APARTMENT 1303 de Oikawa Ataru


APARTMENT 1303

2007 – Japon
Genre : Fantômes
Réalisation : Oikawa Ataru
Musique : John Lissauer et Miyoshi Masako
Scénario : Oikawa Ataru, Oishi Kei et Sato Takamasa
Avec Hatsune Eriko, Itaya Yuka, Otani Naoko, Furata Arata et Nakagoshi Noriko

Synopsis : L’appartement 1303 est spacieux, superbement éclairé avec ses murs d’un blanc immaculé, bien situé et donne sur une vue remarquable. En plus de cela il est très abordable, ce qui devrait mettre la puce aux oreilles des différentes jeunes femmes qui s’y succèdent. Évidemment après avoir aménagé, elles se suicident toutes en se jetant par la fenêtre. Mariko va enquêter sur ce qui semble être le suicide de sa sœur Sayaka et sur le passé de l’appartement 1303.

Sur cette production, deux éléments bien connus des fans du genre. D’un côté, une histoire d’appartement hanté par un fantôme aux cheveux longs comme on a pu en voir dans Dark Water, le film coréen Apartment et tant d’autres. Et de l’autre, un certain metteur en scène, Oikawa Ataru, connu pour des films différents, notamment dans la saga des Tomie, avec le premier opus, et les deux derniers en date, Tomie beginning et Tomie Revenge. D’emblée, le projet fait peur, tant le réalisateur ne nous a jamais vraiment éblouit. Et pour cause, Tomie, premier du nom, était plutôt mortellement chiant, et le dernier opus, Tomie Revenge, l’était autant, si ce n’est plus. Seul Tomie Beginning sortait quelque peu son épingle du jeu, tout en restant un film classique. Ce que Apartment 1303 est destiné à devenir, puisqu’il ne contient rien de véritablement original. Mais en 2007, après 9 ans de films de fantômes en tout genre, l’originalité est-elle encore possible ? Rien n’est moins sur. Quoi qu’il en soit, certains films, bien que classiques, parviennent encore à divertir et à faire peur, mais ici, le nom de Oikawa Ataru refroidit directement. Le film commence, et nous avons quelque peu l’impression de nous retrouver devant un produit de télévision. Une petite introduction permet de planter le décor, avec le suicide apparent de la précédente locataire de l’appartement 1303, Yuka, alors qu’elle venait d’emménager, sous les yeux de son petit ami. Une chute de 13 étages. N’attendez pas pour autant divers effets chocs, puisque outre la chute (incrustation des personnages relativement mauvaise d’ailleurs), on ne verra rien de véritablement sanglant durant tout le métrage.

Finalement, après coup, on se dit que cette petite introduction ne servait à rien, puisque nous enchaînons directement, à peine 10 minutes après, sur un nouveau suicide, qui sera le moteur de l’histoire du métrage. Sauf que contrairement au petit prologue, nous verrons tout ce qui va se passer du point de vue de Sayaka, la victime. En dix minutes, le réalisateur parvient à un exploit pour lui : poser une ambiance réussie, assez stressante, avec un brin d’humour noir. Ainsi, lorsque Sayaka se prépare à sauter par la fenêtre, elle se coiffe d’un casque de moto en disant à ses amis : Je n’ai pas envie d’abîmer mon visage. Malheureusement, dés le départ, certaines idées vont nous sembler étranges, déjà par leur choix (Sayaka mangeant des aliments pour animaux), bien que justifiés par la suite. Après son suicide, nous suivons le parcours de Mariko, sa grande sœur, qui va tenter de comprendre ce qui s’est réellement passé dans l’appartement, avec l’aide d’un inspecteur de police, mais qui va également tenter de s’occuper de sa mère, sous le choc. C’est le lien que Mariko entretient avec sa mère qui va être finalement le plus intéressant dans le métrage, et l’on pourra rapidement faire le lien entre son histoire et l’histoire de l’appartement, qui nous sera contée plus tard dans le récit. Par contre, lorsqu’il s’agît de faire peur, le réalisateur se plante lamentablement, malgré quelques plans fort réussis.

C’est bien simple, malgré la multiplication des apparitions lors de l’enquête de Mariko, qui viendra récupérer les affaires de sa sœur dans le fameux appartement, la peur ne viendra jamais. Pourtant, le réalisateur essaye par bien des moyens : mains passant dans les cheveux, reflets dans le miroir, apparitions furtives en arrière plan, fantôme apparaissant sur les photos en arrières plans. Rien n’y fait, on ne sursautera pas, ou à de très rares occasions. Dommage, car les révélations sur le passé du fantôme s’avèrent convaincantes et intéressantes, bien que classiques (le mot clé du métrage), mais on a vu tellement mieux ailleurs. D’autant que le final sera encore une fois bien décevant, parfois même ridicule, avec un fantôme décidant enfin de se montrer totalement, et faisant surtout bien rire. Rien à faire, Oikawa Ataru n’est pas un grand metteur en scène, encore moins un bon scénariste, et sa carrière se voit maintenant ajouter un film plus que médiocre de plus, mais regardable, qui malgré ses faiblesses, parvient à ne pas être véritablement chiant, contrairement à Tomie et Tomie Revenge. C’est bien peu.

7

Les plus
Une bonne introduction
Le passé du fantôme, intéressant
Les moins
Bien trop classique
Quelques scènes font rire

En bref: Un film classique, tant dans sa mise en scène que son scénario, qui ne fait jamais vraiment peur. Les acteurs s’en sortent bien et on ne s’ennuie pas, mais ça reste plutôt décevant, dans la veine des autres métrages du réalisateur.

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