CURSE DEATH AND SPIRIT de Nakata Hideo


CURSE DEATH AND SPIRIT

Titre original: Honto Ni Atta Kowai Hanashi: Jushiryou
1992 – Japon
Genre: Fantôme
Réalisation: Nakata Hideo
Musique: –
Scénario: Takahashi Hiroshi (1ère et 3ème histoires), Shioda Akihiko  (2ème histoire)
Avec Hada Michiko, Kawakamiki Maiko, Shirashima Yasuyo et Enami Kyoko

Synopsis: Curse death and spirit est une anthologie de trois courts métrages, trois histoires vécues, trop contes d’horreurs qui sont les premières œuvres de Nakata Hideo.

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Il faut bien commencer quelque part, et bien avant Ring en 1998, qui le rendit célèbre, Nakata Hideo mettait déjà en scène des histoires de fantômes. Et si le monsieur est plutôt reconnu pour le premier Ring et Dark Water, c’est qu’à part ces deux métrages là, ces autres métrages n’ont pas grand chose d’exceptionnels. Entre un Ring 2 assez ridicule, un remake avec Le Cercle 2, un L Change The World sympathique mais sans plus. Le début de sa carrière montrait déjà ce qu’il voulait faire, le genre d’ambiance et de mise en scène qu’il voulait. Il y avait en 1996 son Joyû-rei, plutôt méconnu, et avant cela, des courts métrages, sortis sous forme d’anthologie en 1992. Curse Death and Spirit, pas de doute, nous sommes devant un film de Nakata. Malédiction, mort, esprit. Regroupement de trois courts métrages d’environ 20 minutes chacun, autant le dire tout de suite, l’ensemble ne vole pas bien haut, sans pour autant être irregardable. La première histoire, la poupée maudite, nous raconte l’histoire d’une jeune femme qui travaille pour une troupe de théâtre et qui raconte à ses amies actrices ce qu’il se passe d’étrange chez elle. La jeune femme fait des rêves chaque nuit mettant en scène une poupée. Oui, la poupée de la pochette, une poupée traditionnelle japonaise. Elle finit par trouver la poupée en vrai, qui va l’appeler constamment : « Satomi, Satomi ». La poupée va rapidement l’empêcher de dormir, la suivre partout. Bref, une histoire classique comme on en voit beaucoup. Nakata fait au niveau de la mise en scène un travail plutôt correct. Avec un budget que l’on devine ridicule, il soigne son visuel, cadrages et éclairages sont d’un bon niveau, on reconnaît la patte du réalisateur. Mais dés que la poupée arrive à l’image et que le court métrage tente de faire monter la tension, ça  tombe à plat. Les raisons. Déjà, l’ambiance musicale du film ne fonctionne pas et dés qu’il va se passer quelque chose, l’effet est beaucoup trop prononcé pour faire monter la tension, et c’est l’effet opposé qui se produit. D’autre part, l’animation de la poupée n’est pas crédible, même pour un court métrage de 1992. Les déplacements en image par image sont saccadés et font plus rire qu’autre chose. Un bon point de départ qui ne marche pas.

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Les choses ne vont pas s’arranger avec la seconde histoire. Cette fois ci, une femme perd son mari à l’hôpital devant les yeux de leur fils. Fils qui aussitôt après ce choc parvient à voir les fantômes. Le temps passe et la mère emmène son fils en camping dans la forêt avec une amie et ses deux enfants. Non loin de là, il y a une cascade. Cascade qui est la résidence d’un fantôme, une femme ayant jadis perdu son fils, et qui va veut depuis emmener les enfants qui traînent ici avec elle. Encore une fois, bien que classique, cette histoire s’avère relativement intéressante, d’autant plus qu’elle ne dure encore une fois que vingt petites minutes. Pourtant, il s’agira du pire des courts métrages. L’intrigue semble longue à se mettre en place, quasi la moitié du cout métrage, et le fantôme de la jeune femme n’est pas du tout crédible. Eclairée à chacune de ses apparitions par une puissante lumière verte, ou pire, bleutée, elle ne s’avère absolument pas convaincante. Chacune de ses apparitions peut donc faire rire, et on regrette rapidement le premier court métrage, le coup de grâce nous étant donné lors du final un peu niais (beaucoup ?). La troisième histoire s’avèrera être la meilleure du lot, nous permettant de terminer cette vision sur une note positive. Encore classique, on se retrouve avec trois amies en vacances dans une auberge dans un coin un peu perdu. Mais rapidement, l’une d’entre elle commence à avoir des réactions étranges tandis qu’une de ses amies aperçoit des choses la nuit. On aura droit aux classiques apparitions dans le miroir, aux sons étranges, mais rappelons que le métrage date de 1992, époque à laquelle nous n’étions pas encore habitué à toutes ces histoires de fantômes et de malédictions, et où le cinéma asiatique, à l’exception des films de Jackie Chan, ne débarquaient pas en France. Réalisé de manière honnête, le récit pose son ambiance doucement et parvient à la maintenir jusque la fin, grâce à des apparitions rares mais réussies, et une bonne ambiance sonore. Rien de transcendant, mais agréable. Ce qui ne sauve pas cette anthologie dans son ensemble, bien décevante.

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8

Les plus:
De bons points de départ
La troisième histoire qui tient en haleine
Les moins:
La musique qui appuie trop les effets
Les apparitions dans les deux premières histoires sont ratées

En bref: Les débuts de Nakata. On retrouve ses idées, les débuts de son cinéma, mais ça ne marche jamais vraiment.

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