APT: Apartment de Byeong-ki Ahn


APT: APARTMENT

Titre original : A.P.T
2006 – Corée du sud
Genre : Fantômes
Réalisation : Byeong-ki Ahn
Musique : –
Scénario : Byeong-ki Ahn et So-yeong Lee
Avec So-young Ko, Seong-jin Kang, Hie-jin Jang et Ha-seon Park

Synopsis : Toute seule dans son grand appartement vide, Se-jin, pauvre petite fille riche, remarque quelque chose de surprenant. Tous les soirs, à 21h56, les lumières des appartements de l’immeuble d’en face, le Fortune Appartments Building, se mettent à clignoter de façon loterie morbide. Quand les lumières se rallument, c’est pour révéler que l’un des locataires est mort dans d’atroces souffrances. Se-jin est le seul témoin de ces morts et a toutes les peines du monde à convaincre ses voisins et la police de la réalité des faits. S’immisçant plus dans l’intimité des voisins qui ont l’occasion de survivre au carnage, elle découvre que les habitudes des habitants du Fortune Building sont pour le moins particulières.

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Après le dramatique Phone et le film de fantôme plus classique Bunshinsaba, le réalisateur, Byeong-ki Ahn revient en 2006 avec un nouveau film de fantôme, du même acabit. On ne change pas une recette qui marche, et si APT se révèle être toujours aussi flippant et réussit dans sa partie dramatique, on ne peut noter de réelle évolution. Dans le fond du moins, puisque la forme a changée. Après une introduction relativement calme et prenante se déroulant dans le métro, où l’héroïne, Se-jin, est témoin d’un suicide, la suite de l’action se déroulera pratiquement entièrement dans le réseau d’appartement. Le contexte fait ainsi très rapidement penser à Fenêtre sur cour, le chef d’œuvre d’Alfred Hitchcock. Cela fonctionne plutôt bien, on a le droit à la réalisation habituelle du réalisateur, avec des lumières et des plans de caméra très travaillés, et aussi, les bruitages sonores habituels des films de fantômes, qui font hérisser les cheveux rapidement. Car outre le lieu de l’action, le film ne révèle que bien peu de surprises. La première partie du récit va donc mettre en scène l’enquête de Se-jin au sein des appartements. Elle va espionner ses voisins avec des jumelles, et découvrir que les lumières se mettent à vaciller, tous les soirs, à la même heure. 21h56. Et quand la lumière revient finalement, un meurtre a été commit, paraissant aux yeux des policiers comme des suicides. Se-jin va rapidement comprendre que quelque chose cloche, mais personne ne l’écoutera, que ce soit les habitants ou les policiers. Durant son enquête, elle se liera d’amitié avec une jeune femme handicapée, Yoo-Yeon, dont les habitants s’occupent, de manière plus ou moins violentes : prise de médicament forcée, viol, tortures.

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Comme dans tous les films du réalisateur, l’aspect dramatique prend rapidement le pas, et s’avère particulièrement réussit. Le tout est ponctué des habituelles apparitions de fantômes, aux sons stridents plus ou moins forts, plus ou moins stressants. Malgré le manque flagrant de surprises et de renouvellement, ces scènes fonctionnent elles aussi plutôt bien, et parviennent à faire peur. L’intrigue se révèle petit à petit, et là où l’intrigue ressemblait à un Fenêtre sur cour avec un fantôme, le ton change radicalement, s’éloignant de son inspiration première. Le fameux retournement de situation finale, où l’on apprend qui est le fantôme, et surtout, le pourquoi du comment fonctionne parfaitement, avant que le réalisateur ne décide de conclure son film par une scène finale, formant une boucle, et ouvrant la voie a une possible suite. Scène de trop, montrant dans ces derniers instants une solution de facilité dans une œuvre qui n’en avait pas besoin, révélant bel et bien que le seul défaut majeur du film, comme les précédentes œuvres du réalisateur, est la difficulté de se renouveler dans le genre, tout en restant efficace. Et c’est ce qu’on retiendra du film : efficace, mais c’est tout, rien de neuf, malgré quelques personnages intéressants, et une direction artistique parfaite. Mais malgré ses qualités, APT arrive peu être trop tardivement dans le paysage cinématographique.

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11

Les plus
Techniquement parfait
On sursaute
Les moins
Classique
Le réalisateur devrait passer à autre chose après Nightmare, Phone et Bunshinsaba

En bref: Sympathique, bien mis en scène, bien flippant, mais vraiment rien de neuf à se mettre sous la dent. Mais l’histoire rappelant Fenêtre sur cours est bien plaisante.

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