Un an après la mort de l’enfant que portait Bethany, la famille se réunit pour un repas. Mais des événements étranges débarquent et Bethany semble possédée.

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The Wicked Within, je ne sais pas pourquoi, j’avais envie de l’aimer. Sans doute parce qu’il faisait parti de la série de films produit par After Dark, 8 Films to Die For. Des films souvent inégaux mais pas inintéressants. En effet, After Dark Films s’était lancé dans la production de ces métrages dés 2006, et nous avait offert par exemple Abandonnée de Nacho Cerdà, que j’avais beaucoup aimé, ou encore The Gravedancers, le film le plus normal de Mike Mendez (Le Couvent, Big Ass Spiders). Même Wicked Little Things, renommé Zombies en France, n’était pas si mal. The Wicked Within est donc dans la cuvée 2015, qui ne fait pas si envie que ça au vue des différentes pochettes. Et en lançant le film, oh surprise, Eric Roberts est au casting, et quelques plans plus tard arrive une actrice que je ne connaissais pas, mais dont j’ai reconnu le lien de parenté juste avec son regard, son visage. Sonja Kinski, la fille de, bingo, Natassja Kinski. Et on nous propose donc une histoire simple, un repas de famille, des secrets qui seront révélés, la présence d’un esprit démoniaque et oh, une possession. Et qui dit possession dit exorcisme. Et rares sont les bons films d’exorcismes. Et The Wicked Within au final ne va pas venir rehausser le niveau malheureusement. Car The Wicked Within n’est pas vraiment un bon film de genre.

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Il ne commence pas si mal, en parvenant à nous intéresser en quelque sorte, et en nous balançant quelques thèmes qui auraient pu être sympathiques malgré la présence d’un procédé un peu trop commun de nos jours : le film raconté par les personnages avec une narration qui commence donc après les événements qui nous intéressent. Un psychologue travaillant pour la police (ce bon vieux Eric Roberts) essaye de discerner la vérité des mensonges en interrogeant les survivants d’une soirée bien étrange, d’une soirée qui n’était qu’une réunion de famille, dont l’un des membres essayait depuis déjà un an de faire le deuil de son enfant. Au début du métrage, nous sommes donc face à un classique diner où plusieurs personnages se confrontent, se mentent, se foutent sur la gueule, cachent la vérité. Et quand finalement, le fantastique débarque dans le récit, le film se casse magistralement la gueule petit à petit pour ne devenir qu’un film de possession lambda et surtout un film bien ridicule.

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Sienna Guillory doit donc jouer la possédée, et en fait souvent des tonnes. Et possession oblige, on aura droit à une jeune femme ayant des pouvoirs surnaturels, à l’irruption d’un prêtre dans le récit pour exorciser la jeune femme, à des dialogues vulgaires. Du classique. Mais là où The Wicked Within ne fonctionne vraiment pas, c’est qu’il ne parvient jamais à nous intéresser, à rendre ses retournements de situations plausibles, et pire, ne parvient à jamais à instaurer une ambiance stressante. Alors quand les seules choses sur lesquelles on peut se rabattre sont de mauvais CGI, quelques retournements de situations peu palpitants et un prêtre qu’un personnage va tenter de draguer, c’est bien peu. Sans parler du retournement de situation final que l’on voit quelque peu venir et qui n’a que peu d’intérêt. Pour autant, avec son très faible budget, The Wicked Within parvient à délivrer quelques bonnes choses. Visuellement, CGI à part, le film est plutôt solide, et certains acteurs sont plutôt bons. Mais The Wicked Within n’est qu’un film de genre surfant sur un genre en particulier (la possession démoniaque) et le faisant sans rien ajouter, et en oubliant qu’il faut impliquer un minimum le spectateur pour qu’il s’y intéresse.

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7
Les plus

Techniquement pas si dégueu

Eric Roberts et Sonja Kinski

Quelques bonnes idées au départ

Les moins

Aucune tension

Une possession bien oubliable

Des moments ridicules

Une utilisation ratée des CGI

 

En bref : The Wicked Within est une œuvre mineure et oubliable, un petit film qui ne fait pas vraiment les bons choix et part dans le film de possession ultra classique.

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