AMITYVILLE 2 : LE POSSÉDÉ de Damiano Damiani


Amityville 2, le possŽdŽ Amityville II : The possession 1983 rŽal : Damiano Damiani COLLECTION CHRISTOPHEL

AMITYVILLE 2 : LE POSSÉDÉ

Titre original : Amityville 2 : The Possession
1982 – Etats Unis
Genre : Fantastique
Réalisation : Damiano Damiani
Musique : Lilo Schifrin
Scénario : Tommy Lee Wallace et Dardano Sacchetti

Avec James Olson, Burt Young, Rutanya Aida, Jack Magner, Diane Franklin, Moses Gunn, Erika Katz et Brent Katz

Synopsis : Anthony Montelli est tout fier d’avoir pu acquérir cette grande et somptueuse maison de style colonial à Amityville, Long Island, pas très loin de New York. Les Montelli ont quatre enfants : Mark et Jan, les plus jeunes, puis Sonny et Patricia plus âgés. Les premiers incidents seront attribués au stress et à l’énervement du déménagement et de l’emménagement. Mais, très vite, la maison semble jouer un rôle maléfique dans le comportement de Sonny…

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Amityville avait été un très grand succès en 1979. Et un succès implique forcément une suite, qui mettra trois ans à arriver. Entre temps, beaucoup de choses changent, et Amityville 2 devient en vérité une préquelle. Dino De Laurentiis produit et passe un accord pour adapter le livre Murder in Amityville de Hans Holzer, alors que George Lutz, véritable ancien propriétaire de la maison voulait une adaptation the Amityville Horror Part 2 de John G. Jones. Tommy Lee Wallace, alors uniquement monteur et assistant chez Carpenter sur Halloween et Fog, écrit le scénario (la même année, il écrit et réalise Halloween 3) et Damiano Damiani vient réaliser son premier film en Amérique. Ce qui frappe en premier avec ce second opus, c’est qu’il ne respecte pas l’original. Là où le premier film nous montrait en introduction les événements s’étant déroulés dans la maison, ce second opus choisit d’en faire un film entier, et ne va pas forcément respecter ce que l’on a déjà vu. Qu’à cela ne tienne, tant pis, puisqu’Amityville 2 se fait finalement un film intéressant, bien que ne convaincant pas totalement, et supérieur au premier par bien des aspects. Pourtant au début, on a l’impression que le métrage va uniquement nous ressortir la même histoire. Une famille débarque et emménage dans la fameuse maison dans la ville d’Amityville. Il y a le père, la mère et les quatre enfants. Seulement la comparaison s’arrête là.

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Dans sa première partie (basiquement, sa première heure), Amityville 2 ne perd pas une seconde, amenant rapidement des éléments fantastiques dans son récit, comme des miroirs qui se cassent, des objets bougeant seuls, puis c’est Sonny, le plus âgé des enfants, qui va être en proie au démon, et rapidement se faire influencer voir possédé (d’où le titre du film) par lui. Bien que clairement encré dans le cinéma fantastique, Amityville 2 brasse des thèmes bien plus intéressants que le premier opus. Au disfonctionnement de la famille à cause du père dans le premier film, cette suite (préquelle donc en fait) en rajoute une couche, avec des brutalités dans le couple, et même de l’inceste. Oui, ce second opus touche à des sujets beaucoup plus sensibles et dans le fond beaucoup plus terre à terre. Car même si l’aspect fantastique s’invite souvent et vient augmenter l’impact de ces éléments, ils sont bel et bien là ! Damiano Damiani soigne sa mise en image et nous offre quelques bons moments, comme lorsque Sonny, seul, explore la maison avec son fusil, laissant la caméra tourner librement tout autour de lui en le suivant.

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Et finalement, le carnage tant attendu et inévitable arrive (puisque c’est une préquelle, on ne peut y échapper). Mais il arrive au bout d’une heure de métrage ! Damiano Damiani, comme Stuart Rosenberg dans l’original, ne se laisse pas aller à une violence graphique mais suggère beaucoup, et ça fonctionne. Mais il reste encore 40 minutes au compteur ! Et c’est là que le métrage va s’inspirer de L’Exorciste pour une seconde partie beaucoup plus typée série B, et frôlant à plusieurs reprises le nanar, sans pour autant sombrer totalement dedans. Oui, les exorcismes au cinéma sont rarement réussis, et ici, malgré quelques bonnes idées, c’est encore une fois le cas, entre un final vite expédié et des maquillages parfois réussis, parfois douteux et ringard, le spectateur n’a pas le temps de s’ennuyer, mais le métrage perd de sa puissance. Dommage ! Reste un divertissement rythmé et plutôt intéressant, bien que parfois facile. À noter que Ed et Lorraine Warren, les vrais, avant d’être mis en image par James Wan dans The Conjuring, s’étaient intéressés au cas Amityville avant la création des films, et furent conseillers en démonologie sur ce second opus !

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13

Les plus:

Un métrage rythmé

D’excellentes idées dans la première partie

Une belle ambiance

Les moins:

À la fin, le ridicule n’est pas loin

Un film clairement plus influencé

 

En bref: Amityville 2 est une préquelle réussie, et supérieure à l’original. Elle lui ajoute du rythme, des éléments intéressants. Ombre au tableau, le final frise le ridicule.

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