LES ENFANTS DES TÉNÈBRES de Tony Randel


Enfants des ténèbresLES ENFANTS DES TÉNÈBRES

Titre original: Children of the Night
1991 – Etats Unis
Genre : Vampires
Réalisation : Tony Randel
Musique : Daniel Licht
Scénario : Nicolas Falacci

Avec Karen Black, Peter DeLuise, Ami Dolenz, Maya McLaughlin, David Sawyer et Garrett Morris

Synopsis : Cindy et Lucy sont deux jeunes filles de 18 ans qui s’apprêtent à quitter leur petite ville (Allburg) pour aller à l’université. Pour fêter cela, elles vont accomplir une sorte de rite initiatique de passage à l’âge adulte, qui consiste à aller nager dans la crypte inondée d’une église abandonnée. Pendant qu’elles font ceci, la croix que Lucy porte autour du cou se détache et tombe à l’eau jusqu’à atteindre un corps qui reposait au fond de l’eau, celui du vampire Czakir, ce qui pour effet de le réveiller…

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Tony Randel n’est certes pas un grand réalisateur, mais sa carrière au sein du cinéma de genre aura été par moment intéressante, pour ceux qui aiment le gore qui tâche. Débutant comme scénariste et monteur, il travailla en 1984 sur la version Américaine du Retour de Godzilla, avant de passer à la mise en scène en 1988 en rencontrant Clive Barker. Il livra ainsi le très bon Hellraiser 2. La suite sera plus chaotique. Attaché au projet Hellraiser 3 comme scénariste et réalisateur, il quitta le projet lorsque la licence quitta l’Angleterre pour les Etats Unis, et se retrouva dans l’enfer des toutes petites productions sans âmes, comme en témoigne la suite de sa carrière au début des années 90 : ce Children of the Night qui nous intéresse en 1991, puis Amityville 1993 (mais en 1992) et Ticks. Des œuvres mineures, parfois fun (Ticks), parfois beaucoup moins. Children of the Night, produit par Fangoria, sent dés le début le petit projet fauché et typique de son époque. On y trouve des nuits éclairées de néons bleutés (car oui, la nuit, c’est bleuté en Amérique), des vampires au maquillage discutable, un peu de sang, une héroïne vierge que le chef des vampires veut, un héros qui n’a peur de rien, des croix, quelques plans osés et un noir alcoolique (mais qui ne meurt pas attention !).

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Fauché oui, parfois classique, voir stéréotypé (comme beaucoup de petits budgets de l’époque), mais pourtant bourré de bonnes intentions et de quelques moments qui marquent, mais qui ne suffissent pas à faire du métrage dans son ensemble un bon film. Il faut dire que l’on a droit à tous les poncifs du genre et à quelques scènes ridicules qui ne fonctionnent pas vraiment. Et dés la scène d’ouverture, le ton est donné puisque Cindy et Lucy qui viennent d’avoir 18 ans doivent aller nager dans une crypte inondée et abandonnée pour fêter leur passage à l’université (ouais, chacun son délire vous me direz). Bien entendu, elles vont par accident réveiller un vampire qui sommeillait ici-bas. L’épidémie va s’étendre sur toute la ville, ce qui nous donnera des scènes surprenantes (la réunion entre le Maire et les habitants, tous transformés en vampires) mais pas franchement intéressantes, car pas assez stupides pour faire rire, mais trop décalées pour être prises au sérieux. À côté de ça, on se retrouve avec un prof qui va tenter de sauver Lucy (toujours en vie car elle, elle était vierge…) en tuant le chef des vampires. Et pour se faire, il vaudra sauver les enfants dont il se nourrit. Pourquoi pas hein… Dommage que certains moments manquent cruellement de rythme, et que le maquillage des vampires soit souvent si grotesque.

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Alors The Children of the Night, c’est vraiment nul ? Ben oui et non, car à côté de tous ces ratés, le réalisateur propose quelques images intéressantes. Non, je ne parle pas de cette nuit bleutée ou encore de ses éclairages stroboscopiques qui sortent d’on ne sait où mais de quelques moments qui viennent surprendre le spectateur. Le film se fait soft d’un bout à l’autre, et tout un coup sans prévenir, voilà que débarquent quelques effets gore made in KNB. On se retrouve dans le même ordre d’idées avec des personnages peu intéressants et stéréotypés, et tout à coup, voilà qu’on se retrouve avec un personnage qui doit défoncer une grand-mère vampire avec un club de golf, ou un enfant qui court, tombe et s’empale méchamment sur un pieu. De même, quelques rares idées pas toujours expliquées sortent le film de son contenu trop sage et trop classique, comme lorsque les vampires dorment et se retrouvent dans une sorte de cocon assez dégueulasse faisant penser à L’Invasion des Profanateurs. Oui, au final, c’est bien peu, et après un Hellraiser 2 rythmé et méchamment gore, on ne pouvait qu’attendre mieux de Tony Randel.

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7

Les plus:

Quelques rares idées intéressantes

Des scènes étonnantes

Les moins:

Mais un film fauché

Assez mal rythmé

Le maquillage grotesque des vampires

Peu de gore

 

En bref: Un film de vampire assez fauché souffrant de nombreux défauts. Quelques passages à sauver malgré tout.

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