THE STATION de Marvin Kren


The StationTHE STATION

Titre original : Blutgletscher – Blood Glacier
2013 – Autriche
Genre : Fantastique
Réalisation : Marvin Kren
Musique : Marco Drecckötter et Stefan Will
Scénario : Benjamin Hessler et Marvin Kren
Avec Gerhard Liebmann, Edita Malovcic, Santos, Hille Beseler, Peter Knaack et Felix Römer

Synopsis : Plusieurs scientifiques travaillent dans une station d’observation située dans la partie Autrichienne des Alpes. Alors que Janek explore le glacier, il découvre une étrange substance rouge dans un coin reculé de celui-ci. La substance semble contaminer les organismes qu’elle touche, pour en modifier l’ADN et ainsi créer de nouvelles espèces mutantes.

Station01Station02Station04Station05Station06Station07

Modeste production Autrichienne à petit budget repérée en festival et considéré par certains comme le The Thing Autrichien, The Station (ou Blood Glacier) a immédiatement attiré mon attention. Les films se déroulant dans la neige, c’est rare, alors si on me vend une ambiance façon The Thing, je fonce ! Certes, mes précédentes tentatives dans le cinéma de genre Autrichien n’étaient pas des réussites (le lent et « tout ça pour ça » Goodnight Mommy, le slasher ultra classique Trois Jours à Vivre), mais j’aime fouiller en espérant dénicher la perle. The Station, bien que loin d’être exempt de défauts, fut en quelque sorte cette perle, puisqu’il contient beaucoup d’éléments qui me tiennent à cœur, à commencer bien entendu par l’utilisation d’effets spéciaux mécaniques au lieu des CGI que l’on utilise dans ce genre de productions de nos jours. Puis il y a une ambiance, une vraie, un sous texte qui nous ramènerait presque dans les années 80 (la nature endommagée par l’homme, mais qui va prendre sa revanche), des scènes de tension qui fonctionnent. Bref, oui, The Station, ça m’a bien plu ! Ça aurait pû être mieux, mais à l’image de ces montagnes étranges qui semblent recouvertes de sang, l’aventure s’est avérée prenante, dépaysant, et parfois tendue. Ce que j’en attendais en quelque sorte donc. Ici, une équipe de scientifiques dans les Alpes, des glaciers qui fondent car l’homme, il fait que des conneries, des personnages humains et intéressants pour certains (Janek, son ex), stéréotypés et certes un peu cons pour d’autres (ah ces scientifiques, ils n’arrivent à rien gérer mais non, on ne dit rien à personne, on garde tout secret… monumentale erreur).

Station08Station09Station10Station11Station12Station13

The Station commence même remarquablement bien tant on aurait l’impression de se retrouver dans les années 80. Le héros plutôt antihéros, alcoolique, associable, surtout proche de… son chien (en voyant l’animal, vous pouvez vous douter de ce que j’ai pensé en pensant à The Thing…), qui reste bloqué dans cette station perdue de son plein gré alors que le reste de l’équipe changement tous les ans, moi j’aime ! Et puis en un rien de temps, lors d’une petite promenade scientifique en montagne, c’est le drame. L’ouverture du film nous indiquait bien dés le départ que la montagne était mourante à cause de l’homme, que la nature n’était plus ce qu’elle était, mais voir soudainement une montagne recouverte d’un liquide étrange rouge, comme pour indiquer qu’elle va mal et aussi indiquer le danger qui se prépare, et bien ça a de la gueule. Surtout que la mise en scène de Marvin Kren joue plutôt bien avec l’ambiance et la tension, et que le score musical vient en rajouter une couche. Et rapidement, tout dérape, mais bien comme il faut, puisque si il est bien question d’un organisme qui va faire des folies avec des espèces existantes, façon The Thing donc oui. Si derrière, le film nous balance, comme à la bonne époque, une explication scientifique presque rationnelle (oui, pas de créature venant de l’espace ici), il faut avouer que le concept même permet bien des folies.

Station14Station15Station17Station18Station19Station20

Et le réalisateur lui va se faire plaisir. Ici, le fameux liquide rouge contamine les animaux, mais également les humains, et va mélanger l’ADN de son hôte avec les différents ADN de ce qu’il aurait pu manger. Les possibilités sont donc énormes, et le film nous balance des créatures qui ne donneraient pas envie de s’aventurer dans cette partie des Alpes, comme le renard scarabée ! En allant de surprises en surprises, le métrage parvient à gérer sa tension, et même à nous donner quelques scènes qui ne seront pas sans rappeler quelques films cultes (The Thing donc, on aura même une autopsie, Alien et j’en passe). Dommage par moment que le métrage ajoute quelques personnages de manière étrange (la joggeuse par exemple), et que les scientifiques restent parfois cloitrés dans leur bêtise (car moi, une bactérie faisant muter les espèces entre elles et pouvant se répandre rapidement, je ne garde pas le secret, j’appelle direct l’armée). Malgré son manque de budget (certaines attaques avec pas mal de gros plans), Marvin Kren livre le spectateur que l’on attendait, une pure série B, parfois bien tendue, parfois bien sanglante, et avec surtout une ambiance fort réussie, jusqu’à son final, contenant des images finales marquantes, le tout avec si peu de CGI (de vue comme ça, je dirais juste une seule créature pour les plans larges, et quelques effets de flamme), chose trop rare pour le souligner.

Station21Station23Station24Station25

13

Les plus:
Une ambiance parfois bien tendue
Les monstres, en effets mécaniques
Quelques images marquantes
Les moins:
Quelques personnages et éléments clichés

En bref : The Station, malgré son explication scientifique différente, c’est bien le The Thing Autrichien, avec pleins de bestioles mutantes bien agressives et surtout présentes sur le plateau. Jouant bien sur la tension et l’hémoglobine, le métrage souffre de quelques défauts mais le spectacle est là.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s