2001 MANIACS de Tim Sullivan


2001 MANIACS

2005 – Etats Unis
Budget: 3 millions $
Genre: Cannibales
Réalisation: Tim Sullivan
Musique: Nathan Barr
Scénario: Tim Sullivan et Chris Kobin
Avec Robert Englund, Lin Shaye, Giuseppe Andrews, Jay Gillespie et Marla Malcolm

Synopsis: Anderson, Nelson et Correy partent en direction de Daytona Beach pour les vacances. Mais ils s’égarent en route, et prennent une petite déviation, qui les emmène dans une petite ville, Pleasant valley. Ils sont très bien accueillis par le maire et les 2001 habitants de la ville. Charmantes demoiselles et alcool, tout est fait pour que les étrangers égarés dans cette ville restent. Ils seront rejoints par d’autres touristes. Mais rapidement, les intentions des habitants se révèlent plus hostiles que prévus.

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2000 maniaques !, l’original, date déjà de 1964. Soit un peu plus de 40 ans, mais a marqué une date dans l’histoire du cinéma, avec le film précédent du réalisateur, Hershell Gordon Lewis, son fameux Blood feast. En effet, ces deux films sont les premières œuvres d’un genre cinématographique qui allait naître : le cinéma gore. Aujourd’hui, que reste-t-il de ses œuvres ? Et bien, pas grand-chose, les amateurs de genre connaissent, les jeunes de la période post-Scream pas du tout, et les films ont prit un sérieux coup de vieux. C’est alors qu’au début des années 2000, une nouvelle mode arrive, celle des remakes. Tout d’abord des films asiatiques, avec Ring, Dark water, The grudge, puis par les films cultes du cinéma de genre. Ainsi, Zombie, Massacre à la tronçonneuse, Fog. La liste est longue, et continue de s’agrandir, avec les prochains Halloween et tant d’autres projets en route. Seulement aucun de ces films ne s’élèvera au rang de l’original, évoluant entre bonnes surprises (Massacre à la tronçonneuse) et bouse honteuse (Fog, L’armée des morts). Et c’est en 2005 que débarque la suite/remake de 2000 maniaques ! Nommée simplement 2001 maniacs, le film marque également le retour à l’écran de Robert Englund, l’inoubliable Freddy Krueger qui a sévit dans 7 films, plus un versus des plus jouissifs.

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Et au final, malgré la peur d’un remake qui approche, 2001 maniacs s’avère être une excellente surprise. Reprenant quasi ligne pour ligne l’histoire de l’original, déjà minimaliste, le réalisateur et également scénariste, prend le moins de risques possibles, en gardant la même trame, en reprenant même certains meurtres, et en faisant le même cocktail : humour, musique, érotisme et gore. Et le plus impressionnant, malgré la linéarité de l’histoire et le manque de surprise, c’est que le cocktail prend et fonctionne parfaitement, allant jusqu’à surmonter l’original grâce à un rythme soutenu et l’interprétation sans faille d’un Robert Englund revenant sur le devant de la scène de bien belle manière, dans un rôle écrit sur mesure, un rôle de grand taré, comme d’habitude me direz vous. Cela lui convient bien mieux que les seconds rôles minables dans des films tels Python ou encore la Danse des morts, plus mauvais épisode de la saison 1 des Masters of horror. C’est donc déjà un petit plaisir de le voir à l’écran, surjouant comme il le faut son rôle, atteignant de hauts niveaux de folie par moment.

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Si au départ, la première partie du récit se révélera calme et sans effets grand guignolesques, elle se laisse suivre sans déplaisir, oscillant entre humour et érotisme, parfois même les deux en même temps. Ainsi, parmi les personnages, on trouvera des sado-maso, un jeune homme se faisant plaisir avec son mouton, deux cousines réellement très proches, et tant d’autres. Le tout est très agréablement mit en scène, ce qui laisse au spectateur de suivre avec plaisir cette bande de personnages frapadingues, parfois vulgaires, tantôt charmants. Les différents personnages, que ce soit les habitants, les sudistes, et les voyageurs, sont assez bien décrits, même si l’ensemble se révèle sans réelle surprise. Puis rapidement, l’horreur et le gore fait irruption dans le récit, s’inscrivant parfaitement avec le spectacle que l’on venait de voir, et après tout, c’est ce que le spectateur attendait. Si les mises à mort sont peu nombreuses, elles sont parfois inventives, parfois de simples reprises de l’original, mais les effets s’avèrent toujours réussis et filmés dans la joie et la bonne humeur par le réalisateur, prenant autant de plaisir à filmer les morts que les corps dénudés.

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Ainsi, vous l’aurez compri, 2001 maniacs baigne en permanence dans une ambiance de franche rigolade potache, parfois bien sanglante, toujours plaisante à regarder, où le rythme ne faiblit pas, et ce malgré un final quelque peu banal et manquant de folie, et un certain manque de surprise pour le genre, qui s’est grandement développé depuis l’original en 1964. Une plaisante surprise, et une des rares fois qu’un remake surpasse l’original (il y a eu The Thing de Carpenter avant, La Mouche de Cronenberg, et dans un autre genre, Scarface de De Palma), en reprenant ce qui faisait la saveur de l’original, et en les actualisant.

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Les plus:
Quelques passages bien fun
Robert Englund
Une ambiance bon enfant
Les moins:
Première partie un peu lente
Des seconds rôles qu’on veut voir mourir vite

En bref: Sans surprise, le film se révéle tout de même recommandable, supérieur à l’original, et rondement mené.

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