EAT THE SCHOOLGIRL de Tomomatsu Naoyuki


EAT THE SCHOOLGIRL (OSAKA TELEPHONE CLUB)

Titre original: Kogyaru-Gui: Oosaka Terekura Hen – コギャル喰い 大阪テレクラ篇
1997 – Japon
Genre: Trash érotique de pacotille
Réalisation: Tomomatsu Naoyuki
Musique: Mori Kazuhiko
Scénario: Tomomatsu Naoyuki
Avec Aoki Kozue, Fujita Yuuki,  Hasegawa Nobuyuki, Sugawara Kenji et Katô Michiru

Synopsis: Un apprenti Yakuza est adepte du téléphone rose. Un jour, une mystérieuse jeune femme s’installe chez lui, se baladant toujours nue. Elle le pousse à commettre des meurtres sur les jeunes femmes.

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Un Yakuza, une fille nue, des filles tuées. Et voilà la superbe histoire d’un film sans grand intérêt, et ce de bout en bout, premier film disponible à l’import de Tomomatsu Naoyuki (merci à Martin pour les précisions sur ce que le monsieur avait fait avant), datant déjà de 1997. Eat the school girl est ainsi un mélange entre scènes érotico-chiantes et scènes sanglantes gratuites, le tout dans une ambiance malsaine et étrange. Personnellement, malgré mon goût pour les œuvres étranges (Lynch) et barrée (Miike), il faudra quand même m’expliquer où peut se trouver l’intérêt du film, s’il existe. Le réalisateur semble pourtant y croire par moment, il nous gratifie de quelques bonnes idées de montage lors de l’ouverture, mais rapidement, son style visuel fatigue l’œil, et le spectateur par la même occasion. Egalement, par moment, il lui arrive de nous fournir quelques scènes intéressantes, ou images marquantes. On retiendra un meurtre violent au cutter dans la rue en début de métrage avec des affiches partout sur les murs (hmm, hommage ou non au troisième opus de la saga Sasori?), un dessin grandeur nature assez troublant (pouvant rappeler Les Frissons de l’Angoisse de Argento), où une image finale, où la jeune fille de la couverture se retrouvent avec des ailes d’ange. Mais malgré ces choses bien minces et dont l’intérêt reste plus que limité, c’est le vide total.

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Le film n’a beau ne durer qu’une heure, l’ennui gagne le spectateur passé les cinq premières minutes. Voir un film avec un tueur misogyne, cela a déjà été fait à plusieurs reprises dans le monde de cinéma, notamment dans le cinéma Italien, avec plus ou moins du talent (L’éventreur de New York), ou parfois pas du tout (les Fantom kiler). Mais ici, la réalisation fatigue, d’autant plus qu’il n’y a pas d’histoire. Les scènes, tantôt coquines, tantôt sanglantes, se suivent, ne se ressemblent pas, mais enchainées les unes après les autres, elles n’ont aucun intérêt. Elles ne peuvent servir une quelconque histoire, puisqu’il n’y en a pas. Pour ceux qui ne veulent pas se casser la tête et voir ce genre de spectacle, ce film est pour eux, mais l’intérêt cinématographique est proche du zéro, voir même en dessous. Les scènes chocs sont nombreuses, pour dire vrai, il n’y a que ça dans le récit. Nous suivons donc, les unes après les autres, des scènes de sexe, de viol parfois, qui iront très loin dans le dégueulasse. Une fille se fait kidnapper et violer, se fait faire un lavement rectal. Une autre se fait violer dans une voiture, se vomit dessus, puis se faire éventrer et éjaculer sur sa blessure. Quelle délicate poésie. Le film ira loin, et ne contient que ça. Les scènes de sexe sont pour ainsi dire très soft. Les actrices sont pour la plupart jolies, et se feront humilier. Même celles qui ne se font pas violer, mais sont consentantes aux parties de jambes en l’air chiantes et interminables finiront par périr, et à se faire éjaculer dessus.

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Eat the school girl est donc un film qui ne fait pas du tout dans la dentelle, se rapprochant d’un Guinea Pig ou August underground, le sexe en plus. Les scènes sanglantes sont de factures correctes, mais qui ne révèle que bien peu d’intérêt. A la différence d’un Guinea Pig, le film cherche à nous faire croire à une histoire qui n’existe pas, qui n’est pas là, en mettant volontairement des passages flous, surtout lors de son final. Vous l’avez compris, mauvais de bout en bout, fatiguant, chiant, gratuit, le film n’a rien qui plaide pour lui. A vouloir en faire trop, le film oublie le principal, passe à côté de son sujet, et pire, devient énervant. Si le cinéma japonais contient des perles chocs, Eat the school girl ne se situe pas du tout dans cette catégorie, loin de là, et Tomomatsu Naoyuki signe son entrée dans le monde du cinéma (soyons sérieux, de la vidéo) de manière maladroite. Chemin qu’il poursuivra tout le long de sa carrière, à quelques exceptions près. Il faudra attendre Stacy en 2001 pour enfin voir un travail correct de sa part.

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3

Les plus:
L’étrangeté de la scène d’ouverture
Quelques beaux plans
Les moins:
Chiant
Provocateur pour rien du tout
Fatiguant

En bref: Gratuit, violent, choquant, gerbant par moment, le film finit tout de même par endormir devant une succession de scènes chocs sans histoire.

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