GODZILLA: FINAL WARS de Kitamura Ryuhei


GODZILLA: FINAL WARS

Titre original: Gojira Fainaru Uozu
2004 – Japon
Genre: Kaiju Eiga
Réalisation: Kitamura Ryuhei
Musique: Keith Emerson, Morino Nobuhiko et Yano Daisuke
Scénario: Kiriyama Isao, Kitamura Ryuhei, Mura Wataru, Tomiyama Shogo
Avec Matsuoka Masahiro, Kikukawa Rei, Takarada Akira et Kosugi Kane

Il est là, le 28éme film de la série, réalisé pour les 50 ans de Godzilla, pour notre plus grand plaisir. Alors, que nous réserve la Toho cette fois, après les excellents Godzilla X MechaGodzilla et Godzilla : Tokyo SOS ? Et bien, ni plus ni moins qu’un film d’action de 2h, bourré de courses poursuites, combats entre humains, extra terrestres, et une bonne quinzaine de monstres géants, le tout réalisé par Kitamura Ryuhei, le réalisateur de films d’action Japonais du moment, avec à son actif Versus, Azumi, Aragami, Alive, Sky High et LoveDeath. On peut donc s’attendre à de l’action qui déménage, mais également à des longueurs et des personnages creux. Alors, qu’en est-il vraiment ? Le film tient-il toutes ces promesses ? A-t-il sa place dans la filmographie de Kitamura avec ses qualités et défauts? Assurément oui.

godzillafinalwars photo 01

Le film s’ouvre sur une séquence pré-générique où le centre de défense G est une nouvelle fois en train d’affronter Godzilla, mais cette fois ci au pôle Sud. Faisant abstraction des derniers épisodes, où rappelons le, Godzilla finissait dans l’océan avec MechaGodzilla, le début est vitaminé, on retrouve tout ce qui fait le charme de la série : les maquettes, le mec en costume de Godzilla, et quelques effets numériques plutôt bien gérés. Et là, Godzilla se retrouve prisonnier dans la glace, pendant quelques années. Passons aux choses sérieuses. On découvre le colonel Gordon dans un vaisseau, dans la mer prés de la Normandie, en train d’affronter Manda. Une séquence excellente, bien rythmée, où on reconnaît le pur  style Kitamura, assez entre dedans. La scène suivante viendra bien évidemment confirmer son style : une baston dans le plus pur style Matrix : ralenti, caméra tournant sur 360° comme dans le final de Versus ou un plan de Azumi. Le mix entre l’univers de Godzilla et celui de Kitamura promet beaucoup, du moins pour le début. Ajout scénaristique purement Kitamuresque, les héros sont en fait des mutants créés à partir de la base M, un composent extra terrestre, et ils ont une force surhumaine. Voilà qui veut dire, en gros : Baston. L’histoire prend place petit à petit : les humains découvrent un monstre extra terrestre fossilisé : Gigan. Malheureusement, il faut bien avouer que la sauce a quand même du mal à prendre. Entre quelques scènes d’actions, on se retrouve clairement devant un film axé dans un premier temps sur les humains. Des personnages pas forcément intéressants, peu charismatiques, lors de longs dialogues dont l’intérêt est plus que limité, malheureusement.

godzillafinalwars photo 02

Si la suite peut faire plaisir et se révéler parfois jouissive, en étant un bel hommage un très bel hommage à toute la série : on retrouve les deux fées gardiennes de Mothra (mon personnage préféré), et une quantité impressionnante de monstres vient attaquer les différentes villes du monde : Paris, Okinawa, Shanghai… On nage en plein délire, et on s’éclate… jusqu’à l’arrivée des extra terrestre, nommés Xliens. La partie constituant l’intrigue autour de ces Xliens se veut, dans le fond, intéressante, mais est traitée de manière trop classique, parfois ridicule, et on s’endort rapidement. Surtout que Kitamura ne peut pas s’empêcher de filmer ses dialogues platement, et pire encore, ne peut pas s’empêcher de demander à ces acteurs de prendre la pause et de surjouer. Il faudra attendre une heure de métrage pour voir ce que l’on n’attendait depuis le début : Le réveil du Big G. Le seul et l’unique. Et là, c’est parti, ça ne s’arrête pas jusqu’au final, action à gogo, clins d’oeils appuyés (notamment à Star Wars et Independance day), combats de titans. Godzilla est réveillé, et il n’est pas content. Pendant que les humains préparent une contre offensive contre les méchants pas beaux (enfin si, ils ressemblent à des humains quoi !), Godzilla va avancer de ville en ville et zigouiller tout ce qui se trouve sur son passage : monstres en tout genre (King Seesar, Anguirus, Kamakiras, Gigan, Rodan et j’en passe), bâtiments, c’est un festival de destruction fun. On pourra reprocher à certains combats d’être parfois un peu court, mais quel plaisir.

godzillafinalwars photo 04

La seconde heure du film alterne donc à un rythme d’enfer affrontements entre monstres et combats entre humains (poseurs) et extra terrestres (poseurs). La musique signée Keith Emerson (Inferno de Argento quand même) et Morino Nobuhiko (Versus et la plupart des films de Kitamura) colle parfaitement à l’action, et donne du dynamisme à des séquences qui le sont  déjà bien. Le montage des scènes d’action, même les plus speed, est ingénieux et rend le tout compréhensible et foutrement jouissif. Malheureusement, Godzilla Final Wars n’a pas que les défauts cités plus haut dans sa poche. ? On pourra rajouter une fin assez ridicule, très peace, gâchée surtout par un autre défaut dans le film : un personnage bon enfant n’ayant strictement rien à faire là. Je veux bien sûr parler du fils de Godzilla, la plus grosse aberration du film, Casimir plus vrai que nature, venant détruire certains passages du film. Heureusement, sa présence à l’écran n’est pas longue et il n’enlève aucun plaisir à la vision du film, dont on ressort avec un sentiment mitigé, mais positif tout de même.

13

Les plus:
Tout pleins de monstres
Beaucoup d’action dans la dernière heure
Un bel hommage parfois
Les moins:
Des dialogues longs
Des personnages humains pas intéressants
La première heure focalisée sur les humains
Les aliens poseurs

En bref: Bourré de défauts, Godzilla Final Wars reste pourtant un film pas prise de tête dont on pardonnera certains défauts pour savourer l’action fun.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s