Critique jeu vidéo : OMEGA QUINTET


Omega-Quintet-Box-Art_001OMEGA QUINTET

2014
Studio : Compile Hearts
Editeur : Idea Factory International
Genre : J-RPG
Multijoueur : Non
Joué et testé sur : PS4
Existe sur : PS4
Support : 1 disque

Synopsis : Le monde a été anéanti par le « Blare », affectant l’esprit humain et amenant des monstres dans notre monde. Heureusement, un groupe de « Verse Maidens » lutte contre ces créatures pour sauver l’humanité.

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À sa sortie, les RPG sur Playstation 4 étaient rares, voir inexistants. Jusqu’à la sortie le 1er Mai 2015 en Europe de ce Omega Quintet. Comment ça vous ne connaissez pas ?? Bon, pas bien grave, passons. Omega Quintet, c’est un JRPG développé par Compile Hearts. Pour ceux qui connaissent un peu, ce sont les responsables des RPG Hyperdimension Neptunia ou encore Fairy Fencer F. Oui, des jeux qui existent chez nous aussi, en japonais sous titrés anglais car l’éditeur ne devait pas y croire des masses. Il faut dire qu’en se penchant un peu dessus, et sur le studio de manière générale, ils ne livrant pas forcément des jeux que l’on pourrait qualifier de beaux. En fait, passer le character design fort sympathique, on se retrouve souvent devant des jeux moches, indignes de la console, avec des décors bien vides. Omega Quintet, c’est exactement ça. Quand l’aventure commence, on a du dialogue, des écrans fixes aguicheurs, des personnages tout kawaii au design réussis (on adhère ou pas, mais dans le genre, c’est bien foutu), et une fois que le jeu nous dit « ayé, c’est à toi de jouer », on retourne à la réalité, les décors sont moches, cruellement vides, les zones à explorer finalement assez petites. Et pourtant, pour une raison que la raison ignore (ça va, je suis philosophique là ?), et bien on se prend au jeu, et oui, j’admet, je l’ai terminé deux fois, dont une fois en mode avancé ! Et pour oser terminer un jeu estampillé Compile Hearts en mode avancé, je vous le dis clairement, il faut le vouloir ! Car c’est typiquement le genre de mode qui ne fait pas de cadeau, enfin si, pour mieux nous avoir ensuite. Un mode avancé qui aurait pu s’appeler « le jeu te latte la gueule, soit crispé sur ta manette ».

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Bref, Omega Quintet, un RPG assez étrange. Le joueur va jouer des « Verse Maidens ». Oui, pour ne pas sonner ridicule, je reprends les termes de la version anglaise du jeu, sans tenter de les traduire. En gros, des idoles qui se battent contre des gros monstres pour sauver le monde. Découpé en 10 chapitres (ou 9 si on a la mauvaise fin car on est un gros faignant), l’aventure nous met dans la peau de ces jeunes demoiselles, au départ juste trois, puis au final cinq (d’où le titre, vous savez, Quintet, cinq !). Nous évoluons dans le bureau de ces maidens, puis l’on prend des missions principales, ou secondaires dans la ville, et on se ballade dans les différentes maps pour accomplir les objectifs. Des objectifs finalement assez répétitifs, puisqu’il s’agira de tuer du monstre, de plus en plus gros et puissant, ou de récupérer des objets perdus pour les ramener à son propriétaire. La prise en main est relativement facile pour qui a déjà touché un RPG, mais se fait au final bien plus complexe et subtil quand on se penche sur son système. Car oui, si on zappe quelques explications ou que l’on ne fait pas attention, arrivé à la moitié du jeu, on pourra se retrouver à farmer pendant des heures pour augmenter de niveau et récupérer des points de compétences.

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Car oui, Omega Quintet, c’est au final très technique. La vie et la magie ne remontent pas entre les combats, donc soit il faut le stock d’objet, soit il faut retourner au bureau où tout remonte. Pour apprendre des compétences, c’est un système de disque où l’on dépense des points. Chaque personnage a grosso modo les mêmes compétences, sauf que certaines ne fonctionnent qu’avec certaines armes, et pour faire certains coups, il faudra équiper certains personnages de compétences et d’autres personnages d’autres compétences. Ainsi, faire le petit malin (comme moi au premier run) en voulant acheter toutes les compétences, et quand une quête nous demandera de faire un super coup spécial bien spécifique, on se retrouvera un peu à se dire « merde, j’aurais du acheter les bonnes compétences pour les bons persos, il me manque 50 points pour ça, et j’en ai que 5 par niveaux… » Niveau combats, si ça reste du RPG classique au tour par tour en apparence, c’est un peu le même dilemme. C’est-à-dire que c’est beaucoup plus complexe. À droite de l’écran, on peut voir la liste des tours, qui change en fonction du nombre de coups que notre personnage donne (plus on frappe, plus on se retrouve loin), et nous aurons le choix entre attaque physique (coup d’épée, ou de marteau, enfin l’arme de base quoi), attaque magique, puis les attaques spéciales, puis si on entre en mode « harmonics » (il faut pour cela que les personnages soient les uns après les autres dans la liste du tour), on pourra accéder à un autre menu avec des attaques groupées, et dévastatrices. Oui, technique. À chaque personnage, un certain nombre de coups, et donc d’attaques, ou la possibilité de se défendre pour réduire les dommages de la prochaine attaque et éviter d’être empoissonné par exemple.

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Mais c’est encore une fois plus complexe que ça, même au niveau de l’équipement, puisque si par exemple nous pouvons changer les tenues des personnages, et les équiper d’items permettant d’avoir plus de vie, ou de magie, ou de résister aux attaques qui endorment le personnages ou l’handicapent, il faut savoir que notre tenue prend aussi des dégâts. Et qu’une tenue totalement déchirée (désolé les pervers, nos héroïnes seront dans le pire des cas en sous vêtements) retire tous nos attributs. Vous aviez mis 5 objets pour qui donnaient 5000 points de vie en plus chacun et votre tenue est détruire. Vous retournez à votre barre de vie originale et minable… Dure vie chez Compile Hearts. Technique, subtil et cruel, oui Omega Quintet l’est très souvent. Le challenge se corse en mode avancé car si l’on pourra passer plus de la moitié du jeu sans encombres, les derniers ennemis deviennent alors robustes, et une fois qu’ils auront prit assez de dégâts, ils n’hésiteront absolument pas à briser la liste du tour pour vous attaquer de 3 attaques d’affilés, qui pourront au choix endormir vos personnages et permette au boss de vous attaquer 10 fois de suite, ou tout simplement vous attaquer 3 fois d’une attaque surpuissante qui retirera toute la vie de vos 5 personnages, d’un coup. Game Over !

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Bref, passons le gameplay, vous avez compris, c’est technique, il y a du challenge mon petit ! Si visuellement, c’est souvent assez moche et pas toujours très bien animé (voyez les sauts des personnages et riez), les développeurs nous offrent quelques mondes variés (une plaine, un désert, deux villes, une base). Ça reste classique mais plaisant. Mais il faudra revenir dans chacun des lieux car au fur et à mesure de notre avancée, nos personnages débloqueront des capacités leur permettant de mieux explorer l’environnement. Oui, peu de lieux donc, mais des lieux vastes qui se débloquent au fur et à mesure. Le jeu, si on le fait correctement, pourra se terminer en une cinquante d’heures, plutôt honnête, mais par contre, vouloir la bonne fin impliquera de nombreuses heures en plus, en faisant la majorité des quêtes secondaires, en parlant à tous les personnages pour augmenter leur affection, mais également en augmentant notre popularité auprès du peuple. Car oui, certaines quêtes secondaires ne se débloqueront qu’avec certaines conditions. Et autant le dire que la mauvaise fin, elle est brute, nette, incomplète, avec un boss simple, des derniers instants qui te font dire « oh c’est tout ? ». Et la bonne fin, elle est longue (un chapitre de plus), dure, exigeante.

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Omega Quintet, vous avez bien vu, ce n’est pas parfait. C’est même moche, parfois cruel, la difficulté augmente d’un coup vers la fin, si on ne fait pas attention on se tape une fin de merde. Et pourtant, il y a quelque chose d’attachant dans ce jeu. Il y a du challenge déjà, quelques personnages attachants (Aria), beaucoup de choses à débloquer. Autant de choses qui énervent et ne sont pas au point que de choses qui plaisent et paraissent exigeantes. Forcément, loin d’être parfait donc, il en rebutera même plus d’un, tandis qu’il plaira à d’autres qui passeront outre ces défauts. Est-ce que je conseille le jeu ? Tout dépend de vos exigences de gamers ! L’expérience m’a personnellement plu malgré un début rebutant et un premier run catastrophique (mauvaise fin, compétences apprissent n’importe comment). Puis, il faut aimer les RPG, la baston, ne pas en demander trop aux graphismes, et surtout lire beaucoup de texte. Et si on joue en mode avancé, il faut aimer voir l’écran de game over, avoir les mains moites sur la manette, et se dire qu’on va aller passer une heure ou deux à l’entraînement pour booster ces personnages.

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13

Les plus:

Une aventure longue

Un gameplay exigeant

Une aventure sympathique

Quelques personnages attachants

Les moins:

Que c’est moche

La difficulté qui tombe d’un coup en mode avancé

Les erreurs si l’on a pas tout écouté

En bref: Pas le RPG du siècle, mais un jeu sympathique qui plaira à certains et sera détesté par d’autres.

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