WHISPERING CORRIDORS de Park Ki-Hyeong


Whispering 1 pochetteWHISPERING CORRIDORS

Titre original : Yeogo Goedam – 여고괴담
1998 – Corée du Sud
Genre : Fantômes
Réalisation : Park Ki-Hyeong
Musique : Moon Sung-Heon
Scénario : Park Ki-Hyeong et In Jung-Ok

Avec Choi Kang-Hie, Kim Gyu-Ri, Kim Min-Jung et Kim Roe-Ha

Synopsis : La veille de la reprise des cours dans un lycée pour filles. Mrs Park, enseignante sur ses vieux jours, est perturbée par une découverte dans les Year Books de l’établissement. 1993, 1996, 1999… Mrs Park semble avoir mis le doigt sur un indice récurrent qui la terrifie ; elle appelle aussitôt une certaine Eun-Young pour lui annoncer que, pendant ces neuf dernières années, une dénommée Jin-Ju n’a jamais cessé d’être parmi eux – en dépit du fait qu’elle soit morte. L’enseignante est ensuite assassinée par une apparition mystérieuse.

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Whispering corridors est donc le premier épisode d’une série de 5 films Coréen, qui sont des relectures de films de fantômes où l’histoire surnaturelle est finalement beaucoup en arrière plan, préférant plutôt s’occuper de dépeindre le système éducatif du pays ou les difficultés de l’amitié quand un élément surnaturel entre en jeu. Le film commence donc de nuit, dans une école pour jeunes femmes, lieu ingénieux dans lequel l’action prendra place dans chaque épisode de la série. Une enseignante, Mrs Park, découvre quelque chose de surprenant, et décide de le révéler a une amie, mais elle sera assassinée par un esprit avant. Telle est l’ouverture de ce premier épisode, rappelant la plupart des films de fantômes japonais qui commençaient à sortir la même année (1998 = Ring). Le film, sans doute tourné pour peu d’argent, possède un grain très prononcé dans les scènes de nuit, dés que les couleurs sont très sombres ou de couleur bleu, et mine de rien, ce petit grain met dans l’ambiance. Parti prit ou manque d’argent ? On ne saura pas, mais ce grain aide à l’ambiance du début, qui fait monter la tension. Puis passé ce prologue, on ne verra plus le fantôme, limite on en entendra presque plus parler, seulement à de rares instants par des bruits de couloirs. C’est là qu’on se dit que le film porte très bien son nom. Le réalisateur préférera montrer le système éducatif Coréen et faire ainsi de son film un film d’horreur psychologique plutôt que visuel et classique. Ainsi, d’un côté, nous suivrons le parcours de deux personnages totalement opposés qui vont petit à petit se rapprocher et se comprendre et de l’autre côté, la violence issue d’un système éducatif qui privilégie la compétition au reste.

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Les liens entre les deux personnages principaux, lycéennes toutes les deux, est des plus intéressants, et cette banalité dans le récit ne fera qu’augmenter la révélation finale, inattendue, et peu banale pour un film de fantôme qui nous a habitué depuis aux filles aux cheveux longs. D’un autre côté, on suivra un autre personnage, celui d’une nouvelle enseignante, qui fut élève dans l’établissement quelques années plus tôt, et dont la meilleure amie de l’époque s’est suicidée dans l’établissement, 9 ans plus tôt. Ces personnages vont donc évoluer, tantôt victimes du système scolaire, tantôt spectatrices. Un système parfois barbare, tout le temps violent, fortement critiqué ici. Rapidement, des bruits de couloir sur la mort du professeur circulent, ainsi que d’une malédiction sur l’ancien atelier de l’école. Certains personnages iront jusqu’à tenter d’invoquer un fantôme, dans une séquence qui deviendra le cœur d’un autre film Coréen quelques années plus tard : Bunshinsaba. Séquence qui sera interrompue par l’arrivée du nouveau professeur dans la classe, surnommé « Chien fou ». Professeur à la réputation forte, violent, hystérique, très bien joué, et détestable au possible. Cette partie constituera malgré tout la majeure partie du film, montrant les effets sur les élèves et les professeurs du meurtre (suicide pour eux) de l’enseignante lors du prologue. Mais comme les autres opus, le film n’oublie pas de repartir quand il le faut dans le surnaturel, tout en restant plutôt discret. Lors de la seconde attaque du fantôme, les effets sonores s’avèrent excellents, tout comme les apparitions de fantômes, même si elles n’ajoutent rien au genre. Malgré tout, il faut signaler que ce Whispering Corridors date de 1998, soit l’époque de Ring, bien avant que le genre ne soit banalisé.

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Mais aussitôt après cette seconde attaque, le film retourne simplement au film dramatique comme il l’était avant, naviguant avec simplicité entre les deux genres. Les événements se déroulant dans l’école ont un impact plus ou moins forts suivants les élèves, certains, plus sensibles, se mettront à faire des peintures sordides des événements, ce qui sera bien entendu très mal vu par le corps enseignant, trop ancré dans leur façon de faire qu’ils considèrent comme bonne et logique, les aveuglant devant leur bêtise, et l’ensemble des personnages en souffrent. Souffrance qui sera d’ailleurs la raison d’être du film, et du fantôme, qui ne se révélera que dans les derniers instants aux personnages. Whispering Corridors, premier du nom, réussis son pari, au même niveau que les suivants, en restant un film humain avant tout, ne faisant pas peur, ou a de rares instants, puisque ce n’est pas là le but du film. Il s’agît bien d’un film remplit de tristesse, envoutant.

150

Les plus:

La critique de l’éducation

De beaux moments

La gallerie de personnages

Les moins:

Au final, pas du tout effrayant

 

En bref: Un drame horrifique, ouvrant la voie aux autres suites, qui se révèle très juste, une critique acide du système scolaire Coréen.

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