CLASS OF NUKE’EM HIGH 3 de Eric Louzil


CLASS OF NUKE’EM HIGH 3

Titre original : Class of nuke’em high part III: The good, the bad and the subhumanoid
1994 – Etats Unis
Genre: Troma
Réalisation: Eric Louzil
Musique: Bob Mithoff
Scénario: Lloyd Kaufman, Eric Louzil, Carl Morano, Marcus Roling, Jeffrey W. Sass et Matt Unger
Avec Brick Bronsky, Lisa Gaye, Lisa Star, John Tallman et Albert Bear

Synopsis: Roger, le héros de Tromaville et Victoria, sa fiancée humanoïde, sont désormais parents de deux magnifiques jumeaux Adlai et Dick. Mais Dick enlevé est placé sous la tutelle d’horribles bandits : il sera élevé dans la dépravation et la haine de son frère, tandis que ce dernier grandit dans la paix et l’amour de son prochain.

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Le second épisode n’aura pas suffit à la firme Troma, malgré sa plus que médiocrité, voilà que débarque le troisième et dernier épisode (malgré la vanne vaseuse lancée en fin de film sur un éventuel quatrième épisode). On dit souvent que les bonnes choses ont une fin, et fort heureusement, les mauvaises également. Ce dernier opus commence donc là où le précédent se terminait. Tromaville est sur le point d’être détruite par un écureuil géant, Tromie. Les dix premières minutes seront donc une sorte de résumé avec plans additionnels du second opus, et étrangement, c’est le passage qui passera le mieux du film, sans doute parce qu’ayant vu le précédent, on sait à quoi s’attendre. Revoir ce brave petit écureuil mutant fait finalement quelque peu sourire, surtout que le film se permet quelques nouveaux plans le concernant plutôt sympathique. Mais passé ce prologue, le carnage commence. Les acteurs, déjà mauvais sur le précédent opus, vont continuer sur cette voie, encouragés par le scénario, qui donnera un triple rôle à Brick Bronsky. Donnant naissance à des jumeaux, il jouera le père, et les deux enfants, grandissant à vitesse astronomique. A deux ans, ils ressemblent comme deux gouttes d’eau à leur père. L’un des enfants est enlevé, et personne ne connaît l’existence des deux enfants. Le film tentera de jouer sur des points intéressants, comme le fait d’avoir l’impression d’avoir perdu une partie de soit, mais cette idée s’enfoncera dans le débile made in Troma du début des années 90, c’est-à-dire, mauvais.

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Victoria, la sous-humanoïde du second épisode, meurt en début d’aventure, et la centrale nucléaire, ainsi que le lycée, sont reconstruits. Ainsi, nous nous retrouvons dans des lieux similaires au second opus, avec en prime, un jeu de Brick Bronsky similaire à celui du second opus également, lorsqu’il joue son fils gentil, Adlai. Le film ira à fond dans le débilité, et en profitera pour nous montrer encore une fois un nombre incroyable de paires de seins et de fesses, en oubliant en route le gore et l’humour. L’humour est pourtant bien présent, mais il est lourd, et tombe à plat. Seuls quelques passages s’en sortiront, ou, au pire, nous quelques caméos. On remarquera donc Ron Jeremy, ex acteur porno, en professeur (il jouera par la suite dans Toxic Avenger 4, Terror Firmer, ou la bouse Creepies). Mais le pire, c’est que certains gags de ce nouvel opus se calqueront sur ceux du précédents. Une impression de déjà vu s’installe par moment. L’apparition de Toxie, qui faisait rire dans le précédent, nous fait plutôt penser à une panne d’inspiration ici. Le réalisateur, Eric Louzil, nous conforte dans l’idée qu’il n’a aucun talent. Son film est mou, pas très rythmé, filmé avec les pieds. On pourra même noter quelques incohérences par rapport au précédent épisode, notamment dans le personnage de professeur Holt, joué par Lisa Gaye. Tentant de sauver dans le précédent opus ces enfants, les sous-humanoïdes, et donc, en quelque sorte, se mettant au travers des plans des « méchants », elle se retrouve ici juste à leur merci, pour les aider à accomplir ce qu’ils souhaitent. Mais on n’est plus à ça prés, puisque de toute façon, ce troisième opus parvient à faire pire que le précédent, en nous faisant somnoler.

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2

Les plus:
L’ouverture (la fin du second)
Les moins:
Pire que le second
Pas passionnant

En bref: Pire que le précédent, malgré encore une fois quelques bonnes idées perdues au milieu de tout ça. Finalement, c’est juste chiant et nul.

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