THE HUMAN CENTIPEDE II: FULL SEQUENCE de Tom Six


THE HUMAN CENTIPEDE II: FULL SEQUENCE

2011 – Pays Bas / Angleterre
Genre: Extrême
Réalisation: Tom Six
Musique: –
Scénario : Tom Six

Avec Laurence R. Harvey, Ashlynn Yennie, Maddi Black, Kandace Caine, Dominic Borrelli, Lucas Hansen, Lee Harris, Dan Burman, Daniel Jude Gennis, Georgia Goodrick, Emma Lock et Katherine Templar

Synopsis: Martin est gardien dans un parking. Obèse, ne parlant jamais, il vit avec sa mère qui ne l’aime pas, et est traumatisé par son père qui abusait de lui. Obsédé par le DVD du film The Human Centipede, il a l’idée fixe de réaliser lui même l’opération, en capturant les personnes qu’il croise à son travail, et même l’actrice du film original en se faisant passer pour l’agent de Tarantino…

Dans la catégorie « Hey mon film a fait un sacré buzz sur internet, si je faisais une suite », voilà The Human Centipede 2. Le premier avait en effet fait un sacré buzz, et a acquis une petite réputation depuis. Justifiée ? Oui et non. Oui car il fallait oser débarquer avec un tel concept, et que le film n’est pas totalement raté, notamment grâce au personnage du docteur. Non car finalement, il n’est absolument pas un film extrême, et le film souffre de gros défauts, comme un début assez désastreux et des personnages secondaires mal écrit. Mais Tom Six, réalisateur et scénariste, et sa femme, qui produit le film, récidive, et nous livre un Human Centipede 2, qui promet d’aller beaucoup plus loin. Pour moi, il était impossible de faire une suite sérieuse à The Human Centipede, rien que l’idée que deux personnes sur Terre ai la même idée est ridicule à mon goût. Tom Six a du penser pareil, et nous livre ainsi un scénario et un point de départ tout simplement ridicule, et accumule les erreurs d’écriture rendant son métrage tout sauf crédible. Ainsi, le premier film est… un film, et rien n’est jamais arrivé. Et bien entendu, son personnage principal adore The Human Centipede, l’adule, le regarde en boucle, se touche dessus. Tom Six a l’air tellement content d’avoir « révolutionné » le cinéma de genre qu’il se touche lui même sur son film. Le problème, c’est qu’il n’a rien révolutionné du tout. Mais ce n’est pas tout, puisque scénaristiquement, le film accumule les erreurs grossières, et donc les cartons rouges. Ainsi, Martin, notre personnage, travaille dans un parking, où il récupère ses victimes en leur tirant dessus, ou en leur donnant des coups avec une barre à mine (oui, il ne rigole absolument pas). Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en général, un parking possède des caméras de sécurité et que tout est enregistré dans une station. Ensuite, se faire tirer dessus et se prendre des coups de barre en métal dans la tête, ça laisse des traces, et Martin n’a pas l’air d’être le mec à tout nettoyer derrière lui. Bien entendu, ce ne sont que des détails, mais à force des les accumuler, ils finissent par devenir envahissant.

Pour le spectateur qui veut du choc, par contre, il sera servit, à condition qu’il accroche au délire du film, qui vire, volontairement ou non, à la parodie pure et simple du premier film, mais en nous montrant tout cette fois ci. Ceci dit, pour voir l’horreur frontalement, avec les 12 personnes reliées entre elles, il faudra attendre les 25 dernières minutes du métrage. La première heure se contente en effet de nous montrer le quotidien de Martin, sa vie chez sa mère, et la récupération de ses victimes pour construire le Centipede. Etonnement, malgré de grosses influences et des grossières erreurs d’écriture, c’est la partie qui s’en sort le mieux. Pourquoi ? Tout simplement car dans les scènes de meurtres, Tom Six parvient à créer une vraie ambiance. Tournant son film intégralement en noir et blanc, la photographie du film est travaillée, les cadrages également, et son film peut mettre mal à l’aise. Certaines scènes totalement gratuites se glissent dans cette partie et d’autres aberrations scénaristiques débarquent, mais ça ne s’en sort pas trop mal. De plus, l’acteur jouant Martin est réellement flippant. Ne disant absolument rien de tout le métrage, tout passe par ses expressions, et il faut avouer qu’il est convaincant, on n’aimerait absolument pas le croiser. Malgré la répétitivité des actions (un coup de pistolet dans le jambe, un coup de barre à mine dans la tête), c’est assez prenant. On aura même droit avec la mère de Martin à quelques hommages à Psychose de Hitchcock.  Mais on ne pourra pas faire l’impasse sur de nouvelles aberrations scénaristiques, dont certaines qui auraient valût au film d’être bannis dans certains pays, comme en Angleterre. Nous aurons donc droit à une scène où Martin se masturbe avec du papier de verre devant The Human Centipede (oui, Tom Six doit être vraiment obsédé par son propre film). Le pire dans tout ça, c’est que l’ambiance est posée et on se surprend à se prendre un minimum au jeu. Mais quand l’actrice du premier film réapparaît, jouant son propre rôle, et rencontre Martin se faisant passer pour l’agent de Tarantino, la pilule a beaucoup plus de mal à passer. En étant un tant soit peu intelligent, on se renseigne sur l’agent sur internet, on fait quelques recherches, et arrivé devant Martin au pire, on comprend tout. Mais là non…

Toujours est-il que cette partie est la plus réussie du métrage et possède des qualités, visuelles tout du moins. Il faut ajouter à tout cela que le métrage pose son ambiance et ne possède aucune musique, seulement des bruitages et quelques rapides sons d’ambiance. Et quand on arrive enfin après une heure de métrage au Centipede et à l’opération, ça devient de pire en pire, et on sort totalement du film, tant on ne trouvera absolument plus rien à sauver de ce carnage. Là où le premier nous suggérait tout, ici, on verra l’opération en gros plan, sous tous les angles, sur plusieurs personnages. Car oui, ils sont 12. Le film pourrait alors se vouloir extrêmement choquant, mais la débilité profonde des situations me dépassant, rien à faire. Quelques coups de marteaux fonctionnent, des coupages de tendons également (ça oui, faut avouer que ça fait mal…), mais voir Martin se servir d’une agrafeuse pour terminer son opération, ça fonctionne beaucoup moins. Et toute la suite ira dans ce sens, perdant ainsi probablement spectateur après spectateur, lors de l’injection par exemple d’un laxatif sur les différents humains de l’expérience. L’acteur jouant Martin commence alors à en faire des tonnes, et le film continue sa lancée dans la provocation gratuite totalement inutile et décrédibilisant chaque situation un peu plus. Et tout cela continuera jusqu’aux derniers instants du film. Le pire étant atteint lors d’une scène d’accouchement aussi glauque qu’inutile. Un peu comme si Tom Six réalisait une parodie de son propre film en livrant l’opposé du premier film. Du trash, des situations ridicules. Et c’est bien dommage, car si le film est bel et bien mauvais, tout n’est pas à jeter. Tom Six fait tout de même preuve dans sa première partie d’un bon sens du rythme et du cadrage (à la fin ça se tire un peu en sucette), sait réaliser son film, et la photographie est de très bonne facture. On pourra ajouter à cela que Laurence R. Harvey, jouant Martin, s’en sort très bien sans ouvrir la bouche. Et l’ambiance du film est franchement travaillée. Mais le réalisateur s’amuse lui même à détruire son film et le rendre ridicule. En espérant qu’avec tout ça, on ne récupère pas dans deux ans un Human Centipede 3…

8

Les plus:
Une bonne mise en scène
Une ambiance malsaine
Laurence R. Harvey
Les moins:
Un scénario juste aberrant
Des situations ridicules et peu crédibles
Le trash gratuit qui ne fonctionne pas
La fin

En bref: Tom Six parodie en quelque sorte son propre film en livrant l’opposé : scénario peu sérieux, film répétitif et gore craspec. Mais ça ne fonctionne pas franchement, malgré des qualités.

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