UNFRIENDED de Leo Gabriadze


UnfriendedUNFRIENDED

Titre original : Unfriended – Cybernatural
2014 – Etats Unis
Genre : Horreur
Réalisation : Leo Gabriadze
Musique : –
Scénario : Nelson Greaves

Avec Shelley Hennig, Moses Storm, Renee Olstead, Will Peltz et Jacob Wysocki

Synopsis : À Fresno en Californie. La jeune Laura Barns se suicide après avoir été victime de cyberharcèlement : une vidéo d’elle la montrant ivre a circulé sur Internet. Un an plus tard, jour pour jour, six de ses amis se retrouvent sur Skype pour discuter. Une septième personne se connecte également. Les amis trouvent très vite que cet inconnu est dangereux : Laura Barns les menace de tuer le premier d’entre eux qui se déconnectera de la conversation. Le compte Facebook de Laura Barns se reconnecte et des événements commencent à se produire…

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Unfriended, c’est le nouveau film de la boite Blumhouse Productions, nous abreuvant ces dernières années d’un nombre incalculable de métrages d’horreur, parfois sympathiques (Insidious, The Bay, The Lords of Salem) et parfois à la limite du foutage de gueule (la saga des Paranormal Activity, Ouija). Bref, une société souvent opportuniste tournant des films pour trois fois rien, usant et abusant d’une formule qui fonctionne au box office, en prouve la sortie de Sinister 2, d’un nouveau Paranormal Activity, mais également d’un remake de Martyrs, d’un nouveau American Nightmare, Amityville et Ouija 2. Unfriended, c’est une de leur production, et ça part d’un concept aussi sympa que casse gueule, et surtout, d’un concept qui comme souvent ne coûte pas cher. Le film se déroule ainsi intégralement sur un écran de mac. Voilà un procédé permettant aux plus jeunes (mais aussi aux gens de mon âge hein) de s’y retrouver, puisque l’on verra en permanence des sites comme Youtube, Facebook, des programmes comme Skype, iMessage, Utorrent, Spotify. Oui, Unfriended, c’est un produit pour les jeunes et ceux qui aiment l’informatique, vos grands-mères n’y comprendront rien, inutile de leur montrer le métrage. Bref, un film entier se passant sur un bureau d’ordinateur, passant avec facilité d’une fenêtre ouverte à une autre, chose réaliste vu l’âge du personnage principal, Blaire (Shelley Hennig), mais beaucoup moins réaliste quand on la voit encore et encore utiliser le click droit de la souris pour faire un copier coller, au lieu d’utiliser les raccourcis clavier !

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Avec ce procédé, et en filmer six jeunes dans leur chambre pour une longue discussion Skype, la production fait de grandes économies. Oui, Unfriended a été tourné en seulement 16 jours, dans une seule maison, pour la modique somme d’un million (mais un million était-il vraiment nécessaire ?)! Mais bon, est-ce que ça fonctionne ? Au début, oui, puisque le spectateur se retrouve plongé dans un environnement qu’il connaît, maîtrise pour la plupart, et surtout sur lequel il passe beaucoup de temps. On plonge dans une soirée banale entre Blaire et ses amis, dont son petit ami Mitch (Moses Jacob Storm), avant que les choses sérieuses ne commencent, avec un « invité » venant s’incruster un peu partout, dans les discussions Skype, mais également dans la boite Gmail ou Facebook. Le souci, c’est que cet invité est supposé s’être suicidé un an plus tôt, jour pour jour. Fantôme ? Un petit blagueur ? Un ami vengeur ? Le réalisateur tente d’instaurer le doute. Le seul souci, c’est que si son film commence bien, on s’y ennuie plutôt rapidement. Voir un écran de mac pendant 1h20, c’est un peu léger pour faire un film non ? Alors quand en plus ça met du temps à démarrer et qu’on assiste à des jeunes ados qui se foutent sur la gueule la plupart du temps, on décroche.

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Malgré son idée intéressante, Unfriended dure beaucoup trop longtemps pour pouvoir maintenir l’intérêt sur la durée. Oui, les choses sérieuses commencent basiquement 30 minutes avant la fin. Avant, ce ne sera que les banalités du quotidien, quelques mystères, des coups d’anti-virus, des menaces écrites et verbales, des engueulades. C’est lorsque le jeu proposé par l’inconnu sur Skype devient meurtrier que Unfriended se réveille et réveille le spectateur par la même occasion, nous livrant de furtives images violentes qui fonctionnent justement car elles sont furtives, et que le mystère s’épaissit. Enfin, s’épaissit, c’est vite dit, puisque finalement, les différentes ficelles narratives utilisées par le film sont prévisibles et son final donc plutôt attendu et prévisible. Dommage ! Reste que les quelques débordements du final relèvent le niveau après un gros ventre mou. Unfriended se fait juste un petit film inoffensif se basant sur les technologies actuelles, les utilisant pour devenir un film « générationnel », original dans la forme pour du cinéma, mais se retrouvant finalement vite vide. Alors certes, c’est plaisant dans l’instant même si on s’ennuie parfois, mais ça s’oublie aussi très vite.

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8

Les plus:

Un concept osé

Le début, banal mais réaliste

Quelques bons effets sur la fin

Les moins:

Mais un concept finalement assez vide

Beaucoup trop long

Prévisible

 

En bref: Unfriended avait de bonnes cartes en main, mais il se fait trop long pour ce qu’il raconte, et manque finalement de vraies bonnes surprises.

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