51 de Jason Connery


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Titre original: 51
2011 – Etats Unis
Genre: Aliens et militaires
Réalisation : Jason Connery
Musique: Ian Honeyman
Scénario : Lucy Mukerjee et Kenny Yakkel

Avec  Bruce Boxleitner, Jason London, Rachel Miner, Vanessa Branch, Andrew Sensenig, John Shea, Jillian Batherson et Beau Brasso

Synopsis : Des journalistes triés sur le volet suite à des pressions politiques obtiennent le droit de se rendre sur la base la plus secrète de la planète. Mais lorsque l’un des « hôtes » de ces lieux, enfermé depuis longtemps dans cette base, profite de cette visite officielle pour essayer de se libérer ainsi que ses camarades aliens captifs, la Zone 51 devient alors un effroyable lieu de terreur…

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Peut-être que mes récentes aventures dans les tréfonds du navet ne m’ont pas rendu objectif, mais j’ai à ma grande surprise trouvé ce petit « 51 » divertissant (je n’ai pas dit bon). Réalisé par un artiste bien connu et craint des petits budgets, j’ai nommé Jason Connery (acteur pour Wishmaster 3 et Alone in the Dark 2, réalisateur de Pandemic et The Devil’s Tomb), 51 ressemble comme deux gouttes d’eau à tant d’autres productions Syfy (en association ici avec After Dark Originals). À savoir, quelques miliaires, des aliens, un huit clos (ça coûte moins cher), un peu de sang, un scénario minimaliste, et c’est emballé. 51 nous propose donc de suivre plusieurs journalistes invités dans la zone 51 afin de prouver qu’il n’y a pas d’aliens en ces lieux. On trouve tout ce qu’il faut en personnages, entre le journaliste fouille à tout, la blonde pas très crédible, le colonel bientôt à la retraite, et bien entendu, pleins de militaires pas toujours très intelligents. Voilà pour le point de départ. Bien entendu, le réalisateur et ses deux scénaristes n’instaurent aucun suspense ou ambiance, car on sait dés le départ que les aliens sont là, et les décors ne sont que des couloirs vides et des hangars, vides eux aussi. Le budget du film n’est que de un million (énorme comparé à mes découvertes de ces derniers jours ceci dit), et cela s’en ressent.

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Mais finalement, 51 a plusieurs atouts dans sa poche pour rendre l’expérience divertissante, à défaut d’être un vrai bon film. Car il faut bien avouer que ça ne joue pas très bien, que certaines scènes ne font office que de remplissage, que certaines idées sont ridicules, et qu’outre son aspect huit clos et traque, le scénario n’ira jamais plus loin. Mais à côté de ça, le film se fait plutôt rythmé, contient quelques hommages discrets mais sympathiques, et surtout, la plupart des effets sont fait sur le plateau plutôt que par ordinateur, ce qui donne un côté probablement plus sérieux à l’entreprise, et nous ramène à la bonne époque des monstres en latex. Et justement, rapidement, après une petite quinzaine de minutes, les aliens s’échappent, et s’en vont réduire la taille du casting au fur et à mesure des minutes. Seulement trois aliens à l’écran, mais tous très différents. On aura l’alien gentil (le plus ignoble d’ailleurs, tant il n’est pas crédible avec sa grosse tête), l’alien qui prend l’apparence de tous ceux qu’il touche, et l’alien bouffe tout qui va faire un carnage. L’évasion fait d’ailleurs peur, car notre alien transformiste aime la musique disco, et son évasion va se faire sur fond de musique ne convenant pas du tout, et on est en droit de faire des gros yeux. Passé cette scène, le film se fait plus sérieux heureusement, et le sang commence à couler.

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Les aliens seront souvent à l’écran, voir trop par moment vu qu’ils ne sont pas tous réussis, mais les deux méchants aliens s’en sortent plutôt bien. Celui pouvant prendre l’apparence de n’importe qui apportera une scène de test assez rigolote rendant hommage à The Thing, de Dieu Carpenter, tandis que l’autre, ressemblant plus à l’Alien de Ridley Scott, va transpercer ses ennemis, les manger et autres. Bien entendu, la tâche sera parfois aisée vu la stupidité des personnages, mais l’ensemble étant relativement rythmé, on ne s’ennuie pas et on regarde le spectacle sans trop d’accroches, d’un œil parfois amusé, malgré des scènes de remplissages avec les militaires, qui font leurs rondes, prennent le repas, parlent entre eux. Mais malgré tous ces défauts, il est difficile, du moins pour moi, de détester 51. Mal foutu bien entendu, parfois bien con comme il faut, mais finalement assez généreux et ne souhaitant pas souvent avoir recours à des effets numériques ratés, le film divertit, certaines scènes sont réussies, et finalement, c’est déjà pas si mal non pour une production Syfy ?

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7

Les plus:

Des effets sur le plateau

Assez rythmé

Les moins:

Quelques scènes de remplissage

Les aliens pas toujours beaux

Ça reste con

 

En bref: 51 est une production Syfy acceptable, qui tout en restant mal foutue et avec des personnages stupides, divertit et propose quelques bons effets.

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