FEMALE MARKET de Uegaki Yasuro


FEMALE MARKET

Titre original : Ryôjoku mesu ichiba – kankin
1986 – Japon
Genre: Erotique
Réalisation: Uegaki Yasuro
Musique: – 
Scénario: Komizu Gaira Kazuo
Avec Kaori Asô, Minako Ogawa, Kayo Kiyomoto, Tatsuya Aoki, Nobutaka Masutomi et Nami Fujimura

Synopsis: Une jeune femme, Miki, est kidnappée et emmenée dans un entrepôt ou, en compagnie d’autres femmes dans la même situation, elle y sera violée, battue et humiliée en attendant d’être vendue comme esclave.

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Le milieu des années 80 fut une période assez forte au Japon pour les films nous montrant des femmes se faire torturer, humilier ou tuer. Bon en fait, ça ne date pas vraiment des années 80, mais plus 70. Mais les années 80 sont intéressantes, avec l’apparitions de films plus gore sur le sujet. Dans le domaine du gore pur, le série des Guinea pig a fait son apparition, dont les deux premiers restent à ce jour les plus choquants (1985 et 1986). Dans le domaine des tortures et humiliations sexuelles, toute une série de films a également vu le jour, dont ce Female market, qui dépassait certaines limites du genre. Et ce n’est pas pour rien, le titre du film en lui-même étant assez représentatif du spectacle auquel l’on va assister. Nous suivons dans ces premiers instants une jeune femme, Miki, dans ses activités. L’heure s’affiche continuellement à l’écran, on se rend vite compte que quelqu’un la suit. Nos soupçons étaient réels lorsqu’une voiture la double, s’arrête devant elle en plein milieu de la rue ; un homme en descend, habillé en femme, et endort Miki. Le cauchemar ne fait que commencer pour elle et une poignée de jeunes femmes, dans la même situation qu’elle. Après cette très courte introduction de quelques minutes à peine, on se retrouve enfin dans le vif du sujet. Le film va alors clairement se diviser en deux parties. La première, c’est exactement ce que l’on attend de ce genre de film. Des humiliations et du sexe en pagaille. Les quarante cinq premières minutes n’ont que ça à proposer. L’histoire ne compte pas, puisque à partir de là, il n’y en a plus. Les jeunes femmes vont se faire violer, les unes après les autres. Se rendant compte qu’il n’y a pas d’échappatoire, certaines vont devenir consentantes, malgré la façon dont elles sont traitées. Fellation, sodomie, viol alors que la jeune femme est mourante, le film ne reculera devant pas grand-chose, et nous montrera les femmes comme du bétail au service d’hommes égoïstes et sans scrupules. Mais le choc que le film pouvait provoquer à l’époque n’est plus aussi fort aujourd’hui, du au fait que l’on vu bien pire dans le domaine, et que le film se répète souvent.

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C’est après cette trop longue répétitivité d’action qui ne choque plus autant qu’avant que débarque la seconde partie, arrivant enfin à se renouveler, et surtout à faire avancer (réapparaître) l’histoire, avec une lueur d’espoir. Un des gardiens de cette « prison » a en quelque sorte un cœur, et va aider Miki à s’évader. Le film va alors se transformer en course poursuite, où le gardien et Miki vont tenter d’échapper tant bien que mal à leurs ravisseurs. Poursuite dans la ville, dans le métro, au port, n’importe ou, ils ne sont pas à l’abri, l’organisation les poursuivant étant vaste et introduite partout. On apprendra alors que ce trafic de femme va encore plus loin, avec la vente de femme à d’autres pays. Le métrage devient dés lors plus intéressant, et plus rythmé, ce qui manquait cruellement à la première partie. Mais le réalisateur, gardant en tête son esprit provocateur, se plantera lors de certaines scènes, et ne pourra s’empêcher d’intégrer lors de cette partie une scène de sexe inutile et mal venue, comme pour saboter lui-même son film, ou continuer perpétuellement dans la voie gratuite du sexe. Ça se laisse tout de même regarder, mais on pouvait en attendre tellement plus. Mais il est également vrai que le film aurait pu nous apporter nettement moins.

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8

Les plus:
Final rythmé
Quelques bons moments
Les moins:
Assez répétitif
Pas super intéressant

En bref: Cinématographiquement, ça reste désert, la première partie enchaîne les scènes de sexe, et ça devient lassant, la dernière partie innove et est beaucoup plus rythmée, mais ce n’est pas encore ça. Regardable, mais sans plus.

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