Critique jeu vidéo : Bloodborne


BloodborneBLOODBORNE

2015
Studio : From Software
Editeur : Sony
Genre : Action RPG
Multijoueur : Oui
Joué et testé sur : PS4
Existe sur : PS4

Synopsis : Le jeu se déroule dans la ville gothique en ruine de Yharnam, qui selon la rumeur, abrite un puissant remède médical. Au fil des années, de nombreux voyageurs se rendent en pèlerinage dans la ville à la recherche du remède pour guérir leurs maux ; le joueur prend le rôle de l’un de ces voyageurs. En arrivant dans la ville, il s’avère que celle-ci est en proie à une maladie endémique qui a transformé la plupart de ses citoyens en créatures bestiales. Le joueur doit naviguer dans les rues de Yharnam tout en surmontant ses habitants violemment dérangés et ses effroyables monstres pour survivre.

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Ah Bloodborne ! Autant dire qu’il était attendu ce jeu, cette exclu PS4, le jeu surtout qui ne serait pas multi support entre ancienne et nouvelle génération, le jeu attendu par les hardcore gamers. Il faut dire qu’aujourd’hui, le monde du jeu vidéo, un peu comme celui du cinéma, est à la dérive, entre des scripts imbuvables, des tutoriels qui n’en finissent plus, des assistance aux joueurs, des QTE, voir parfois une difficulté inexistante et des jeux qui deviennent de plus en plus des cinématiques uniquement agrémentées de quelques phases de gameplay. Si vous en avez marre des scripts à la Call of Duty, des jeux qui vous prennent par la main et vous indiquent le chemin à prendre et la distance façon Resident Evil 6, des QTE encore façon Resident Evil 6, des jeux bien trop simples que l’on peut torcher en quelques heures sans jamais mourir, ou encore des jeux que l’on se contente de regarder façon Beyond Two Souls, Bloodborne est pour vous ! Si vous recherchez le jeu type action RPG qui va vous remettre rapidement à votre place et vous pénaliser d’un faux pas, il vous faut bel et bien Bloodborne. Un jeu s’inscrivant à la fois dans la lignée des précédents titres des développeurs, mais également un jeu s’inscrivant dans un petit mouvement ayant lieu depuis quelques mois, nous livrant des jeux à la difficulté haute ne s’adressant pas à tous les joueurs (Alien Isolation, The Evil Within).rtout pour un jeu sortant sur console next gen (la Playstation 4 donc ici), ce n’est pas très beau.

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Bloodborne donc, c’est le nouveau bébé du studio From Software, un studio bien connu des hardcore gamers, et surtout des jeux qui sortent de l’ordinaire. Le studio est donc loin d’en être à son premier titre, bien que leurs produits développés à l’époque de la première Playstation, tels King’s Field ou encore les deux premiers Echo Night restent méconnus et pour la plupart inédits en Europe, voir en Amérique. C’est sur Playstation 2 que le studio commence à se faire un nom, un vrai, et à se trouver un public. Quand leurs jeux débarquent bien entendu sur notre continent. Mais pour les plus curieux d’entre nous, certaines se rappellent par exemple des Armored Core, ou encore des énigmatiques Ku-On et du dernier opus de la saga Echo Night, rebaptisé Echo Night Beyond chez nous ! Puis arriva l’heure de la PS3, et de la reconnaissance totale avec Demon’s Souls, puis Dark Souls 1 et 2. Des jeux durs, magiques, intéressants, qui ne prennent pas le joueur par la main. Et début 2015, Bloodborne, fils spirituel de ces titres, débarque. Et surprise, le titre est un carton, alors qu’il s’adresse à des joueurs expérimentés.

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Et c’est tant mieux, même si parmi les acheteurs, certains ont du rester bloqués au… premier boss, et donc au premier niveau. Dès le lancement du jeu, on se retrouve totalement plongé dans une ambiance surréaliste qui n’est pas sans rappeler les univers si chers à Lovecraft. Et après seulement quelques instants, aucun doute, Bloodborne met une claque monumentale à la plupart des jeux sur le marché grâce à des qualités que personne ne pourra lui retirer : son level design, sa direction artistique, et dans le même ordre d’idées, son ambiance générale. Ici, pas de tutorial, de longue cinématique explicative, sans astuces durant les temps de chargement, sans flèche pour nous indiquer le chemin. From Software nous balance sans préparation dans son nouvel univers, dans la ville de Yharnam, ville aux décors Victoriens dont les habitants se changent en créatures étranges et dangereuses. Une courte cinématique à tomber par terre, et nous voilà à évoluer dans la ville, avec une arme dans chaque main (arme à feu ou torche pour la main gauche, arme blanche pour la main droite). Pour aller où ? Pour quoi faire ? Au joueur de le découvrir, en trouvant des indices, en découvrant la ville, son architecture, son univers impitoyable, en discutant avec les rares PNJ, pour comprendre ce qu’il se passe.

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Oui, Bloodborne, c’est accepter de se perdre dans l’inconnu, de plonger dans un univers hostile et impitoyable qui ne va pas nous faire de cadeaux. Car dans Bloodborne, vous allez mourir… Souvent, très souvent même, du moins au début. Le joueur est lancé dans l’univers et va devoir comprendre un peu tout seul comment survivre dans cet univers. Avancer prudemment, analyser les ennemis qui se présentent devant nous, utiliser la meilleure technique, et au départ, souvent, mourir. Et si l’on meurt, pas de checkpoint deux mètres avant, non, l’on reprend à la dernière lampe que le joueur aura allumé pour rejoindre le monde du rêve, lieu de repos où le joueur pourra faire évoluer son personnage et ses armes. Oui, si l’on traverse tout un quartier et que l’on meurt devant le boss, retour à la case départ, en ayant perdu nos points, et en devant se retaper tout le chemin avec les ennemis qui sont revenus, puisqu’en général, la lampe suivante, et bien, elle se trouve après le boss ! Foncer tête baissée alors que l’on n’a pas forcément le niveau nécessaire pour affronter un ennemi est ici bien stupide, et le jeu nous le rappellera constamment.

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Et autant dire que face à la concurrence actuelle, une telle difficulté, une telle plongée dans un univers si différent du notre, et bien ça fait du bien ! Et du coup, on essaye, on meurt, on recommence, on insiste, on tue quelques ennemis faciles juste pour augmenter son niveau, et là, quand on arrive finalement à passer le passage qui nous bloquait, c’est un sentiment de supériorité et de victoire qui nous gagne ! Et ces instants, on en a des tas dans Bloodborne, si bien que oui, on galère, on meurt, mais on prend un plaisir limite malsain à avancer, tant l’univers qui nous entoure nous captive et nous happe littéralement. C’est bien simple, c’est sublime, et parfois tellement simple que ça en devient encore plus beau. Oui, les PNJ sont rares, la plupart, lorsque l’on frappe à leur porte, nous demandent gentiment de dégager. Et c’est ainsi que lorsque l’on pourra échanger ne serait-ce que deux phrases avec une poupée dans le rêve du chasseur, l’on pourra y trouver un peu de réconfort. Qu’elle ne fut ma surprise lorsqu’en revenait dans le rêve, j’ai trouvé la poupée au sommet des tombes, en train de prier pour que je revienne vivant de la chasse. Simple, anecdotique, mais suffisant pour rendre tel ou tel élément prenant et attachant.

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Les nombreux détails qui parsèment le jeu rendent l’environnement vivant et saisissant, sans parler des nombreux ennemis, et surtout des boss, énormes, gigantesques, impressionnants, à même de nous faire ravaler notre salive dés que l’on arrive devant eux, en se disant que de toute manière, on ne peut plus faire marche arrière. Outre son design, c’est l’ambiance générale qui interpelle, puisque les décors, mais également l’éclairage et l’ambiance sonore, avec ces longs moments sans musiques, faisant monter la tension, qui réussissent à créer un univers unique en son genre, avant l’arrivée de musique dantesque pour les boss, ou pour le retour dans le rêve. Oui, je pense que vous l’avez comprit, Bloodborne m’a conquit, et se montre comme le jeu de l’année 2015 pour le moment, et le jeu de la Playstation 4 (il faut dire, entre les versions HD, les remakes, les portages, et quelques jeux tenant plus du film que du jeu comme The Ordre 1886, Bloodborne se place là) ! Une claque !

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Les plus:

Une ambiance de malade

Un univers cohérent et prenant

Le level design

Les boss

Un jeu long et dur

Les moins:

Quelques rares baisses de framerate

En bref: Bloodborne est bien l’événement jeu vidéo de ce début 2015, un jeu dur, qui va vous en faire baver un max, mais également vous plonger dans un univers prenant et magnifique, et vous récompenser de votre patience.

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