THE ANCIENT DOGOO GIRL


THE ANCIENT DOGOO GIRL
Titre original : 古代少女ドグちゃん
2009 – Japon
Genre : Série TV
Réalisation : Iguchi Noboru, Shimizu Takashi, Miyake Ryûta, Toyoshima Keisuke et Tosaka Takuma
Musique : –
Scénario : –
Avec Yazama Erika, Sugihara Masataka, Park Romi, Kirishima Rina, Emoto Tokio, Saito Yuki et Kamikawa Takaya

Synopsis : Alors qu’il aide son père lors de fouilles dans la forêt, Makoto réveille par accident Dogu-Chan, un ancien dieu préhistorique chassant les Yokai avec sa fidèle statue vivante, Dokigorô. Makoto va devenir son serviteur dans sa chasse aux Yokai.

Iguchi Noboru est maintenant bien connu du public occidental, avec ses métrages comme The Machine Girl ou RoboGeisha, visant l’exploitation internationale. Si The Machine Girl était sympathique, bien que n’étant pas le monument annoncé par les distributeurs, RoboGeisha était juste un ratage, pas franchement drôle, pas franchement sanglant non plus, souffrant d’immondes effets numériques. Voir donc monsieur Iguchi se lancer dans une série pour la  télévision faisait à la fois peur vu qu’il ne pourra pas s’exprimer pleinement (pas de nudité, pas de sang) mais rassurait aussi d’un côté, vu que le bonhomme à la manie d’étirer un concept faisant un bon court ou moyen métrage en long métrage. Ici, la durée de 24 minutes par épisode, sachant que si l’histoire se suit, chaque épisode aura un nouveau méchant, et que Iguchi ne réalise pas tous les épisodes, lui convient parfaitement. Et comme pour beaucoup de séries, pour se la procurer si on ne vit pas au Japon, deux solutions. L’import Japonais en 4 DVD non sous titrés, avec un son et une image parfaite, ou bien le coffret HK 2DVD, sorti chez un éditeur capable du meilleur comme du pire. Traduction, le seul moyen de voir certaines séries sous titrées (ce qui est une chance), avec une qualité d’image très perfectible (Cutie Honey The Live et son édition compressant 25 épisodes sur 2 DVD…) et des sous titres parfois étranges (sur The Ancient Dogoo Girls et sa suite, les noms des personnages sont changés par des noms Chinois…). Au départ diffusé assez tardivement au Japon, The Ancient Dogoo Girls est donc une série à proprement parlé totalement débile. Humour crétin, combats relativement mauvais et mous, acteurs qui n’en sont pas vraiment pour les principaux, monstres en plastiques, et un côté sexy mais pas trop. La première chose qui surprend dans la série, c’est que malgré un schémas identique dans chaque épisode (apparition d’un Yokai, traque, analyse, un petit combat et la destruction du Yokai), c’est à quel point l’histoire se suit facilement d’un bout à l’autre. On parvient souvent à rigoler de bon cœur, et sur la fin, lorsque la série prend un tournant plus dramatique, on ne décroche toujours pas.

Dogu Chan apparaît dés le premier épisode, réveillée assez stupidement de son sommeil millénaire par Makoto (qui trébuche accidentellement sur son… soutien gorge en métal qui dépassait dans la forêt…). Et rapidement, on s’attache à Dogu Chan, jouée ( ?) par Yazama Erika, idole de profession n’ayant jamais eu de cours de comédie. Ce qui fonctionne totalement dans le contexte de son personnage, comme pour Hara Mikie dans Cutie Honey The Live. Elles arrivent dans les deux cas à mettre une dose de naïveté dans leurs personnages, ce qui les rend très rapidement attachantes. Il en sera de même pour Makoto, devenant rapidement attachant. Chaque épisode aura droit à son lot de guest stars, la plupart du temps savoureux pour qui connaît un peu le cinéma Japonais. On retrouvera également pas mal de fidèles d’Iguchi, devant ou derrière la caméra. Entre des réalisateurs plutôt intéressants, Nishimura Yoshihiro aux effets spéciaux et des acteurs qui se lâchent totalement dans l’humour débile, nous sommes aux anges. Car chaque épisode semble aller beaucoup plus loin que le précédent, jusqu’à l’épisode du rêve totalement surréaliste, mais à la fois mal foutu, mais finalement tellement pertinent dans le fond qu’il en devient irrésistible. Ainsi, la crétinerie va monter crescendo. Dans le premier épisode, notre Dogu Chan affrontera une Yokai poisson qui ensorcèle les hommes grâce à une soupe. Rien d’extraordinaire, mais une bonne mise en bouche donnant les bases de la série. Dans le second épisode, c’est déjà un tout autre niveau, avec une professeur attirant élèves et autres professeurs grâce à sa grosse paire de seins. Elle se révèlera être en réalité une grosse abeille piquant avec son dard les hommes pour leur gonfler les seins, jusqu’à ce qu’ils s’envolent et explosent dans le ciel ! Entre les caractéristiques des Yokai souvent hilarantes et les petits tracas de la vie quotidienne de Makoto, la plupart du temps causés par Dogu Chan (il faut dire que dés qu’il ne l’écoute pas, étant son serviteur, Maîtresse Dogu n’hésite pas à le rappeller à l’ordre en lui brûlant la main, et qu’elle n’arrive à dormir qu’en prenant sa jambe pour oreiller). La vie ne sera pas simple pour Makoto au cours de ses 12 épisodes, passant bien trop rapidement malgré une certaine répétitivité.

Car les réalisateurs font toujours preuve d’une inventivité folle, et ce avec peu de moyens au départ. L’épisode sur la bicyclette de l’enfer (oui oui) sera un grand moment de comédie réalisé avec des bouts de ficelle. Nous allons de surprises en surprises, avec un homme crabe, ou un Yokai qui se nourrit des énergies négatives des hommes, une poupée prenant vie, et ce jusqu’à l’épisode le plus surprenant, en milieu de série, sur la censure, où Makoto, Dogu Chan et ses amis sont enfermés chez Makoto à cause de la censure. Tout d’abord à la télévision, de nombreux mots sont censurés, puis des mosaïques apparaissent un peu partout. Mais rapidement, les bips de censures et mosaïques arrivent aussi dans la vraie vie. Dès que les acteurs parleront, certains mots seront censurés, s’ils sortent, leur corps sera rapidement recouvert de mosaïque. Un pur délire mais finalement plutôt réaliste, et franchement hilarant (malgré une utilisation trop poussée des objectifs déformants). La suite sera pourtant tout aussi lourde en délire, entre deux jeunes femmes de l’enfer qui prennent la forme d’animaux pour tuer, ou un homme se nourrissant des divorces. Il n’y a que dans ses deux derniers épisodes que The Ancient Dogoo Girl change littéralement. L’humour se fait alors beaucoup moins présent, et on se retrouve plus devant une tragédie familiale, plutôt bien orchestrée. Sans pour autant en demander trop à la série, ça fonctionne bien, et le ton se fait vraiment beaucoup plus sombre, et ce jusqu’aux derniers instants de la série, ce qui surprend encore plus vu le ton général que l’on avait jusque là. The Ancient Dogoo Girl, si il s’agît bel et bien d’une série tout ce qu’il y a de plus crétine, avec son humour au raz des pâquerettes, ses idoles aux gros seins (Dogu Chan), ses autres actrices ultra mignonnes, son rythme prenant, ses monstres en plastiques se révèle une série on ne peut plus fun,  peu être trop sage quand il s’agît de verser dans l’horreur pure et n’allant pas très loin niveau sexe, mais pour une série télé, ça se révèle tout de même surprenant.

14

Les plus
Une série crétine
L’humour
De bonnes idées avec peu de moyens
C’est sexy
Un final qui met sur le cul
Une actrice (idole) pleine d’énergie
Les moins
Trop crétin pour certains
Certains épisodes un peu moins bon
Toujours le même schémas
Rien de neuf

En bref : Iguchi surprend avec cette série totalement débile et pleine de bonne humeur, à laquelle il ne manque qu’un peu de sang et de nudité.

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