DEMONS 2 de Lamberto Bava


DEMONS 2

Titre original : Demoni 2
1986 – Italie
Sortie française le 25 Mars 1987, interdit aux moins de 12 ans
Budget: 1.5 millions $
Genre: Démons
Réalisation: Lamberto Bava
Musique: Simon Boswell
Scénario: Dario Argento, Lamberto Bava et Franco Ferrini
Avec David Knight, Nancy Brilli, Coralina Cataldi Tassoni et Asia Argento

Synopsis: Dans un immeuble de haute sécurité se déroule une fête d’anniversaire. Mais le cauchemar recommence quand la jeune femme fêtant son anniversaire regardera un film de démons. Celui ci va sortir de l’écran et la transformer en démons également. Bloqués dans l’immeuble, les résidents vont devoir s’organiser pour survivre.

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Un an après le succès que fut le premier Demons en 1985, Dario Argento, co-scénariste et producteur, et Lamberto Bava, fils du grand Mario Bava, co-scénariste et réalisateur, remettent le couvert dés l’année suivante, en gardant le concept des démons et du huit clos, mais en réduisant quelque peu le budget, et surtout, en mettant de côté les bonnes idées funs qui faisaient le charme du premier opus. Car oui, les bonnes idées, elles sont très peu nombreuses dans cette suite officielle (car le film aura plusieurs suites non officielles, comme Demons 3 : The ogre, toujours de Lamberto Bava, ou La secte, surnommé Demons 4, de Michele Soavi…) Tout ressemble comme deux gouttes d’eau au premier opus, la nouveauté en moins. L’action ne se déroule plus dans un cinéma cependant, mais dans un immeuble de haute sécurité. Sally, une jeune femme, fête son anniversaire. Mais suite à une petite embrouille, elle ira se réfugier dans sa chambre, et se posera devant son poste de télévision, comme la majorité des résidents de l’immeuble. On pourra reconnaître une bonne partie du casting secondaire du premier opus, jouant ici des rôles totalement différents. Mais le film ira bien plus loin, en reprenant le système de huit clos, certes efficace, mais en reprenant également une petite intrigue sur un gang se baladant en ville en voiture. Mais là où ils finissaient par arriver dans le cinéma du premier film, notre gang ici présent ne sera pas là pour grand-chose, puisqu’ils ne feront que conduire, et avoir un accident en face de l’immeuble où se déroule l’action. Une petite intrigue secondaire qui n’a donc rien à faire là, et qui ne parvient qu’à augmenter la durée du métrage.

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Bref, en dehors de l’histoire à l’intérieur de l’immeuble, rien à se mettre sous la dent. Si on ajoute au fait que cette intrigue n’a rien d’original, ni de palpitant, on se retrouve devant une suite n’ayant pas grand-chose à proposer. C’est totalement le cas. La première partie nous présente donc rapidement les personnages. On trouvera des familles, des sportifs qui passent leur temps à s’entraîner, une femme enceinte et son mari, un gosse resté seul chez lui, et bien entendu, Sally faisant sa fête d’anniversaire, et ses amis. On notera dans le casting la présence d’Asia Argento dans son tout premier rôle (avant de continuer en jouant dans Sanctuaire, de Michele Soavi, toujours produit et co-écrit par Argento lui-même). Rapidement, un film de démons passe à la télévision, et ce sera encore une fois l’élément déclencheur. Dans le premier film, les démons provenaient d’un film diffusé au cinéma, ici, le démon va carrément sortir du poste de télévision. Clin d’œil volontaire à Videodrome ? Espérons que non, tant ça ne fonctionne absolument pas ici.  Mais quoi qu’il en soit, la première demi-heure du métrage est déjà passée, et on espére enfin assister à un bain de sang plutôt fun et décontracté, comme dans le premier opus. Mais ce ne sera pas le cas, le film préférant jouant la carte du ridicule à fond la caisse, et oubliant toute tension en chemin, à l’exception d’une scène, franchement réussite, dans laquelle le petit garçon resté seul sans ses parents, poursuivie par un démon, va se réfugier derrière une grille d’aération.

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Mais passé cette scène plutôt réussie, le film reprend les imbécillités en tout genre, et c’est finalement là que le spectateur pourra rire, involontairement, des conneries du métrage. Le rythme soutenu et les effets spéciaux étaient les qualités du premier opus. Ici, le rythme est mou, les situations ridicules, et ne parlons pas des effets spéciaux, restriction de budget oblige, ils sont de piètres qualités. Les rires involontaires vont alors pouvoir s’emparer du spectateur ayant fait l’acquisition de cette suite. Et franchement, c’est du lourd. Les démons vont se mettre à danser sur de la musique des années 80, ou prendre la pose, entourés de fumée, sur une musique du style Ushuaia. Pire, les démons ne sont plus que des humains, puisqu’un chien se retrouvera aussi être la victime de cette malédiction. Il se verra doté d’une nouvelle mâchoire lui sortant de la gueule, avec des petits yeux verts au-dessus. Risible, mais ce n’est rien à côté du reste. Puisque dés que le film fera une chose osée, comme transformer un enfant en démon, il cassera lui-même son propre effet, en reprenant toujours les idées du premier opus. Ainsi, un démon, plus puissant, sortira d’un des corps, et il s’agira de celui de l’enfant. Mais, corps plus petit oblige, le démon qui en sortira sera de petite taille, et ce sera en quelque sorte une copie de Gremlins, ou plutôt, vu le ridicule de l’effet, des Ghoulies. Notre petit monstre attaquera alors l’héroïne, en faisant des bonds gigantesques, en poussant des petits cris ridicules, et j’en passe. Fort heureusement, notre brave héroïne trouvera un moyen pour neutraliser cette menace, comme par exemple en lui coupant les ongles. Le film ne reculera donc devant rien, et ira jusqu’au bout dans le ridicule et la repompe du précédent opus, jusque dans son final, avec son évasion par les toits.

6

Les plus:
Toujours de bons effets
Le score musical de Simon Boswell
Parfois drôle
Les moins:
Encore plus con qu’avant
Un remake avec moins d’argent
Des idées ridicules

En bref: Demons 2 est un très mauvais film, qui pourra avoir un certain intérêt pour son aspect involontairement comique. On se rend compte que Lamberto Bava ne deviendra jamais le réalisateur qu’était son père.

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