DRAGON WARS de Shim Hyung-Rae


DRAGON WARS

Titre original : D-war: Dragon wars
2007 – Etats Unis, Corée du Sud
Sortie américaine le 14 Septembre 2007
Budget: 75 millions $
Genre: Bataille de monstres géants
Réalisation: Shim Hyung-rae
Musique: Steve Jablonsky
Scénario: Shim Hyung-rae
Avec Jason Behr, Amanda Brooks, Robert Forster, Aimee Garcia, Holmes Osborne et Chris Mulkey

Synopsis: Un serpent géant se met à dévaster tout Los Angeles. Un journaliste comprendra que le reptile est à la recherche d’une adolescente capable de le transformer en dragon, et que son devoir est de la protéger afin d’éviter un obscur personnage d’accomplir de noirs desseins.

Et le voilà, le plus gros budget coréen, avec 85 millions de dollars à la clé. En voyant la bande annonce, on comprend rapidement devant quel film nous nous  trouvons. Un film pop-corn, qui va nous en mettre plein la vue durant une heure et demi et pompant sans vergogne dans les films de monstres géants (ou pas) du cinéma américain ou japonais, le tout aidé par une histoire minimaliste et des têtes plutôt connues au casting. Et c’est exactement ce que représente D-war. Mais après tout, pourquoi se refuser ce petit plaisir, d’autant plus que le métrage ne dure qu’une heure et demi (contrairement à certains films, comme les 3 heures de King Kong ou du Seigneur des anneaux). Nous entrons donc très rapidement dans le vif du sujet avec une histoire toute simple se résumant en quelques lignes, et qui passé la première demi-heure, n’évoluera pas du tout pour laisser la place au grand spectacle, bien foutu il faut avouer, mais assez vain. Car même si malgré tout, l’histoire, on s’en fou finalement, tout comme des personnages, ce qui nous importe, ce sont les scènes d’action, les monstres géants, mais on ne pourra pas passer à côté de certains défauts, beaucoup trop énormes et gênants. Il faudra attendre une demi-heure pour pouvoir  voir des monstres en action, et cela vaut le coup d’attendre, en terme de spectacle visuel. La première demi-heure réservera quelques bons moments. Un morceau d’écaille est retrouvé en plein centre de Los Angeles, et Ethan, jeune journaliste, va enquêter dessus. Il ne sera pas le bienvenu de la part du FBI, où l’on retrouvera en agent Chris Mulkey, que l’on connaît via diverses séries, dont Twin Peaks. Notre héros (bien fade, il faut l’avouer) sera joué par Jason Behr (la série Roswell par exemple). Revenant des lieux de l’incident, il nous plongera dans un flash-back de son enfance, mettant en scène Robert Forster (qui luttait déjà contre un Alligator géant dans… Alligator), qui va lui-même lui raconter une légende coréenne. Façon pour le metteur en scène de nous donner un aperçu de ce qui viendra.

1507, un petit village coréen est dévasté par de grands méchants, les forces du mal, recherchant une jeune femme prédestinée à changer un serpent géant en dragon. Nous retrouvons l’histoire classique du clan des gentils et du clan des méchants, cherchant chacun à ce que la fille transforme le bon ou le méchant serpent. Ce petit flash-back nous montrera déjà quelques scènes de destructions, et les scènes de batailles ne seront pas sans rappeler le Seigneur des anneaux, en moins long. Notre brillant héros Ethan, pas con, va tout de suite faire le rapprochement entre cette histoire et les récents évènements. Le serpent est là, il cherche la fille, et il doit la protéger. Le gros point faible du film sera là ! La banalité, le manque de surprise, voir l’inutilité du scénario. Si bien que lorsque les dialogues commencent et que les monstres ne sont plus à l’écran, on se fait clairement chier. Le réalisateur l’aura sans doute bien comprit (il n’en est pas à son premier essai en terme de blockbuster Coréen) et se rattrapera dans le seconde moitié du métrage, où l’histoire sera carrément absente pour laisser la place au grand spectacle. Le petit flash-back n’était qu’un petit aperçu de ce qui pourrait se passer si une telle guerre éclatait en plein centre de Los Angeles. Ce qui va forcément arriver. Et là, malgré le trop plein d’influence, on en prend plein la gueule. Tout explose, que ce soit les bâtiments, les véhicules, le serpent géant ainsi que d’autres animaux étranges dévastent la ville, se livrant une bataille sans merci entre humains et animaux, juste pour récupérer la fille, qui sera comme l’histoire mise un temps de côté pour faire exploser, en plus des décors, le budget.

On reconnaîtra de nombreux hommages, à King Kong (le serpent s’enroulant pour monter en haut d’un building), le Godzilla américain (les hélicoptères contre des monstres dans la ville), Godzilla X Megaguirus (plusieurs bestioles accrochées sur un building), la saga Godzilla en général (l’armée déployant des tanks dans la ville pour éliminer la menace) et encore et toujours le Seigneur des anneaux pour certains plans et décors (notamment le final). L’impression de déjà vu s’installe, et on pourrait s’éclater à voir autant de destructions, d’autant plus que les effets spéciaux tiennent la route (heureusement, vu le budget…), si tout le reste n’était pas si vide et mal construit. Car le scénario, en plus d’être vide, est extrêmement mal écrit. Les dialogues également, si bien que les acteurs, aussi bons puissent-ils être à la base, sont totalement à la ramasse. Tout sonne faux, et on s’ennuie ferme lors de ces scènes, qui parfois viennent couper l’action. Au détour de quelques scènes de dialogues malheureusement ennuyantes, on reconnaîtra Holmes Osborne, le père de Donnie Darko dans le film éponyme ou le ministre dans Southland Tales. On ne pourra s’empêcher de regretter  la maigreur du scénario, le grand spectacle des yeux ne faisant pas tout, d’autant plus que dans ses trop longues présentations, la prestation des acteurs ne viendra rien sauver, et le final s’avèrera d’une simplicité enfantine limite insultante.

7

Les plus:
De bonnes scènes d’action
Les effets spéciaux
Les moins:
Le scénario inepte
Le rythme mal géré
Les acteurs qui ne savent pas ce qu’ils font là

En bref: Dragon Wars aurait pu être un grand spectacle amusant avec ses monstres géants et son gros budget. Malheureusement, il n’en est rien, la faute à de trop gros défauts d’écritures, donnant au film des personnages vides, des dialogues mauvais joués par des acteurs qui ne savent pas trop ce qu’ils font là.

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