CAMP 731: MEN BEHIND THE SUN de Tun Fei Mou


CAMP 731: MEN BEHIND THE SUN

Titre original: Hei Tai Yang 731
1988 – Chine
Sortie le 1er Décembre 1988 à Hong Kong
Genre: Extrême
Réalisation: Tun Fei Mou
Musique: – 
Scénario: Mei Liu, Wen Yuan Mou et Dun Jing Teng
Avec Hsu Gou, Tie Long Jin, Zhaohua Mei, Zha Quan, Gang Wang et Dai Yao Wu

Synopsis: Au cours de la seconde guerre mondiale, le Japon avait envahi une partie de la chine. Ce film retrace les dernières heures de la vie d’un camp de concentration japonais pour Chinois ; Camp dans lequel maintes expériences pseudo scientifiques les plus horribles les unes que les autres sont menées sur les prisonniers pour développer des armes bactériologiques. Ce camp, c’est le camp 731.

Camp 731 fait partit de ces nombreux films classés Catégorie 3. Dans cette catégorie, on retrouve pas mal de films érotiques (Erotic chinese story) et aussi pas mal de films extrêmes. Quoi qu’il en soit, Camp 731 se démarque très facilement des autres par l’absence de gratuité dans son propos. Là où d’autres films extrêmes misent tout sur le choc, et uniquement cela, parfois sans même proposer d’histoire (Les très chocs Guinea pig ou le très mauvais Eat the school girl), le film ici chroniqué nous présente pour la première fois l’histoire vraie de ce camp de concentration japonais situé en Chine. Plus qu’un camp de concentration, le Camp 731 était en réalité une base japonaise où ceux-ci effectuaient des expériences bactériologiques sur les prisonniers afin de gagner la seconde guerre mondiale. Le film commence de manière quasi documentaire, différents textes et écrans nous racontent la genèse de ce camp, la manière dont il est dirigé, les différents bâtiments présents, avant de nous plonger enfin dans l’histoire. Nous sommes invités à suivre l’éducation de jeunes japonais qui arrivent dans la base afin de servir leur pays. La réalité se heurte directement à la fiction, les enfants sont entraînés pour tuer l’ennemi, et leur quotidien dans la base n’est pas si simple. Car outre leur entraînement, ils seront les témoins des atrocités perpétrées sur les prisonniers.

D’un côté, nous suivons donc ses enfants, et de l’autre, les différents dirigeants de la base, toujours en quête de nouvelles expériences et inventions malsaines à expérimenter sur les prisonniers, dans le but de faire avancer la science et d’augmenter la puissance de l’empire japonais. Si le début nous montre de manière quasi documentaire le quotidien de ses enfants, leur adaptation et leurs bagarres au sein du Camp, la suite ira bien plus loin, dépassant tout ce que l’on pourrait croire, et le choc des images fonctionne d’autant plus que les faits montrés (ouvertement) dans le film ont réellement eu lieu. Le film ne se montre donc pas inutile, comme souligné lors de la fin, puisqu’il permet, certes de manière ignoble, de nous rappeler les atrocités qui ont eu lieues à cette époque, une histoire que beaucoup tentent d’oublier, ce qui serait fermer les yeux sur les 3000 morts du Camp 731. Les expériences faites par les Japonais dépassent de loin tout ce qu’il est possible d’imaginer : expériences sur le froid, la chaleur, des prisonniers sont éventrés vivants, certains amputés, brûlés, les bébés sont tués sans aucuns remords. Des quantités énormes de virus bactériologiques furent créées durant cette période, et testés eux aussi sur les prisonniers, qu’ils soient chinois, Coréens ou Russes. Aucune pitié ni remord n’est montré.

Le film atteindra son apothéose lors de deux séquences en particulier : une autopsie sur un enfant encore vivant, criante de réalisme, et vraiment malsaine, filmée sans concession, et une scène mettant en scène un chat, apparemment réelle, qui pose donc ici un malaise similaire à celui des meurtres d’animaux de Cannibal holocaust quelques années plus tôt. Le film atteint alors son but, outre nous ouvrir les yeux sur l’horrible réalité, il nous fait détourner le regard de l’écran lors de ces instants, et atteint donc son but. La vision du film est donc tout autre par rapport aux autres films extrêmes, ce n’est pas une curiosité malsaine (peut être un peu tout de même) qui nous pousse à le regarder, mais une envie de connaître l’affreuse réalité, et le film créé en effet une réaction auprès du public, non reproduite depuis. Deux suites virent le jour, totalement différentes, oubliant le côté documentaire pour nous fournir de simples films commerciaux. Seul le prochain film de Andrey Iskanov (Nails, Visions of suffering) basé sur le même sujet et devant sortir en fin d’année promet d’aller encore plus loin et de nous en apprendre plus sur l’affreuse réalité.

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Les plus:
Choc
Une réalité historique
Les moins:
Les scènes réelles avec les animaux
Une réalité historique

En bref: Camp 731, film choc ? Absolument! Film inutile ? Absolument pas.

5 commentaires

  1. Ce film m’énerve au plus au point. J’ai vraiment envie de le voir mais le fait de savoir qu’un animal a réellement était maltraité me bloque vraiment. J’appréhende d’entendre le cri de souffrance du chat.

    Si il y a bien une chose insupportable, c’est justement d’abuser de ces pauvres petites bêtes tellement adorable et qui ne demande pas un tel traitement.
    Comme tu dis dans ta critique, ils ont peut-être utiliser cette méthode pour nous faire prendre conscience de certaines choses mais pffff … voilà.

    D’un autre côté, il me le faut. Ahhh ! Est-ce que cette scène est prévisible ? Plus au début du film ? A la fin ? Et surtout, est-ce que, au fond, je ne vais pas perdre en intensité si je zappe cette scène. Arf. 😦

    1. Je comprend, je ne supporte pas non plus, surtout que j’adore les chats… j’ai du mal avec INFERNO de Argento à cause d’une scène où le papy s’en prend à des chats…
      La scène arrive dans mes souvenirs assez tardivement, et tu vois bien la préparation de la scène, donc tu as le temps de l’anticiper… Après, dans son intégralité, le film n’est pas un film « agréable » à regarder (comme Philosophy of a Knife, Irréversible ou d’autres films chocs que j’aime pourtant). C’est sûr que tous ces films fonctionnent suivant une montée de l’horreur progressivement, donc peut-être qu’en zappant la scène tu perdrais finalement quelque chose 😦

      1. Je vais mettre de côté ce film car, c’est peut-être con, mais je ne suis pas encore prêt à le regarder et je n’ai pas envie de zapper une scène !
        De toute façon, il n’est pas facile à trouver en DVD donc cela m’arrange ! :p
        Mais tôt ou tard, je franchirai le cap.

      2. Je comprend bien, j’ai des films comme ça, de côté depuis des années, j’attend de trouver le bon moment pour me lancer… Un jour comme on dit :p

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