CURVE de Iain Softley


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Titre original : Curve
2015 – Etats Unis
Genre : Suspense
Réalisation : Iain Softley
Musique : Ed Shearmur
Scénario : Kimberly Lofstrom Johnson et Lee Patterson

Avec Julianne Hough, Teddy Sears, Kurt Bryant, Madalyn Horcher et Peneloppe Mitchell

Synopsis : Parti pour un long voyage afin de rejoindre son fiancé, une jeune femme prend en stop un homme qui va la terroriser. Finalement piégée dans sa voiture accidentée, elle doit faire face à son bourreau.

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La société Blumhouse n’arrête pas de nous abreuver de petits films tournés pour trois francs six sous. Curve, leur dernier né, n’aura pas eu les honneurs d’une sortie en salle en France par contre, devenant directement un DTV. Est-ce que cela signifie que le métrage est incroyablement mauvais ? Bon, quand on voit des Ouija, Unfriended, Sinister 2 et Paranormal Activity 5 sortir en salle et un The Green Inferno passer par la case e-cinema, rien n’est moins sûr. Durant à peine 1h30, le verdict tombe rapidement. Non, Curve n’est pas une bouse. Dans son domaine, il se fait même très efficace. Parfois un brin facile et vulgaire, mais il se montre divertissant, rythmé et plutôt bien foutu avec son budget que l’on devine ne pas dépasser les 5 millions comme c’est le cas souvent avec Blumhouse. Donc ici, nous avons l’histoire d’une blonde, qui tombant en panne, se fait sauver par un blond (je résume super bien je sais). Pas de bol, et le monsieur ne le cache pas vraiment longtemps, mais il a des tendances plutôt psychopathes et vulgaires, ce qui fera paniquer notre héroïne et précipitera la voiture dans un ravin. Et là, c’est parti pour une heure en huit clos, notre héroïne ayant sa jambe bloquée dans la voiture retournée.

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Encore un concept minimaliste donc, à mi-chemin entre le film de psychopathe et le pur survival. Et on s’en doute, l’ensemble tournera avant tout sur deux acteurs seulement. Quelques autres personnages rejoindront l’histoire mais ce sera tardif. Heureusement, le métrage parvient à ne pas ennuyer, le réalisateur faisant du bon boulot malgré l’espace restreint de son histoire (une voiture). Pour les connaisseurs à bonne mémoire, Iain Softley aura réalisé il y a déjà pas mal d’années K-PAX avec Kevin Spacey, puis plus grand chose de passionnant ou de connu. Il se montre ici plutôt inspiré, et bon directement d’acteur en général, même si niveau caractérisation des personnages, on aura connu beaucoup plus subtil, mais là est un souci de scénario. Julianna Hough se montre très convaincante dans son rôle, enfermée et bloquée la plupart du temps dans sa voiture, tandis que face à elle Teddy Sears fait également du bon boulot malgré l’écriture relativement cliché de son personnage. Car oui, monsieur débarque quand madame est en panne, et donc, pour coller au cliché, il débarque torse nu. Monsieur est méchant donc cliché, il devra parler mal rapidement et surtout parler de sexe.

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Ainsi, avec ces quelques clichés, on rentre beaucoup plus facilement dans la partie survival du métrage, avec cette femme qui fait tout pour survivre, se réchauffant comme elle peut alors qu’il fait nuit, mangeant ce qu’elle trouve autour d’elle, que par la partie du psychopathe, beaucoup plus convenu et finalement moins passionnante. Le suspense est pourtant relativement présent, grâce au bon jeu des acteurs et un rythme qui ne perd pas de temps, surtout qu’entre le froid, la pluie, la tempête et le tueur qui rode, notre jeune femme a beaucoup de soucis et pas toujours beaucoup de temps pour réfléchir. Curve se fait alors divertissant, jusqu’à sa dernière partie qui bouge un peu plus et nous sort enfin de son aspect huit clos, jusqu’à un final assez prévisible mais pas désagréable pour autant. Sans prétention, relativement simple mais aussi relativement efficace malgré quelques fautes de goût, Curve est plutôt une bonne production de la part du studio, et prouve que parfois, pas besoin de milles artifices pour faire un film divertissant et prenant.

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12

Les plus:

Deux acteurs convaincants

Un métrage rythmé

Plutôt efficace et bien foutu

Les moins:

Des facilités

Quelques clichés mal venus

 

En bref: Curve n’invente rien, mais du haut de ses 1h26, il se montre efficace.

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