MASSACRE AU CAMP D’ÉTÉ de Robert Hiltzick


massacre au camp d'étéMASSACRE AU CAMP D’ÉTÉ

Titre original : Sleepaway Camp
1983 – Etats Unis
Genre : Slasher
Réalisation : Robert Hiltzik
Musique : Edward Bilous
Scénario : Robert Hiltzik

Avec Felissa Rose, Jonathan Tiersten, Karen Fields, Christopher Collet, Mike Kellin et Katherine Kamhi

Synopsis : Le jeune Jonathan est envoyé en colonie de vacances avec sa cousine Angela, très réservée. Elle aura du mal à s’intégrer et sera victime des moqueries des autres. Et pour ne pas faciliter les choses, un mystérieux tueur sème la panique au camp d’été !

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Je l’ai déjà dit et redit, mais le début des années 80, c’était l’époque d’or du slasher. Tout le monde s’y mettait, toutes les fêtes y passaient (Halloween, Vendredi 13, le 1er Avril, Noël), on avait même eu le tueur rescapé de la seconde guerre mondiale avec The Prowler. Robert Hiltzik décide en 1983 de s’y mettre aussi en signant Massacre au Camp d’Été, alias Sleepaway Camp. Un film difficile à voir en France (pas de dvd), mais rapidement devenu culte aux Etats Unis, où le métrage eu droit récemment à une sortie en Blu-Ray. Un film culte qui donna naissance à une saga assez étrange, un autre réalisateur prenant le relais pour les deux opus suivant pour transformer le slasher sérieux en slasher fun et con, avant un quatrième opus inachevé, la compagnie de production faisant faillite en plein tournage, puis un cinquième opus signant le retour de Robert Hiltzik au scénario et à la mise en scène. Qu’est ce qui a fait que Sleepaway Camp est devenu culte ? Et bien, il faut avouer que la réponse arrive tardivement, puisque ce sera finalement les cinq dernières minutes du métrage qui donnèrent au métrage ses lettres de noblesse. Non pas que la révélation du tueur soit un choc (quoi que si quand même), puisqu’on le voit venir en cours de métrage, mais sa mise en image a de quoi traumatiser plus d’un spectateur encore aujourd’hui. On peut donc facilement imaginer qu’à l’époque, c’était carrément l’électrochoc. Mais il faut également avouer qu’avant ces cinq dernières minutes, Sleepaway Camp n’est pas le slasher qui révolutionne le genre, loin de là.

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Pourtant la scène d’ouverture présage le meilleur, avec un accident de bateau venant tuer un père de famille et un de ses enfants. Choc. Mais passé cet événement, le film se heurte à un gros souci : le jeu des acteurs. Entre la tante envoyant ses enfants au camp d’été qui doit jouer un peu la folle et surjoue chaque instant et les autres acteur une fois au camp, que ce soit moniteurs ou enfants, ce n’est pas glorieux. Ça fait même peur parfois, pas dans le bon sens du terme. Surtout que l’ensemble se veut très sérieux sur toute la ligne. Quelques idées heureusement donnent immédiatement un côté assez osé au métrage d’emblée, comme ce cuisinier qui va d’entrée de jeu tenter d’abuser des enfants… Heureusement, l’instant d’après, le voilà brûlé gravement et évacué d’urgence ! Bien fait pour lui ! Dès l’arrivée des enfants au camp, Sleepaway Camp se fait un slasher tout ce qu’il y a de plus banal, avec des moniteurs parfois chiants, parfois tête en l’air et ayant la tête à autre chose, des ado turbulents, certains blagueurs, d’autres qui martyrisent. Il faut dire qu’Angela est très réservée, voir quasiment muette une bonne partie du métrage, et que certaines personnes la détestent immédiatement, puisqu’elle ne participe que rarement aux activités et qu’un garçon l’apprécie immédiatement.

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Rien d’exceptionnel donc, certaines idées se voyant anéanties par le jeu des acteurs. Et les meurtres ? Oui qui dit slasher dit meurtre, et si leur exécution en soit est souvent suggérée (on ne verra pas de couteau pénétrer la chair ou autre), le résultat lui sera ouvertement montré, nous proposant des effets spéciaux réussis, et certains meurtres sont originaux, comme celui de la ruche balancée dans les toilettes. Si jusque là, Sleepaway Camp est divertissant bien que bourré de défauts, et n’a rien d’inoubliable si on le compare à l’actrice concurrence du début des années 80, c’est comme dit plus haut son final qui vient faire l’effet d’un choc, en particulier sa dernière image, qui reste gravée dans les mémoires. Grâce à ces instants, Sleepaway Camp passe facilement de slasher sympathique mais parfaitement oubliable à une œuvre plus forte et osée, et s’éloignant quelque peu des autres métrages du genre, de par l’identité de son tueur déjà, mais également de par ses victimes : des adolescents, pour certains encore loin de l’âge adulte ! Osé je vous dis.

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13

Les plus:

Une bonne ouverture

Les cinq dernières minutes

Un slasher sympathique

Les moins:

Une première heure finalement très classique

Ça ne joue pas vraiment très bien

 

En bref : Un slasher de plus, qui aurait pu tomber dans l’oubli. Sauf que non, son final osé aura tellement marqué les esprits que c’est devenu culte ! Sympathique.

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