LES MAÎTRES DU MONDE de Stuart Orme


Maitres du MondeLES MAÎTRES DU MONDE

Titre original : The Puppet Masters
1994 – Etats Unis
Genre : Science Fiction
Réalisation : Stuart Orme
Musique : Colin Towns
Scénario : Ted Elliott, Terry Rossio et David S. Goyer d’après le roman de Robert A. Heinlein
Avec Donald Sutherland, Eric Thal, Julie Warner, Keith David, Will Patton et Richard Belzer

Synopsis : Sam Nivens, jeune agent de l’Office of Scientific Intelligence, est envoyé en mission à Ambroose, petite bourgade de l’Iowa, en compagnie de son père Andrew Nivens, directeur de l’O.S.I, et Mary Sefton, une brillante scientifique de la Nasa experte en morphologie extraterrestre. Ils sont confrontés à un type d’invasion alien pouvant parasiter les êtres humains…

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Les Maîtres du Monde, c’est le film qui m’attirait un max à sa sortie. J’étais jeune, je voulais voir tous les films de genre, il y avait Donald Sutherland qui luttait contre une invasion extra-terrestre, tout ça tout ça. Puis au fur et à mesure des années, malgré des clins d’œil dans certains métrages (The Faculty de Robert Rodriguez par exemple), le métrage perdu de son intérêt à mes yeux. Oui, avec la même histoire, j’avais déjà vu les trois premières adaptations de L’Invasion des Profanateurs, et puis l’œuvre littéraire sur laquelle se base le métrage n’était pas ma tasse de thé. Oui, si j’aime l’adaptation Starship Troopers de Paul Verhoeven, le livre en lui-même, ce n’est pas mon genre de lecture. Donc Les Maîtres du Monde adapté de Robert A. Heinlein, ça me bottait tout de suite moins. Mais il ne faut pas s’arrêter à ça, et c’est donc bien tardivement que j’ai décidé de me lancer dans une séance de rattrapage. Les Maîtres du Monde donc date de 1994, et à Hollywood, on essaye de relancer doucement la petite mode des invasions extra-terrestres, que ce soit à budget modeste comme Body Snatchers en 1992 ou ici, ou à plus gros budget (Independence Day en 1996). Pour bien mettre le spectateur en confiance, on prend Donald Sutherland, qui avait déjà lutté contre une invasion dans la version de 1978 de L’Invasion des Profanateurs, et le tour est joué ! Trois scénaristes adaptent le roman (dont un tout jeune David S. Goyer, qui livrait la même année le scénario de The Crow pour Alex Proyas), et c’est parti !

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Les Maîtres du Monde n’est pas un mauvais film en soit, je n’ai pas lu le roman et ne pourrait donc pas comparer les deux œuvres, mais son principal souci est de bien trop souvent chercher à se rapprocher de ce que l’on connait déjà. Oui, des parasites qui contrôlent l’esprit humain afin de dominer le monde, et bien c’est justement L’Invasion des Profanateurs, et comme la dernière version date de 1992, et bien la ressemblance est d’autant plus frappante. Mais ici, pas de plante, ou de reproduction des humains non, mais plutôt un parasite assez visqueux qui vient se coller sur notre dos pour s’attacher directement à notre système nerveux. Les parasites, en réalité, il n’y en a qu’un, puisque les envahisseurs partagent tous le même esprit. Détruisez la source, et ils meurent tous. Le propos, bien que pas franchement nouveau, n’est pas inintéressant, et Stuart Orme à la mise en scène semble croire à son histoire, rythmant parfaitement son récit, ne délivrant que peu de temps mort, en se focalisant sur principalement trois personnages. Le scénario est propice à jouer sur la paranoïa, sur les moments étranges et les découvertes macabres plus le film avance. Certes certaines situations sont courues d’avance, comme l’infection de certains personnages, certaines péripéties, mais on se prend au jeu.

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Là où le film déçoit au final, c’est dans l’aspect très Hollywoodien de son approche. L’histoire se rapproche fortement de celle de L’Invasion des Profanateurs donc, mais son approche visuelle est Hollywoodienne. Pas de ton sombre et nihiliste ici, pas de pertes dans les grands personnages, pas de grandes surprises scénaristiques, le film garde son ton grand public, malgré l’aspect parfois un peu gluant des parasites. Les effets spéciaux des créatures sont convaincants, le film ne se perd dans des effets approximatifs que lorsqu’il a recours, notamment lors de quelques scènes finales, aux incrustations (franchement moches). Mais si en le prenant pour ce qu’il est, à savoir du grand spectacle made in Hollywood, le métrage passe néanmoins comme une lettre à la poste et parvient même par moment à surprendre, sa mise en image va dans la même direction. Lorsque les personnages doivent se rendre dans le nid des parasites, on sent que la production veut rester dans un ton visible de tous, et malheureusement, cela donne un côté beaucoup trop propre. La musique ira dans la même direction, en cherchant le plus souvent à en faire beaucoup trop, et c’est dommage. On aurait aimé plus de prises de risques, et surtout un projet au final avec un vrai regard de cinéaste dessus. Divertissant donc, mais vite oubliable.

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12

Les plus:

Une invasion divertissante

Quelques bonnes idées

Le design des parasites

Les moins:

Un emballage beaucoup trop Hollywoodien

Assez prévisible

 

En bref : L’Invasion des Profanateurs, version Hollywood et grand public. Donc forcément, un happy ending, un propos plus clair et moins nihiliste, et une musique moins expérimentale. Divertissant malgré tout.

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