FEAST de John Gulager


FEAST

2005 – Etats Unis
Genre: Monstres
Réalisation: John Gulager
Musique: Stephen Edwards
Scénario: Marcus Dunstan et Patrick Melton
Avec Balthazar Getty, Eric Dane, Navi Rawat, Duane Whitaker, Krista Allen et Jason Mewes

Synopsis: Dans un bar perdu au fin fond du Texas, la soirée se déroule paisiblement quand brutalement, la nuit tourne au cauchemar. Un couple arrive, en sang, poursuivis par des créatures mutantes et affamées.  Et elles ont faim de chair humaine …

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Feast était un film attendu, Feast est annoncé comme un film culte. Et en effet, après sa vision, Feast est une bouffée d’air frais, un film fait pour les amateurs de cinéma de genre, un film gore, parfois débile, mais maîtrisé, fun, qui a depuis eu deux suites pour le marché de la vidéo (exécrables). Produit par Ben Affleck (et oui), Matt Damon (oui oui), Wes Craven et les frères Weinstein pour Dimension Films, Feast est un film de monstres comme on en voit finalement peu maintenant. Un film n’hésitant pas à dépasser certaines limites, à faire gicler des litres de sang sur ses acteurs, et quand il n’y a plus de sang, du vomi. Tout cela aurait pu donner une série Z indigeste (ce que sont les deux suites), mais à la place, nous avons une série B lorgnant parfois vers le Z, dans la joie et la bonne humeur, bénéficiant d’un bon casting, d’une très honnête réalisation et d’excellents effets spéciaux. Rappelons-le, le film n’a couté que 3 millions de dollars. En quelques secondes, le décor est planté, et on a l’impression de se retrouver devant un ersatz d’Une nuit en enfer. Un bar, paumé dans le Texas, un huit clos, une nuit entière, une menace et du gore. La ressemblance s’arrête là. Contrairement au film de Robert Rodriguez, Feast ne prend pas 50 minutes avant d’entrer dans le genre gore, mais dix minutes à peine. Le temps de nous présenter les personnages et le ton du film. Pour les personnages, ceux ci nous sont présentés par une image figée et un descriptif inscrit à l’écran. Descriptif bien entendu comique, où, outre le nom, nous apprenons des informations amusantes, comme par exemple l’espérance de vie des personnages. Personnages sympathiques mais trop caricaturés, entre l’homme d’affaire, le patron qui abuse de ses employés, la grande gueule, le noir de service, l’enfant, l’handicapé. On reconnaîtra d’ailleurs parmi les acteurs Balthazar Getty (Lost Highway de David Lynch) ou encore Duane Whitaker (Une nuit en enfer 2). Passé cette présentation très rapide et comique, on entre dans le vif du sujet.

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Un homme en sang et sa femme débarquent dans le bar, fusil à pompe à la main. Derrière eux, quatre créatures mutantes venus d’on ne sait ou (et nous n’avons pas besoin de le savoir), affamées. En quelques instants, le film vire au gore qui tache, les membres sont tranchés, les morsures nombreuses, les têtes éclatées. Le réalisateur et les scénaristes jouent sur l’attente du spectateur et ses craintes. Ainsi, malgré son très faible budget, Feast est généreux en gore et autres trucs du genre, mais s’avère aussi foutrement bien rythmé. Tous les éléments que l’on peu attendre d’un huit clos sont là. Portes barricadées, personnages qui vont se cracher les uns sur les autres, tout le monde voulant sauver sa peau, recherche d’un objet dans une pièce où le danger rode, tentative d’évasion. Tout cela manque quand même d’originalité, qui viendra quand les scénaristes s’attardent sur les mises à mort et sur les monstres. Formant une famille, les monstres fonctionnent donc comme une famille. Il y a le père, la mère, l’enfant… Ainsi, au détour d’une scène de tension banale, les personnages pourront voir deux monstres copuler sur le capot d’une voiture à l’extérieur. Après tout, c’est la nature ! Le traitement des monstres sera donc une petite réussite, mais le traitement des personnages, pourtant classiques et caricaturés, aussi. Là où le sort de certains personnages sera logique, comme pour brosser le spectateur dans le sens du poil (les personnages les moins développés meurent en premier, tout comme, fatalement, film américain oblige, le noir…), ce sera totalement différent pour les autres.

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Ainsi, là où la présentation en appelait certains « héros », ceux ci meurent après deux minutes à l’écran, si bien que dans un premier temps, on a du mal à pouvoir déterminer qui va survivre et qui va y passer. L’équipe du film va s’éclater avec ça, en faisant vivre longtemps ceux sur lesquels on aurait pas parié grand chose, et fait mourir certains personnages importants sans prévenir. Imprévisible de ce côté là, le film ira bien plus loin lorsqu’il s’agira de mettre en scène ses effets gores souvent abusifs, mais hautement fun. Un des personnages se fera littéralement vomir dessus par un des monstres, un des personnages sur lequel on aurait le plus parié se retrouve avalé d’un seul coup, certains visages sont arrachés. Un joyeux foutoir, qui va souvent loin, mais en restant sérieux dans sa mise en place et dans sa narration, ce que les suites ne parviendront pas à faire (pourtant signées par les mêmes scénaristes et le même réalisateur). Les monstres, s’ils sont très bien fait, tarderont à apparaître entièrement à l’écran, et c’est bien dommage vu la qualité de leur design et des différents effets les concernant. On aurait aimé les voir un peu plus. Mais au delà de ça, pourquoi se priver d’un tel spectacle, gore, parfois débile, jouant sur les attentes du public, sur les effets crades, sur les stéréotypes (il faut voir la blonde tenter de mettre une balle dans un pistolet par le canon…).

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Les plus:
Gore
Vraiment fun et amusant
Les moins:
Parfois des baisses de régimes
Les monstres peu montrés

En bref: Un petit plaisir, une série B comme on les aime.

4 commentaires

  1. Rien à rajouter ! Comme tu as dis, un film totalement jouissif et bien gore ! Simple, efficace !

    Personnellement, j’étais heureux quand le « héro » se fait tué ! C’était vraiment bonne surprise et nous sommes un peu pris à contrepied.
    Tiens, tu m’as donné envie de le regarder encore aussi ! Il faut que j’arrête de visiter ton blog car tu donnes envie de revoir pleins de films ! lol.

    1. Regarde regarde, c’est pas de ma faute si j’ai de bons goûts (mode je me la pète enclenché mdr). Non mais ce genre de films, c’est un peu comme Toxic Avenger. C’est con, super fun, ça met de bonne humeur, on les regarde de temps en temps. D’ailleurs, j’ai le tout dernier Troma à critiquer tiens !

      1. Excellente comparaison avec Toxic Avenger ! Comme tu as dis, simple mais efficace. D’ailleurs, comme un con, à l’époque j’avais besoin d’argent et j’ai revendu mon edition de Toxic Avenger. J’ai voulu me le racheter mais les prix sont abusés !
        Miam ! Vivement le dernier Troma, hâte de lire ta critique !!

      2. Je range clairement les deux films dans la même catégorie, même s’il y a une grosse différence de budget ^^
        Ah, le fou!! Jamais je revendrais ça!! Il me reste que les captures à prendre, et je pense que je mettrais la critique en ligne demain.

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