COLD IN JULY de Jim Mickle


Cold in JulyCOLD IN JULY

Titre original : Cold in July
2014 – Etats Unis
Genre : Policier
Réalisation : Jim Mickle
Musique : Jeff Grace
Scénario : Jim Mickle et Nick Damici d’après le roman de Joe R. Lansdale

Avec Michael C. Hall, Sam Shepard, Don Johnson, Vinessa Shaw, Nick Damici et Wyatt Russell

Synopsis : Au Texas en 1989, Richard Dane, encadreur, est réveillé en pleine nuit par des bruits dans sa maison. Aveuglé et apeuré par la lampe torche du cambrioleur, il l’abat. La police identifie Freddy Russell, un criminel recherché. Le père de ce dernier décide de se venger… mais contre toute apparence, la situation est bien plus complexe qu’il n’y parait.

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Jim Mickle n’a certes pas une grande carrière, mais c’est un réalisateur à suivre. Oui, ces films sont référencés et rejoignent souvent le cinéma de genre, mais quand l’ensemble est bien fait et tient la route, où est le mal ? Cold in July est donc son quatrième film, après Mulberry Street, Stake Land et We Are What We Are. Et cette fois-ci, après les vampires (pour Stake Land), il s’attaque au polar. Mais pas n’importe quel genre de polar non, mais le polar très influencé par John Carpenter. Autant dans le fond que dans la forme. Pour accentuer l’hommage, son film se déroule bien entendu dans les années 80 (1989 pour être précis) ce qui permet en plus au réalisateur de se permettre une bande son au synthé que Carpenter n’aurait pas renié, et son film se déroule au Texas. Oui, le Texas, avec son sable, ses personnages bad-ass, les chapeaux de cowboy. Du Carpenter je vous dis ! Mais Jim Mickle ne livre pas un exercice de style vide et vain, loin de là. Là où certaines œuvres référentielles ne font qu’appuyer encore et encore l’hommage mais n’ont rien à raconter, Cold in July nous propose une histoire qui surprend, et en plus de cela des personnages forts auxquels on peut très facilement s’identifier.

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Premier bon point donc, son scénario. Cold in July s’amuse, toutes les demi-heure, à nous balancer un retournement de situation qui vient changer la donne, changer la direction prise jusque là, permettant ainsi de brasser plusieurs sous-genres du polar. Un peu de paranoïa, un peu de vendetta, quelques enquêtes, quelques rebondissements en soit assez classique (le gouvernement protégeant les témoins, les flics corrompus) et bien d’autres surprises s’invitent dans le métrage. Un scénario bien ficelé et surprenant bien que certains éléments soient révélés par les bandes annonces ou même le synopsis sur certains sites… Si le scénario change quelque peu toutes les demi-heures, nous apportant sans cesse des surprises, cela permet à Jim Mickle de soigner ses personnages en plus de maintenir la tension, et donc notre intérêt. Cold in July ne nous propose pas un mais trois personnages forts. Michael C. Hall (Dexter) joue un simple père de famille, avec une vie finalement assez banale et pleine de « pas de bol » qui tue par accident un cambrioleur et va se retrouver mêler à une histoire qui le dépasse. Malgré la peur et son sens du devoir envers sa famille, la curiosité va vite prendre le dessus sur le personnage.

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À ses côtés nous aurons Sam Shepard (découvert dans Les Moissons du Ciel de Terrence Malick, Mud), le père du malheureux cambrioleur, qui va chercher à se venger, et Don Johnson (Deux Flics à Miami) qui tient toujours la forme dans le rôle d’un détective privé éleveur de cochons, rien que ça. Si on pourra regretter, notamment en dernière partie, certains « bouleversements » un peu brutaux et faciles dans la psychologie de certains personnages, l’ensemble s’inscrit dans une certaine logique et ne choque pas. Et bien entendu, Jim Mickle soigne sa mise en scène pour faire passer le tout, réussissant à mettre une belle tension dans son métrage, grâce à des plans souvent simples mais judicieux, portés par le score musical de Jeff Grace, qui reste longtemps dans la tête. Autant en mise en scène qu’en terme de musique, et même de violence, rapide, brève, mais percutante, Mickle rend hommage à Carpenter avec un grand respect sans oublier de raconter sa propre histoire avec son propre style, et de livrer un regard assez froid sur la société et les personnages qu’il dépeint. Il manque peut-être par moment un peu de subtilité dans le traitement, mais l’ensemble fait plaisir à voir.

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150

Les plus:

Belle tension

Un film qui se renouvelle souvent

Bon trio d’acteurs

Une ambiance à la Carpenter

Les moins:

Quelques facilités scénaristiques

 

En bref : Jim Mickle prouve qu’il est définitivement à suivre. Il se fait plaisir en rendant hommage à ces films cultes des années 80, et le fait très bien.

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