MAN HUNTING: RESURRECTION de Koshizaka Yasushi


MAN HUNTING: RESURRECTION

Titre original: マン・ハンティング リザレクション
2012 – Japon
Genre: Tueur fou
Réalisation: Koshizaka Yasushi
Musique: –
Scénario: Kaede Miel, Miyajima Yukio et Koshizaka Yasushi
Avec Kuribayashi Riri, Kamiyoshihara You, Fujiwara Shinyû, Akamatsu Kei, Aiba Ruby et Yoshizawa Masato

Synopsis: Le tueur à la capuche, le fameux Hunter, est toujours là. Car oui, il n’y a pas que dans les slashers américains que le mal ne meurt jamais. Un psychopathe en puissance plutôt pervers et amateur de tortures en tout genre sur jeunes femmes décide de tendre un piège à notre tueur, avec sans doute la possibilité de mettre enfin son identité à jour. Pour cela, une jeune idole ainsi que son agent vont servir d’appât.

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Il y a deux ans, nous faisions la connaissance d’un petit réalisateur, Koshizaka Yasushi, qui livrait avec Man Hunting un honnête film, fauché certes et pas parfait, loin de là, mais prenant, rythmé et franchement pas trop mal foutu. Deux petites années plus tard et 9 films (tout de même), tous les espoirs sont retombés, nous n’attendons plus rien de lui. Entre sa saga des Missing (4 films tout de même, tous plus mauvais les uns que les autres), un Idol Bomb tout aussi mauvais et un Drum Limit déjà plus regardable (et court), il n’y avait que Man Hunting Redemption, suite de son premier film, qui malgré un niveau assez bas parvenait à « distraire » le spectateur peu regardant sur la qualité finale. Et c’est donc un troisième opus qui nous arrive pour la troisième année consécutive. En soit, la perspective d’un film mauvais mais amusant. Et en effet, aucun doute là dessus devant le résultat final, tant on retrouve les qualités ( ?) et les défauts de son prédécesseur, et même de la filmographie entière du réalisateur dans le métrage. Première constations, la durée du film s’allonge de film en film dans la saga. De 1h05 nous étions passés à 1h10, et maintenant, 1h18. Si bien que oui, on ne sera pas épargné, on n’échappera absolument pas à des longueurs en milieu de parcours, comme ce fut le cas du précédent chapitre de cette trilogie (qui risque bel et bien de continuer). Heureusement, dans un premier temps, ce nouvel opus nous présente de nouveaux personnages, et de nouveaux enjeux, évitant ainsi la répétition et l’impression de déjà vu. Dans un premier temps seulement. Nouveaux personnages à la clé, le réalisateur, également coscénariste (ils étaient trois pour nous pondre ça quand même, faut le faire) nous présente un psychopathe, plutôt ridicule d’ailleurs avec sa perruque datant d’une époque résolue. Sadique, pervers, adepte des tortures (qui pourraient presque rappeler Audition de Miike Takashi… si la réalisation et les effets spéciaux étaient du même niveau) et du viol. De jeunes lycéennes en jupes courtes, bien entendu, cela va sans dire, comme dans tous les films de mister Koshizaka.

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Ayant entendu parler du fameux Hunter, il décide de partir en chasse avec une équipe de militaires. Bon tout de suite, ça nous rappelle déjà un peu plus le second épisode, mettant déjà en scène des militaires, ou le chasseur devenait le chassé. Et ici, encore une fois, ce sont deux filles qui vont servir d’appât au Hunter. Notre psychopathe va rester lui très en arrière plan pendant la majorité du métrage, se contentant de donner des ordres, de regarder les écrans de surveillance et de ricaner comme un imbécile. Le métrage prend donc des allures de remake du second opus, avec quelques militaires pas très doués, un Hunter super doué (enfin parce qu’on ne comprend rien à ce qu’il se passe avec les angles de caméra aussi) et deux jeunes femmes errant dans la forêt sans trouver leur chemin. Comme dit plus haut, on retrouve toutes les (sick) qualités et défauts des autres métrages du réalisateur. Comprenez par là que c’est ultra mal filmé à deux ou trois plans près, que les effets spéciaux et autres giclées de sang sont pour la plupart numériques et peu convaincantes (ce serait pas drôle sinon), que ça ne joue pas super bien, et que ça parle parfois pendant de longues minutes pour ne rien dire. Filmé à la va vite, n’importe comment et sans envie, ce nouvel opus peut parfois énerver d’autant plus qu’il n’apporte parfois rien de bien neuf. Mais le personnage du Hunter est toujours là et lui, il a toujours de la gueule, ce qui est déjà pas mal pour le personnage emblématique de la trilogie. Et à côté de ça, le réalisateur trouve toujours moyen de nous mettre des plans d’une gratuité tellement extrême qu’ils en deviennent plus qu’amusants. On pourra en effet s’amuser si le cœur nous en dit à calculer le nombre de plans totalement gratuits sur des petites culottes, la facilité du réalisateur à montrer la poitrine de son héroïne ou encore ses fesses (ben oui, les culottes arrivé au troisième opus, ça ne suffit plus, il faut passer au string, c’est plus classe).

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C’est dans sa dernière partie, après une petite épreuve à la Saw pas trop mal réussie d’ailleurs (comme pour le final des épisodes précédents) que le film se décide enfin à innover et à apporter une vraie touche de nouveauté, en nous en apprenant un peu plus sur le Hunter et en nous balançant quelques retournements de situations (peu crédibles certes) à la pelle. Bon il ne faut pas en attendre trop, ça reste hyper mal filmé tout le long et pas super bien joué, mais cet apport de nouveauté apporte un plus à cet opus qui partait plutôt mal, et le sauve quelque peu du naufrage que le métrage aurait pu constituer. Car entre deux plans culottes (ou string, ou poitrine) et quelques scènes d’action mal filmées, ben oui, ça parle beaucoup pour ne pas dire grand chose. Si bien que malgré un final différent pouvant apporter quelque chose de différent par la suite (faut pas se leurrer, en 2013 on aura bien un Man Hunting Revenge ou Return), ce troisième opus s’avère plus faible que les autres. Plus faible que le premier, c’est une évidence, tant à l’époque le réalisateur semblait vouloir y croire et faire un film, mais également plus faible que le second, qui parvenait à nous faire rire en restant plus court. Bref, vivement la suite… (ou pas) !

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8

Les plus:
Des passages totalement gratuits hallucinants
Retrouver le Hunter
Le final
Quelques bonnes scènes
La pochette a de la gueule
Les moins:
Hyper mal filmé comme d’habitude
Ça parle parfois beaucoup pour rien
Pas très bien joué
Des situations redondantes avec le second opus
Des effets spéciaux pas au top

En bref: Le retour du retour. En parti calqué sur le second avant d’apporter des nouveautés sur la fin, ce nouvel opus reste faible, même pour l’amateur de V-Cinéma totalement fauché. On rigole parfois, quelques bonnes choses, et entre les deux, on baille.

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